Bolivie : Le calvaire des Indiens Yukis

Le cynisme du gouvernement indien qui laisse déposséder les Indiens au profit de sa clientèle

La promesse indianiste

La Constitution de l’État plurinational bolivien approuvée en 2009 débute par le préambule suivant :

 « Dans la nuit des temps des montagnes surgirent, des rivières creusèrent leur lit, des lacs apparurent. Notre Amazonie, notre chaco[1], notre altiplano,  nos plaines et nos vallées verdirent et fleurirent. Nous peuplâmes cette Terre Mère sacrée de visages différents, et nous comprîmes dès  lors la pluralité de toutes choses et notre diversité en tant qu’êtres et cultures. Nous avons façonné nos peuples sur ce modèle et jamais nous n’avons discerné  le racisme jusqu'à ce que nous le subissions aux temps funestes de la colonisation.

Nous, peuple bolivien, de composition plurielle depuis les débuts de son histoire, inspiré par les luttes du passé, par l’insurrection indigène anticoloniale, par l’indépendance, par les luttes du peuple pour sa libération, par les marches indigènes, sociales et syndicales, par la guerre de l’eau et celle d’octobre[2], par les luttes pour le territoire et la terre, et en mémoire des martyrs de notre peuple, nous entamons la construction d’un nouvel État...

Un État basé sur le respect et l'égalité entre tous et les principes de souveraineté, de dignité, de complémentarité, de solidarité, d'harmonie et d'équité dans la distribution et la redistribution du produit social, où prime la recherche du bien-être (vivir bien). Un État respectant la pluralité économique, sociale, juridique, politique et culturelle des habitants de cette terre. Un État où la collectivité assure  l'accès à l'eau, au travail, à l'éducation, à la santé et au logement pour tous.

Nous laissons au passé l'État colonial, républicain et néo-libéral. Nous assumons le défi historique de construire collectivement l'État Unitaire Social de Droit Plurinational Communautaire permettant d'avancer vers une Bolivie démocratique, productive, porteuse et inspiratrice de paix, ayant pour engagement le  développement intégral et la libre détermination  des peuples.

Nous, femmes et hommes, par le truchement de l'Assemblée Constituante et avec  le pouvoir originel du peuple, manifestons notre engagement dans l'unité et l'intégrité du pays.

Accomplissant le mandat de nos peuples, fortifiés par notre Pachamama et grâce à Dieu, nous refondons la Bolivie.

Honneur et gloire aux martyrs de l'épopée constituante et libératrice, qui ont rendu cette nouvelle histoire possible ».

Le chemin de croix

Cependant certains furent oubliés au bord du chemin de la libération. Tel est le cas des Yukis – qui se disent Mbya, les hommes. Selon Allyn Stearman, anthropologue de l’Université Centrale de Floride, au moment de l’arrivée des Espagnols ils formaient avec les Sirionos un seul ensemble de chasseurs collecteurs de langue tupi-guarani. Mais tandis que les Sirionos se déplacèrent vers le nord, les Yukis[3] se fixèrent à proximité de Santa Cruz de la Sierra entre les rios Yapacani et Ichilo, dans le triangle du Choré. Ils furent décimés par l’avancée colonisatrice récente. Beaucoup furent assassinés par les chasseurs, les  bûcherons et les constructeurs du chemin de fer vers le rio Mamoré,ce qui conduisit l’église protestante New Tribes[4] à les déplacer afin qu’ils échappent à une extermination totale[5].

Les premiers contacts de l’église protestante New tribes  avec les Yukis eurent lieu en 1965[6]. En 1974, un groupe vivant dans la jungle de Yapacani  fut mis à l’abri des menées des colons dans la ferme (granja) de Bia Recuaté²,  au bord du rio Chimoré (dans la municipalité actuelle de Puerto Villarroel) au prix de sa sédentarisation et de son évangélisation. Deux autres le rejoindront entre 1986 et 1989 ; le dernier après le fléchage d’ouvriers du chemin de fer sur la ligne Santa Cruz-Corumba, dans la zone de Monte Grande, actuellement cœur agroindustriel de Santa Cruz. Tandis qu’il demeurait semble-t-il une famille errante de 10 à 15 membres à proximité des rios Ichilo et Mamorecillo[7]. Le programme de regroupement de New Tribes  était agréé par le gouvernement et financé par le Banco americano de desarollo (BID), comme une partie d’un projet plus large incluant la construction de la route Chimoré -Yapacani[8].

