Gens de Gaza

Tourné en janvier 2013, le film documentaire Gens de Gaza donne la parole aux Gazaouis. Jeunes, adultes ou plus âgés, ils nous font partager leur vie au quotidien sous l’occupation et le blocus, ainsi que la légitimité de leur résistance. « Soirée pour les droits humain », projection-débat à Paris, jeudi 4 juin. 

Tourné en janvier 2013, le film documentaire Gens de Gaza donne la parole aux Gazaouis. Jeunes, adultes ou plus âgés, ils nous font partager leur vie au quotidien sous l’occupation et le blocus, ainsi que la légitimité de leur résistance. « Soirée pour les droits humain », projection-débat à Paris, jeudi 4 juin. 


 

Gens de Gaza n’est pas vraiment un documentaire mais plutôt la mise en scène de la parole d’un peuple qui a forgé son discours au fil de dizaines d’années de souffrance et de résistance. Ce film de 52 minutes est conçu pour que chacun puisse ressentir un peu ce que vivent les Gazaouis au quotidien, et entendre en profondeur ces paroles de vie et de respect des droits humains sans lesquelles la paix ne peut être possible.


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Aujourd'hui, que reste-t-il de l'espoir des gens de Gaza après la guerre de l'été 2014, l'aggravation du blocus et les attaques israéliennes qui continuent ? Et comment agissons-nous ?

Depuis la destruction des tunnels et l’agression terrible de l’été 2014 (opération nommée « Bordure protectrice »), le blocus s’est durci encore plus dramatiquement et les Gazaouis sont oubliés.

Plusieurs des personnes qui interviennent dans le film ont vu leur maison détruite ou très endommagée, des proches morts ou blessés.

Sur les 2 220 Gazaouis tués pendant les 51 jours de la campagne de bombardement, 1 492 étaient des civils, incluant au moins 547 enfants. Rappelons que l’âge médian à Gaza est de 18,2 ans.

Parmi eux, 164 enfants ont été « directement ciblés et tués illégalement » dans les attaques de drones israéliens sur leurs maisons et dans la rue alors qu’ils essayaient de s’enfuir pour se protéger, d’après DCI-Palestine.

DCI-Palestine était particulièrement alarmé par le nombre très élevé d’enfants ciblés lors des attaques de drones, parce que les drones israéliens délivrent des images en haute définition des individus visibles en dessous et en temps réel. De plus, « les représentants israéliens se vantent souvent des frappes de drones qu’ils considèrent supérieures aux autres méthodes de guerre, grâce à leur “précision chirurgicale ”, a déclaré la DCI-Palestine, suggérant qu’Israël a délibérément ciblé des enfants lors des attaques de drones.

La situation sanitaire est catastrophique pour cause de pollution de l’eau, pénurie générale, augmentation des cancers notamment chez les petits enfants, états de choc, défauts de soins par manque de matériel et de médicaments…

Israël donne au compte-goutte l’autorisation d’entrée de matériaux de reconstruction désespérément nécessaires à Gaza, abandonnant 108 000 individus, la majorité d’entre eux étant des enfants sans abris. Et avec la fermeture quasi permanente du passage de Rafah depuis octobre, le processus de reconstruction est pratiquement gelé.

« Les promesses généreuses qui ont été faites au Caire, le 12 octobre 2014 par la communauté internationale, devaient se traduire concrètement en argent à la banque, mais cet argent n’est pas arrivé », a déclaré le porte-parole de l’UNRWA, Chris Gunness, à Ma’an. Depuis la conférence du Caire, l’UNRWA n’a reçu que 135 millions de dollars sur les 5,4 milliards promis (au 29 janvier 2015).

Les gens sont désespérés. Les Gazaouis poursuivent leur longue résistance, sous toutes ses formes, afin de vivre libres sur leur terre. Tout en encaissant, ils gardent malgré tout la tête haute.


PROJECTION-DÉBAT

 

JEUDI 4 JUIN

19h-22h30

(19h : présentation, 19h30 : projection, 20h30 : débat)

 

 Espace Jean Dame

Mairie du 2e arrondissement

17 rue Léopold Bellan, 75002,

(métro Sentier),

 

 

Seront présents au débat : 

 - Ayman Qwaider, le co-réalisateur gazaoui de Gens de Gaza résidant actuellement en Australie,

- Christophe Oberlin, chirurgien qui va régulièrement à Gaza depuis 2001 en tant que praticien mais aussi pour contribuer à développer les pôles chirurgicaux de Gaza (Hôpital Al Shiffah…),

- Sarah Katz qui a séjourné un an et demi à Gaza, d'octobre 2012 à avril 2014, au côté d'ISM international et de l'association Unadikum.

 

Bande annonce et extraits du film (en huit langues) : gensdegaza.info.

Foumonde.info, groupe de production de Gens de Gaza.

Contact : gensdegaza@gmail.com

Tél. : 01 40 27 81 16


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