un mal français

Tous les médias, les politiques, les éditorialistes et commentateurs ne parlent quasiment que de l'annulation du contrat de vente de 12 sous-marins à l'Australie...

UN  MAL  FRANÇAIS

 

Tous les médias, les politiques, les éditorialistes et commentateurs, ne parlent quasiment que de l’annulation du contrat de vente de 12 sous-marins à l’Australie pour un montant global de 52 Mds.

On retrouve dans cette affaire la fourberie si chère aux anglo-saxons mais aussi une caractéristique bien française, celle des retards dans l’exécution des contrats et marchés nationaux mais surtout internationaux et ce ne sont pas les tribulations des EPR vendus à la Finlande et à la Grande-Bretagne qui me contrediront.

Si nous avions mis en route le dossier dès la signature afin d’enclencher le processus, le retrait australien aurait été plus délicat. Mais nous avons été négligent et avons ouvert une porte qui a permis aux USA de revenait dans la course d’autant qu’ils s’agit d’un marché qu’ils considèrent comme chasse gardé tout comme la zone indopacifique considérée comme leur pré carré.

Il n’est pas impossible qu’ils prennent à leur charge les frais de rupture de contrat, sous une forme ou une autre, et que d’un autre coté ils comptent sur leur mainmise sur l’OMC pour contrecarrer les recours judiciaire de la France.  

Mais cette affaire met aussi en évidence la naïveté de nos négociateurs ce qui n’est hélas, pas une nouveauté d’autant que nous avions agi de même dans le cadre de la vente de bateaux à la Russie, marché que nous avons dénoncé suite à l’affaire ukrainienne, ce qui fait que nous sommes très mal venus à crier au scandale et à la trahison !

Mais cela confirme, une fois de plus, que la politique américaine est, et cela depuis toujours, un partenaire dont il faut se méfier et que le slogan trumpien « América first ! » est une constante historique toujours d’actualité.

 

J.M. 17.09.21

 

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