Il est piquant de constater que l’Église catholique émet un jugement très sévère à l’égard de cette sédentarisation. Le curé salésien de San Carlos de Yapacani qui avait organisé à grands frais la mission Virgen de Guadalupe en pleine forêt dans le but de protéger les indiens Yukis du nord crucénien (il avait été blessé d’une flèche lors d’une de ses tentatives de contact) prévoit leur rapide extinction, car en cinq ans il n’y aurait eu, selon lui, aucune naissance dans la réserve. Il avance qu’ils ne se reproduisent pas en captivité, et il préconise qu’on leur garantisse un territoire « par respect élémentaire pour les hommes et leur milieu ». Il se scandalise de ce que l’on ait obligé le dernier groupe nomade à rejoindre la mission et que la première réaction des missionnaires de la « secte » eut été de faire honte aux nomades dénudés et de les habiller[9]. Lucille Wyma épouse du directeur de la mission conteste la thèse de l’enfermement et met en valeur les  vies sauvées par leur initiative, les soins aux enfants, l’apprentissage de l’écriture et de la lecture…[10].

En novembre 1990 le curé demande au gouvernement d’ouvrir la granja Chimoré à la culture nationale et à tous ceux qui voudraient rendre visite à ses habitants « pour empêcher l’acculturation de cette ethnie par la secte fondamentaliste nord-américaine New Tribes ». Selon lui cette dernière ne dispense pas une éducation bilingue, mais enseigne seulement le livre de Jonas en espagnol si bien que les Yukis sont conduits à oublier leurs propres coutumes. Certes, ajoute-t-il, les quelques 40 enfants qui y vivent parlent, lisent et chantent en espagnol mais uniquement des chants religieux. Selon les estimations, la population totale de la granja oscillait alors entre 110 et 128 personnes et il y aurait eu, en définitive, 3 à 4 naissances depuis 1985.

Le gouvernement aurait proposé au curé que l’Église supervise New Tribes pour l’exécution du programme en cours. Il dit avoir refusé. Il souhaiterait seulement que l’Église participe à des projets sanitaires et éducatifs respectant la liberté de cette ethnie, ses coutumes et son nom, par le biais de laïcs volontaires. Mais ce qu’il veut, au fond, c’est que les indigènes soient libres, et il propose donc au gouvernement de remercier New Tribes, une secte qu’il pense dépendre de l’Instituto lingüístico de verano  qui fut chassé du pays quelques années auparavant au prétexte d’endoctrinement des indigènes[11]. La querelle divise l’opinion publique de Santa Cruz.

Au-delà du fait que les deux Églises se disputent comme des chiffonniers les âmes des Indiens[12], c’est l’épineux problème des modalités de la coexistence et de l’évolution des groupes de chasseurs cueilleurs vivant de et dans la forêt qui est posé.  Et il se pose toujours.

Cependant le nouveau territoire d’implantation des Yukis se réduit à son tour du fait de la colonisation sauvage si bien qu’ils perdent progressivement leurs terrains de chasse – en raison de la culture intensive de la coca un certain nombre d’espèces animales disparaissent – et l’alimentation qui va avec, tant en quantité qu’en qualité. Ils ont donc des difficultés pour se nourrir : leur consommation de protéines passe de 88 grammes par jour en 1983 à 44 en 1988[13]. Cette diminution vient aussi de l’appauvrissement des ressources en poisson, à cause de la pêche à la dynamite du rio Chimoré qu’ont introduite les nouveaux colons en provenance des mines.

