Partenariat entre Open Cosmos et Arianespace.

La start up anglaise Open Cosmos est l'une des sociétés les plus prometteuses pour l'exploitation commerciale de l'espace. Fondée en 2015, elle gère intégralement des missions spatiales, de la fabrication du satellite à la collecte des données. Depuis mars 2018, elle a ouvert un bureau commercial à Toulouse et pourrait y installer une usine de nanosatellites.

Jordà Siquier est un ingénieur espagnol originaire de Mayorque. Très vite intéressé par les perspectives commerciales et industrielles offertes par les nano-satellites, il a crée il y a 3 ans une start-up baptisée Open Cosmos, qui offre des services de bout en bout aux entreprises désireuses de réaliser des missions spatiales utilisant des minisatellites. Aujourd'hui, les grands opérateurs spatiaux s'orientent vers des missions habitées voir la mise en place de stations sur la Lune et éventuellement sur Mars. Les services qu'ils offrent à partir de leurs satellites sont coûteux et requièrent un important investissement humain et technologique des entreprises clientes. La démocratisation de ces services ne les intéresse pas.

L'Agence Européenne de l'Espace (ESA) ne souhaite pas pour le moment investir le champ des minisatellites mais elle a bien perçu les multiples applications et services qu'ils rendront possibles. Aussi vient-elle de s'associer avec Open Cosmos pour lancer une compétition destinée à inciter les entreprises soucieuses de développer des application spatiales à le faire à partir de minisatellites. Ceux-ci permettront à des coûts modérés d'offrir des services tels que tester des produits en microgravité, développer les télécommunications dans des zones mal desservies de la planète ou prendre les différents sortes d'images qu'exigent désormais les entrepreneurs de travaux publics, les agriculteurs et les industriels.

Les mini et nanosatellites mis au point par Open Cosmos, d'un poids maximum de 50 kg, permettront de réduire plus de dix fois le coût de ces services, toutes prestations comprises,incluant les assurances. Le Teal Group, entreprise internationale d'analyse économique, considère que d'ici 2037, 10.000 satellites seront lancés pour plus de 270 milliards de prix de revient.

Arianespace et Open Cosmos viennent de signer un contrat permettant la mise en place par une fusée Soyouz d'une « CubeSat deployement platform » mise au point par Open Cosmos. Celle-ci permettra le lancement d'une flottille de Cubsats d'environ 30 kg chacun, qui seront successivement injectés dans une orbite hélio-synchrone à l'altitude de 500 km.

Inutile de préciser que toutes les opérations analogues accroîtront sensiblement le nombre des satellites en usage ou retirés du service, avec les risques de collision en résultant.


 

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