L'urgence à renforcer le couple franco-allemand viendra-t-elle en contradiction avec une autre urgence, donner à l'Union européenne le statut d'un Etat fédéral?
Depuis quelques années, sous ce concept apparemment sympathique, s'exerce une entreprise visant à mettre totalement l'Europe sous le contrôle des intérêts économiques et politiques américains.
Ce que l'on nomme la crise de la dette, présentée comme menaçant non seulement l'euro mais l'Union européenne dans son ensemble, devrait voir ses échéances reportées le 21 juillet, si les chefs d'Etat et de gouvernements européens s'engageaient une nouvelle fois à fournir une aide à la Grèce lui permettant de faire face à son déficit. Mais il ne s'agira, comme tous les observateurs le soulignent à l'envie, que d'un répit temporaire.
La suggestion de Eva Joly, candidate de Europe-Ecologie-Les Verts à la présidence de la République française, visant à supprimer le défilé militaire du 14 juillet, a été assez généralement condamnée par l'ensemble des forces politiques françaises.
Ceux qui pensaient, tels José Bové, avoir démontré les risques, immédiats ou lointains, du génie génétique s'appliquant tant aux bactéries et aux végétaux qu'aux animaux, humains compris, vont bientôt découvrir que l'industrialisation de la production des organismes génétiquement modifiés (OGM) en fera prochainement une marée capable de transformer une nouvelle fois la biosphère.
La récente (15 juin) réunion de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), à Astana (Kazakhstan), a été perçue comme extrêmement importante. Cette Organisation, pour son 10e anniversaire, atteint désormais une pleine maturité. L'Europe l'ignore et, plus grave, est ignorée d'elle.
Le conseil d'administration du Fonds monétaire international examinera le mardi 28 juin les deux candidatures au poste de directeur général, celles du Mexicain Agustin Carstens et de la Française Christine Lagarde. Il pourrait faire son choix dès cette date.