 

Le 9 avril  1992 le Gouvernement leur attribue un territoire de 115 000 hectares : la Tierra Comunitaria de Origen (TCO) Yuqui-CIRI dans le canton de Puerto Villaroel (province Carrasco, limite Santa Cruz et Beni).  Le décret précise que les ressources renouvelables du territoire leur appartiennent. Cependant c’est déjà un territoire mité, jusqu’au voisinage de leur village, notamment en raison de la construction de la route Chimoré-Yapacani. L’histoire se répète et les voilà à nouveau encerclés et démunis, d’autant que cette attribution n’est pas suivie d’un véritable programme d’administration du territoire collectif et de soutien à  ses habitants.

En dépit d’un accord signé le 27 août 1992 entre la municipalité de Puerto Villaroel, les représentants des Yukis, des Yuracarés[14] et la CIDOB, le déboisement du territoire Yuki continue. L’aide de la CIDOB qui, à partir de 1992, prend le parti d’un accompagnement des Yukis vers leur nouvelle vie liée à la société occidentale n’y change rien. Les responsables de la Confédération indigène orientale ont en effet abandonné l’idée qu’ils puissent subsister dans la jungle. Ce serait trop tard. La fin du programme de la BID fait qu’ils recherchent  de nouveaux financements pour les accompagner dans leur insertion[15].

Sédentarisés, ils s’accoutument à se nourrir des  aliments qui leur sont distribués par la mission évangélique, et ils arrêtent de travailler tandis qu’échouent les essais pour en faire des agriculteurs. Ils refusent le travail de la terre qu’ils trouvent ennuyeux, pénible et dont les gratifications sont différées ; ils avancent qu’ils ne sont « pas des esclaves ».  

Les évangélistes les abandonnent en 2005 quand l’État leur interdit de travailler avec eux[16]. Alors, ils doivent se débrouiller par eux-mêmes et beaucoup migrent, temporairement au moins, vers les bourgs les plus proches.

La médication du Movimiento al socialismo (MAS)

Selon le recensement de 2012, ils seraient 342, dont 209 seulement vivraient dans l’aire rurale de Bia Recuaté. Et ils sont minés par les maladies, principalement la tuberculose et la mycose pulmonaire, mais aussi les parasitoses et puis encore l’alcoolisme. Il existerait toujours d’autres petits groupes aux abords du rio Vibora et à Tres Cruces au bord du rio Yapacani (leur territoire de peuplement d’origine). Mais une partie d’entre eux demeure dans les bourgsde Chimoré, Villa  Tunari et Puerto Villaroel, ex zones rouges du trafic de drogue des années 1980, où ils vendent aux touristes des arcs et des flèches, des hamacs, des sacs et des ceintures, ou d’autres tissages artisanaux confectionnés à la main par les femmes, avec des fibres naturelles .  Très peu sont sortis du commun : trois auraient obtenu le baccalauréat, selon un article de presse récent[17].

En décembre 2014, une vingtaine d’entre eux accompagnés de 40 enfants font le voyage à Santa Cruz de la Sierra pour réclamer des soins qu’ils n’ont évidemment pas les moyens de payer. Ils se dirigent vers la capitale orientale car ils se plaignent de la façon dont on les reçoit dans les hôpitaux de Cochabamba. Arrivés en ville, ils cherchent refuge au siège de la Confederación de Pueblos Indígenas de Bolivia  (CIDOB).  Mais ils y sont très fraîchement accueillis. Non seulement on les laisse camper dehors, en pleine vague de froid, mais encore on fait en sorte que les dons et secours qui leur sont offerts par la préfecture ne leur arrive pas.

En fait, la CIDOB censée représenter tous les groupes indigènes orientaux a été divisée en deux équipes rivales par le gouvernement d’Evo Morales après la marche de protestation de 2011 des indigènes du parc naturel protégé Isiboro Sécuré contre le projet routier divisant leur territoire en son milieu. La fraction pro gouvernementale s’est appropriée les locaux du siège de Santa Cruz et dispose des moyens et des subventions. Ses rivaux n’ont plus rien et sont persécutés.  Et ce sont donc des représentants indiens clients du gouvernement qui se montrent ainsi hostiles aux Yukis et qui refusent qu’ils aient accès au secours offerts par la préfecture, au prétexte que « l’exécutif le prendrait mal », puisque le préfet est dans l’opposition. Les diagnostics de santé qui sont malgré tout réalisés confirment des cas de tuberculose, mais aucun traitement suivi ne peut être entrepris. Et au bout d’une quinzaine de jours, ils doivent vider les lieux et retourner dans leur communauté[18].

