Djihad catho ? BGaC ?

Un voisin proche m'a envoyé tout récemment par courrier électronique le message ci-dessous (si, si, courage, lisez jusqu'au bout !) : Il m'indiquait en préambule :Voici la copie d'un élève de classe de 3ème, classé en 1976 lauréatnational dans un concours écrit sur le thème de "la Patrie".
Le sujet exact était : "Que signifie pour vous le mot Patrie ?"

La progression jusqu'à la dernière strophe est intéressante...
J'ai fait ma petite enquête sur Google : le nombre de "hits" était assez impressionnant, les sites concernés tout à fait typés...
Curieux que cette "dissertation" ressurgisse depuis quelques mois !
Vous avez dit "identité nationale" ?
Les US ont leur Whasp et leur Tea-party. Aurions-nous nos "Bégaques », BGaC : Blancs, Gaulois et Cathos ?...
Etranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ».
Si tu as une mère et si tu l'honores, c'est avec ton coeur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c'est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c'est cet héritage intellectuel qu'ils m'ont laissé pour le transmettre à mon tour. Viens voir, étranger la beauté des paysages de France, la splendeur desmonuments édifiés par mes aïeux.
Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rougesd'Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence.

Chemine simplement de Paris vers Lyon.
Sur la route, près d'Avallon, l'élégance raffinée de la basilique deVézelay fera surgir pour toi l'épopée de nos croisades.Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la régionun air médiéval.N'oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune.
Ne néglige pas le barrage de Génissiat.

Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.

Mais si la France, ma patrie, n'était que belle et aimable, mon amourpour elle ne serait pas si grand.

Elle est mieux encore : intelligente et cultivée.

La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l'excellence de songoût te sont déjà connues.

Des idées venues de France ont influencé l'humanité toute entière.

Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II dePrusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits enfrançais ?

Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sontcélèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants.
Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ontcontribué à la gloire de la France.
Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave etfidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suisreconnaissant de m'avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres !

De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernièresguerres, que de dévouements, que de sacrifices !

Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tupas qu'ici en France, tu es en terre chrétienne ?

Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, lesflèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d'une foi vivante.

Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints.

Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, lacharité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d'Ars sont le vraitrésor laissé par nos ancêtres.

De la grande Sainte Jeanne d'Arc à la petite Thérèse, de l'épopée del'une à la vie si simple de l'autre, je retrouve le courage et la bontédes femmes de France.

Aux plus humbles d'entre elles, s'est montrée la Vierge Marie.
A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pourla France !
Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j'aime et je vénère mapatrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu'elle me donne,je désire transmettre cet héritage.

Ne crois pas que cet amour que j'ai au coeur soit aveugle.

Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie.

Car tu sais bien qu'un fils ne gagne rien à critiquer sa mère.

C'est en grandissant lui-même qu'il la fait grandir.

Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-mêmemeilleur et plus sain.

La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, amiétranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes etses vertus, tu l'aimeras, toi aussi.

Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m'appauvrir de ce don, jem'enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras.

Mais ne l'abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chèremère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car jesuis là, moi son fils, prêt à la défendre.

Et l'expéditeur de conclure :
Si tous les bacheliers d'aujourd'hui étaient capables de rédiger un teltexte, je pense que nous n'aurions pas de soucis à nous faire sur ledevenir de la France. Grave !

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