Pays pauvre, pauvre pays ...

La France est, qu'on le veuille ou non, un pays pauvre et "nous pétons plus haut que notre cul" ou, pour être plus politiquement correct, nos dirigeants signent des chèques ...

PAYS PAUVRE, PAUVRE PAYS !

 

La France est, qu’on le veuille ou non, un pays pauvre et nous « pétons plus haut que notre cul » ou, pour être plus politiquement correct, nos dirigeants signent des chèques alors qu’ils n’ont pas les moyens de les honorer.

D’un coté nous augmentons démesurément nos dépenses, souvenons-nous du « quoi qu’il en coûte » présidentiel, et d’un autre nous baissons drastiquement nos recettes en défiscalisant à tout va.

Cette double et très forte attrition de nos moyens budgétaires a un but non avoué : - provoquer un endettement tel qu’il faudra trouver de nouvelles ressources et modifier profondément le fonctionnement de notre société. Ceux qui nous dirigent ne sont pas des imbéciles et derrière leurs actes il faut deviner le but à moyen et long terme.

Ainsi le CICE abandonne son appellation hypocrite pour devenir ce qu’il était en fait, une très forte baisse de charges au profit des entreprises soit un cadeau qui leur est fait pour un montant de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an.

Les particuliers bénéficient également de baisses fiscales ainsi que des désocialisations et pour ces dernières cela se traduira par une baisse colossale des ressources du secteur médico-social avec pour conséquence une part accrue qui sera confiée aux mutuelles, vraies ou fausses, ainsi qu’au secteur complémentaire et déjà la bancassurance affûte ses armes pour mettre le grappin sur la manne annoncée.    

Plusieurs voies et moyens pointent à l’horizon comme la captation des économies de nos concitoyens, la très forte mise à contribution des retraités et surtout l’objectif principal qui est de désengager l’Etat d’un certain nombre de missions et secteurs qui seront confiés au privé.

Après avoir cassé le modèle politique français, E. MACRON, fidèle partisan de la doctrine économique de Milton FRIEDMAN le chantre du libéralisme et du désengagement de l’Etat, va casser notre modèle social afin de permettre à ceux qui ont financé sa campagne électorale d’engranger les dividendes de ce soutien.

En ce moment de crise sanitaire les milliards tombent comme la mitraille à Gravelotte et le réveil sera saignant car un jour il faudra rembourser, d’une manière ou d’une autre.

 

J.M. 26.09.20  

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.