Mais ce n’est pas tout. On apprenait le 19 mars 2014 que les habitants de Chimoré (une municipalité gérée par le MAS, comme toutes celles du Chaparé) réunis en assemblée générale avaient décidé  d’expulser les ressortissants Yukis de l’agglomération et de les inviter à retourner sur leurs terres au motif qu’ils saliraient l’image du bourg ( « por generar basura y dar mal aspecto a la población ») les menaçant même de confisquer leurs terres en cas de non-exécution.Ce n’est pas la première fois qu’ils sont ainsi repoussés de Chimoré pour soi-disant contrevenir aux normes de la décence et des bonnes mœurs, et « se livrer à des actes immoraux ».  En mars 2006, une vingtaine d’entre eux, adultes et enfants, furent chassés pour les mêmes motifs avec l’aide de la police[19]. Ce qui conduit un observateur à s’indigner : l’expulsion des Yukis ne fut-elle pas une action arbitraire, raciste, discriminatoire et illégale qui devrait conduire à une action judiciaire du Ministère public et des autres autorités compétentes ? De quoi servent les garanties constitutionnelles?

Aux agressions, chantages et menaces des habitants des bourgs et des colons cultivateurs de coca (cocaleros) s’ajoutent encore les extorsions qu’ils endurent au moment où ils commercialisent les bois de leur territoire collectif : des sommes exorbitantes leurs sont exigées aux péages routiers – dont l’administration est bien sûr assurée par des affidés du MAS[20].

Une des manières de leur refuser des emplois (notamment celui d’enseignant bilingue) est d’arguer qu’ils ne remplissent pas les conditions administratives pour les occuper. Cela vient du fait qu’ils n’ont pas de papiers d’identité, d’attestation de diplôme ou de livret militaire. Dans leur communauté, où ils n’ont accès qu’aux rudiments d’une éducation primaire, aucun des garçons n’a effectué son service militaire, et ils n’ont pas pour coutume de se marier légalement. Enfin s’ils ont disposé un jour d’une documentation quelconque (il y a eu et il y a dans tous ces groupes selvatiques des programmes de délivrance de pièces d’identité) elle n’a pas résisté longtemps à l’humidité,  à la voracité des insectes ou de leurs larves et finalement à un mode d’habitat et un mode de vie qui ne se prêtent pas à ce type d’archivage. Comme le dit la sociologue Rosario León, au bout du compte ils n’ont aucun droit parce qu’ils n’existent pas civilement. Ce qui fait qu’ils sont privés des avantages sociaux tels que les primes de vieillesse (Dignidad), de scolarité (Juancito Pinto), de grossesse (Juana Azurduy)[21]. Chassés de partout, ils sont donc condamnés à l’errance et à la mendicité.

En tout cas, ces comportements hostiles, ces conduites inhumaines ou au mieux indifférentes à l’égard des Yukis tant de leurs proches voisins que de l’administration et des élus du MAS, contredisent  brutalement le marketing indianiste affiché par le Gouvernement et son Président[22]. Et on ne peut que se sentir profondément indigné par la mise en scène de ce qu’il faut bien appeler la supercherie indianiste.  Une quinzaine des 36 peuples ou nations indiennes reconnus par la Constitution de 2009  sont dans une situation similaire[23].  Les pouvoirs publics sont parfaitement au courant puisqu’une loi ayant pour objet la protection de ces groupes vulnérables (la loi 450) a été votée fin 2013. Elle a notamment créé une Direction générale de protection des nations et des peuples indigènes originaires (DIGEPIO). On attend toujours sa mise en place. Mais on peut déjà parier qu’elle ne servira à rien quand elle verra le jour.

