La Métropole doit protéger d'urgence la Martinique et la Guadeloupe

Une de nos correspondants aux Antilles françaises nous écrit ce qui suit, en réponse à notre demande d'avis:

 En fait ce monstrueux ouragan est passé au nord-nord-est de la Martinique. Il n'a que très modérément impacté la Guadeloupe.

Il n'y a pas que des milliardaire à Saint-Barthélémy. Il y a aussi tous les Saint-Barths qui travaillent dans les hôtels, les villas des milliardaires, la logistique, etc... et qui risquent de perdre leur travail si les riches s'en vont.

Quant à Saint-Martin, sa politique foncière et migratoire est une honte. Les 7.000 clandestins, qui n'ont pas voulu quitter leurs bidonvilles construits en détruisant la mangrove et la forêt littorale, savent très bien pourquoi.

Ces deux îles sont des collectivités autonomes...

Je regarde le site du National Hurricane Center (NHC) de l'université de Miami qui donne détails et prévisions pour José qui est prévu pour le nord de l'atlantique et Katia qui s'est formée dans le golfe du Mexique

La Guadeloupe et la Martinique n'ont eu à subir que les pluies et la houle cyclonique. Si les prévisions du NHC sont correctes elles ne seront pas impactées par ces deux ouragans.

 Je lui réponds:

Chère A . , je partage tout à fait votre analyse concernant Irma. Les affairistes et les riches touristes à St Barth et St Martin n'ont rien fait pour protéger les iles. Je crains que rien ne soit fait demain. Et qu'en sera-t-il de la Guadeloupe et de la Martinique si un ouragan identique les frappait, comme cela se produira inévitablement? Des milliers de morts en résulteront. Rien ne sera fait pourtant pour les protéger, vu les budgets nécessaires.

La même analyse s'est appliquée à Houston où un capitalisme sauvage a dévasté les zones côtières et multiplié les logements bon marché dans les quartiers inondables.

Concernant les Antilles, Emmanuel Macron, au lieu de s'apitoyer, aurait du décider d'engager tout de suite les 2 ou 3 milliards nécessaires aux travaux d'urgence. Et veiller à ce que ces sommes ne soient pas dilapidées par des intérêts politiques divers, tant en Métropole que dans les Départements d'Outre Mer.

 

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