… se joue peut-être à Téhéran
Il y a maintenant trente quatre années que l’Ayatollah Rouhollah KHOMEINY a profité de la chute du régime du Shah pour instaurer sa République Islamique d’Iran, qui est plus souvent connue sous le terme de « Régime des mollahs ». Cela fait si longtemps que nous pourrions nous y être habitués … ce qui n’est pas le cas des Iraniens eux-mêmes qui ne sont maintenus sous ce joug théocratique et complètement rétrograde que par une répression impitoyable et une mise en coupe réglée des richesses pétrolières au seul profit d’un clergé totalement corrompu et largement ignorant.
A l’intérieur de l’Iran, comme à l’extérieur, une résistance héroïque, incarnée par le « Conseil National de la Résistance Iranienne », lutte sans faiblir depuis plus de quarante cinq ans (Soit presque quinze ans avant le renversement du Shah), avec pour objectif l’installation en Iran d’une République laïque. Désormais ce mouvement de résistance est le fer de lance de la contestation du « Régime des mollahs » et il est le seul capable de fédérer ceux qui souffrent sous la semelle des chaussures de Mahmoud AHMADINEJAD (Pas celle qui lui a été jetée à la figure au Caire en 2011, mais celles avec lesquelles il écrase le peuple iranien).
Ce pays, l’Iran avec son régime à bout de souffle, est au cœur d’un des jeux stratégiques les plus complexes et les plus vitaux pour l’équilibre de tout le Proche Orient et, en cascade, pour toute l’Afrique du Nord, la Méditerranée et donc l’Europe dont c’est historiquement le « mare nostrum ».
L’Iran assure la promotion, au-delà de la division entre sunnisme et chiisme, d’une vision totalement inculte et intégriste de l’Islam dont on voit bien qu’elle tente bon nombre de ceux qui, dans le cadre des « printemps arabes », ont renversé des régimes corrompus en Tunisie, en Libye, en Egypte. Il faut que cesse vite toute fascination pour ce style de théocratie d’un autre temps. Mais l’Iran permet aussi au fantoche Nouri AL-MALIKI, imprudemment installé par les Américains en Irak, de se maintenir, en contrepartie de crimes commis contre l’opposition iranienne qui s’était crue en sécurité de l’autre côté de la frontière entre l’Iran et l’Irak. L’Iran est aussi la bouffée d’oxygène de Bachar EL ASSAD, en lui fournissant armes et subsistance. Le soutien est tel que, si le régime de Bachar EL ASSAD survivait, il ne serait plus qu’un jouet entre les mains des mollahs. De même le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza sont ses obligés et cet ensemble encercle Israël en menaçant son existence même. Planant au-dessus de ces menaces traditionnelles, la fabrication de la bombe atomique par l’Iran accroît à un niveau exceptionnel la gravité du risque que représente l’Iran … ou plutôt le régime des mollahs, pour la paix dans le monde.
La seule comparaison historique que l’on puisse faire est celle avec l’Allemagne du IIIème Reich. Lui aussi était en train de se doter de l’arme atomique, lui aussi ne connaissait qu’un mot, celui d’oppression, lui aussi tuait sauvagement qui lui résistait. Il fut vaincu ... quel exemple !
En face de cela la seule réaction possible pour des hommes libres c’est de soutenir les résistants, surtout quand l’ensemble de leur programme depuis plus de quatre décennies n’est rien d’autre que nos propres principes constitutionnels, inspirés de la Révolution française.
Nous ne pouvons pas les laisser seuls et sans aide. En juin il va encore y avoir des élections truquées, aidons-les car le régime des mollahs est chancelant et que le coup de boutoir final peut être proche. Allez sur leur site : www.ncr-iran.org/fr apportez-leur un soutien financier, car résister coûte cher, en virant de l’argent au RIB suivant : 30004 00907 00010028695 46 et en relayant cet appel aussi largement que possible.
Entre 1940 et 1944 le Général DE GAULLE eut besoin de soutiens pour animer de l’extérieur comme de l’intérieur la résistance contre l’occupation. Cela ne dura que quatre ans, nos amis iraniens tiennent le coup depuis dix fois plus de temps. Quelle ténacité ! Ils méritent notre respect … et notre avenir dépend plus que nous le croyons de leur réussite. Investissons sur notre avenir en les soutenant !
Jean-Paul Bourgès 9 avril 2013