 

 

 

 

 

 


[1] Savane boisée du sud bolivien.

[2] Guerre de l'eau : mobilisation des habitants de Cochabamba contre la privatisation du réseau de distribution d’eau potable (1999 -2000) pour un accès de tous à l'eau potable. Guerre d'octobre 2003, dite aussi guerre du gaz car elle porte sur sa commercialisation et sa distribution dans le pays. Elle entraîne une répression meurtrière et la démission et l’exil du président Gonzalo Sánchez de Lozada.

[3] Ils sont actuellement étudiés par David Jabin (Université d’Orléans et Paris X Nanterre).

[4] New Tribes fut fondée en 1942 et arriva cette même année en Bolivie.

[5] Presencia 20 août 1990 ; Nataniel Alvarez, « Testimonio de un exterminio sistemático ».

[6] http://articles.chicagotribune.com/1993-12-12/features/9312120121_1_missionaries-new-tribes-mission-jungle/3

[7] Presencia 1 novembre 1990.

[8] ANF, 22 juillet 1990.

[9] Presencia, 23 juillet 1990.

[10] Hoy, 3 décembre 1990.

[11] Presencia, 7 novembre 1990, La critique et la requête sont relayées par l’ Asociación ecológica del Oriente (ASEO), Presencia, 13 novembre 1990. De fait, en 1985 le gouvernement ne renouvela pas son contrat avec l’ILV.  Celui-ci suscitait de plus en plus la controverse : il était présenté comme une agence d’espionnage et d’endoctrinement des Etats Unis, en même temps que de conditionnement religieux, et par conséquent d’ethnocide. Il reste que l’ILV est demeuré trente ans en Bolivie avec la bénédiction des autorités, qu’il a été pendant la plus grande partie de cette période le seul intermédiaire agréé auprès des populations selvatiques et que son travail linguistique, qui a porté sur18 groupes selvatiques du pays, demeure une référence pour les spécialistes. Cf. María  Dolores Castro Mantilla, La viva de las tribus. El trabajo del ILV en Bolivia 1954-1980, Ministerio de desarollo sostenible y planificación, La Paz, 1997.  http://www.bivica.org/upload/pueblos-originarios-educacion-bilingue.pdf

[12] Sur ce sujet, et plus largement à propos de l’entreprise civilisatrice à l’égard des « sauvages » de l’Amazonie,  je ne saurais trop recommander la lecture du remarquable roman de Richard Matthiessen, En liberté dans les champs du seigneur, Gallimard, 2008.

[13] Allyn Mac Lean Stearman, Cambio social, caceria conservacion en pueblos indigenas. Puntos de conflicto y caminos hacia la resolucion in :

http://programs.wcs.org/DesktopModules/Bring2mind/DMX/Download.aspx?Command=Core_Download&EntryId=5122&language=es-ES&PortalId=86&TabId=3469

[14] Autre groupe menacé dont une partie occupe le TCO Yuki-CIRI.

[15] Presencia, 22 mai 1994.

[16] http://pueblosindigenas.bvsp.org.bo/php/level.php?lang=es&component=50&item=42

[17] Erbol, 9 janvier 2015.

[18] ERBOL, 30 décembre 2014 et  http://www.eldeber.com.bo/bolivia/yuquis-deambulan-y-claman-ayuda.html

[19] El Deber, 26 mars 2006.

[20] Erbol, 2 octobre 2010  http://eju.tv/2010/10/yuquis-denuncian-extorsin-de-cocaleros-por-uso-de-carretera-en-el-chapare/#ixzz11Ms1HXQm

[21] Los Tiempos, 7 février2015.

[22] El Día, 19 mars 2014 http://eju.tv/2014/03/en-chimor-buscan-expulsar-a-los-yuquis/

[23] El Día, 1 janvier 2015 http://eju.tv/2015/01/15-de-36-pueblos-indgenas-de-bolivia-estn-en-peligro/

 

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