L'Armée Européenne

Ces jours derniers, avec l'offensive turque en Syrie, on a de nouveau évoqué en la déplorant, l'absence ...

L’ ARMÉE EUROPÉENNE

 

Ces jours derniers avec l’offensive turque en Syrie, on a de nouveau évoqué en la déplorant, l’absence d’une armée européenne.

En réalité, cette armée européenne existe, et même en deux variantes.

Une armée c’est un état-major qui a sous ses ordres un certain nombre de divisons, brigades et régiments habitués à travailler ensemble.

Dans la banlieue de Bruxelles il y a l’état-major de l’OTAN composé d’officiers de tous les pays membres.

À Strasbourg il y a l’état-major du Corps Européen, opérationnel depuis décembre 1995 et transformé en Corps de Réaction Rapide Européen (CRR-E) en novembre 2002. Il dispose d’environ 60 000 hommes.

On pourrait aussi imaginer très facilement que l’état-major de l’OTAN puisse fonctionner en formation réduite ne comportant que les troupes des pays de l’UE. Toutefois cette évolution nécessite une modification de l’OTAN qui entraînera nécessairement une participation financière plus importante des pays concernés car le commandement appartient toujours à celui qui finance, actuellement les USA.

Les états-majors sont prêts, et les troupes de quasiment tous les pays européens savent travailler en interopérabilité selon la procédure OTAN.

On se rend compte que ce qui manque, c’est la volonté politique des pays de l’UE pour mettre sur pied un état-major « OTAN réduit » d’une part et d’autre part de faire du CRR-E le bras armé d’une Europe volontaire, mais surtout il manque une politique étrangère vraiment européenne et tant que celle-ci n’existera pas, l’UE ne sera qu’un groupe de pantins qui s’agitent en trouvant toutes les excuses pour ne rien faire. Pensez donc…on pourrait perdre des marchés juteux !

Cela durera tant que les ego nationaux feront obstacle à l’intérêt général, à une vision d’avenir de l’Europe, une vision dynamique, en bref il nous faut des politiciens (nes) qui ont de la vista et du courage pour s’opposer aux USA, à la Russie et à la Chine, qui ne veulent surtout pas d’une Europe forte.

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