Réseaux sociaux

Quasiment à chaque attentat sur notre sol....

RÉSEAUX SOCIAUX

 

Quasiment à chaque attentat sur notre sol, on met en cause les réseaux sociaux au motif qu’ils ont hébergé et diffusé les messages de haine voire plus. La difficulté réside dans le fait que ces entreprises se réfugient derrière un statut d’hébergeur et en affirmant qu’on ne peut leurs appliquer les textes concernant les éditeurs qui, eux, sont responsables du contenu de ce qu’ils éditent.

En fait la difficulté n’est qu’apparente car lors de l’assaut mené en 2005 à ST OUEN contre l’immeuble abritant les terroristes, on a bien mis en cause le propriétaire de l’immeuble au motif qu’il devait connaître les objectifs des ses locataires, voire plus.

S’agissant des réseaux sociaux, on peut leurs laisser le statut d’hébergeur mais en en précisant les contours et les responsabilités d’autant qu’avec leur service de modération, ils sont parfaitement informés du contenu de ce qui est diffusé par leur canal.

Les propriétaires qui louent un bien immobilier ont un droit de visite afin qu’ils puissent s’assurer du bon comportement de leurs locataire, pour les réseaux sociaux de droit est une obligation dont il convient de préciser les contours.

Héberger des personnes, des biens ou des idées, entraîne une responsabilité dont il faut préciser la nature et l’ampleur.

En attendant de pouvoir les transformer en éditeurs, ce pourrait être une solution voire LA solution si on la travaille un peu. Durant la seconde guerre mondiale, la SNCF était propriétaire des locomotives et des wagons, ce qui n’a pas empêché sa mise en cause dans le transport des déportés. Ainsi tous les transporteurs de haine doivent pouvoir être mis en cause et recherchés en responsabilité quelque soit le média de ces transports.

 

J.M. 20.

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