Quels sont les conséquences du confinement sur la société française ?

La situation du coronavirus a eu un impact ravageur sur l'économie, le commerce et l’emploi. Cela pourrait introduire de nouveaux réflexes chez les consommateurs.

Une société en perte de vitesse

Suite aux ralentissement de l'économie en raison d'une fermeture des commerces et un arrêt de la consommation on constate de forte perturbations sur l'économie. Vulnérables avant même la pandémie, les entreprises ont été frappées de manière disproportionnée. Nombre d'entre elles se trouvent dans les secteurs les plus sensibles aux problèmes sanitaires et économiques, comme l'hébergement et les services de restauration, la vente au détail et les soins de santé. Les propriétaires innovent et restent flexibles, aidant leurs communautés à faire face à la crise. Mais ces entreprises sont très vulnérables ; elles ont besoin de l'aide des secteurs privé, public et social.

Si le gouvernement propose des aide pour soutenir un économie déjà très fragile on constate que l'économie est en perte de vitesse et ne pourra peut être pas reprendre sa vitesse de croisière. Le pouvoir d'achat se voit baisser et les emplois ont été supprimés pour certains et en attente pour d'autres. Le modèle économique se voit bouleverser et les français pourront très vite en subir les conséquences dans leur quotidien.

Des changements s'opèrent

Nous n'avons jamais tenté auparavant de fermer l'économie mondiale moderne, et encore moins de la rouvrir dans le cadre d'une pandémie en cours. Les dirigeants des secteurs public et privé doivent intégrer dès le départ l'apprentissage et l'adaptation dans leurs plans de réouverture.

Les dirigeants doivent être prêts à intégrer de nouvelles informations et à modifier leurs approches, de manière progressive ou radicale, à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.

Certains secteurs sont touchés de plein de fouet y compris événementiel et la mode. La fermeture d’innombrables magasins non-essentiels impactent fortement les habitudes de consommation des Français.

Désormais nos achats se tournent vers les besoins primaires. Les achats concernent principalement les produits alimentaires, de santé et d’hygiène. Ainsi, les sites internet marchands ne tirent pas de réel bénéfice d’un éventuel report des achats depuis les magasins physiques vers les marketplaces, On constate que les sites internet e-commerce ou les sites mondiaux de commerce en ligne profite de cette situation râce au maintien des sociétés de transports. On constate également que les sites bons plans proposant des offres promotionnelles prennent de plus en plus de parts de marché.

Même lorsqu’un secteur n’est pas concerné par les fermetures, les ventes demeurent chaotiques. C’est le cas des produits alimentaires : après une envolée spectaculaire en début de confinement, tirée vers le haut par la ruée sur les produits de première nécessité type pâtes, riz etc., les dépenses alimentaires se sont par la suite tassées avant de repartir à la hausse, selon l’institut statistique. Au tout début du mois d’avril, elles étaient cependant en recul de 35 %. Dans tous les cas de figure, on note toutefois une baisse du nombre total de transactions, accompagnée d’une hausse du panier moyen, toujours selon l’Insee.

Et le chômage ?

Lorsque les personnes perdent leur emploi, les effets à long terme ne se limitent pas à leur revenu. Le chômage a un effet négatif sur les compétences et l'éducation des travailleurs, même sur leur santé.

Les chômeurs deviennent plus malades, les compétences de la main-d'œuvre de votre pays se dégradent au fil du temps en raison des pertes d'emploi. Pour atténuer ce phénomène, certains gouvernement tels que l'Italie fait tout son possible pour que les citoyens restent aussi attachés que possible à leur emploi en empêchant les entreprises de procéder à des licenciements.

Afin d'atteindre cet objectif, les régimes d'indemnisation à court terme - qui ne sont généralement disponibles que pour les grandes entreprises industrielles, ont été étendus à presque tous les secteurs et à toutes les tailles d'entreprises. Grâce à ces régimes, le gouvernement verse des salaires réduits, ce qui permet aux employeurs de garder leurs employés sans faire faillite.

Le scénario actuel est toutefois différent du cycle économique habituel, car le choc actuel pourrait entraîner l'arrêt total de nombre de ces entreprises.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.