Greta Thunberg : "C’était comme si elle disparaissait lentement dans les ténèbres" 2

Dans ce nouveau livre écrit par la mère de Greta Thunberg, cette dernière révèle comment était leur vie de famille durant la période où sa fille est passée du statut d’adolescente harcelée à celui d’icône du climat. Suite de la traduction des extraits publiés par "The Guardian"

Traduction par Sarah de "Malena Ernman on daughter Greta Thunberg: ‘She was slowly disappearing into some kind of darkness’ "
The Guardian - 23 février 2020

Traduction du début de l'article

La mère de Greta Thunberg, Malena Ernman, témoigne : « C’était comme si elle disparaissait lentement dans les ténèbres » 2

Un jour, à l’école, la classe de Greta regarde un film sur la quantité de détritus présente dans les océans. Une île de plastique, plus vaste que le Mexique, dérive en flottant dans le Pacifique sud. Greta pleure tout au long du film. Ses camarades de classe sont aussi manifestement émus. Avant la fin du cours, le professeur annonce que, le lundi suivant, un remplaçant effectuera le cours, parce qu’elle part assister à un mariage durant le week-end, dans le Connecticut, juste à la sortie de New York. « Génial ! Vous avez de la chance ! » lui répondent les enfants. Une fois sortis de la classe, dans le couloir, l’île de détritus au large de la côte du Chili est déjà oubliée. Les nouveaux I-Phones sont extraits des vestes bordées de fourrure, et tous ceux qui sont allés à New York racontent comme c’est génial, avec tous ces magasins, et les boutiques sont épatantes à Barcelone aussi, et en Thaïlande tout est si bon marché, et quelqu’un part avec sa mère au Vietnam aux vacances de Pâques, et Greta n’arrive absolument pas à réconcilier ces bavardages avec ce qu’elle vient de voir.

Elle a vu ce qu’aucun de nous ne voulait voir. C’était comme si elle était capable de voir les émissions de CO2 à l’oeil nu. Le gouffre invisible, incolore, inodore, muet, que notre génération a choisi d’ignorer. Elle a vu tout cela – non pas littéralement, bien sûr, mais néanmoins elle a vu les gaz à effet de serre s’écouler hors de nos cheminées, partir en volutes avec les vents et transformer l’atmosphère en un gigantesque dépotoir invisible.

Elle était l’enfant, nous étions l’empereur. Et tous, nous étions nus.


« Vous, les célébrités, vous êtes à la base pour l’environnement ce que les politiciens anti-immigrants sont pour la société multiculturelle », déclare Greta à la table du petit-déjeuner, début 2016. Je suppose qu’elle a raison. Tout le monde veut avoir du succès, et rien n’illustre le succès et la prospérité comme le luxe, l’abondance et voyager, voyager, voyager.

Greta fait défiler le flux de mon profil Instagram. Elle est en colère. « Dites-moi le nom d’une seule célébrité qui prend position pour le climat ! Dites-moi le nom d’une seule célébrité qui est prête à sacrifier le luxe de se rendre en avion à l’autre bout du monde ! »

Je faisais moi-même partie du problème. Encore tout récemment, j’avais posté des selfies avec un soleil éclatant au Japon. Un ‘bonjour de Tokyo’ et voilà des dizaines de milliers de ‘likes’ qui arrivent en masse sur mon iPhone flambant neuf. Une douleur sourde pointait en moi. Quelque chose qu’auparavant j’appelais angoisse du voyage ou peur de voler, mais qui commençait à prendre une autre forme, plus claire. Le 6 mars 2016, je suis rentrée d’un concert à Vienne en avion, et peu de temps après, j’ai décidé de rester au sol pour de bon.

Quelques mois plus tard, nous rentrions à pied après avoir pris la navette de l’aéroport, où nous étions allées à la rencontre de Beata et Svante, qui descendaient de leur vol de Rome. « Vous avez juste émis 2,7 tonnes de CO2 », a dit Greta à Svante. « Et ça correspond aux émissions annuelles de cinq personnes au Sénégal. » « J’entends ce que tu dis », a acquiescé Svante. « Je vais essayer de rester au sol aussi, à partir de maintenant. »

Grève pour le climat « Vendredis pour le Futur», Stockholm, Novembre 2018. © Photographie : IBL/Shutterstock Grève pour le climat « Vendredis pour le Futur», Stockholm, Novembre 2018. © Photographie : IBL/Shutterstock

 
Greta a commencé à préparer sa grève pour le climat à l’été 2018. Svante a promis de l’emmener chez un fournisseur de matériaux de construction pour acheter un morceau de bois de récupération qu’elle pourrait peindre en blanc, afin d’en faire un panneau. « Grève scolaire pour le climat », indiquerait-il. Et même si nous souhaitons par-dessus tout qu’elle lâche cette idée de faire la grève de l’école – nous la soutenons. Parce que nous savons qu’elle se sent mieux en dressant ces plans – mieux qu’elle a été depuis bien des années. Mieux qu’elle n’a jamais été, en fait.

Le matin du 20 août 2018, Greta se lève une heure plus tôt qu’un jour d’école normal. Elle prend son petit déjeuner. Remplit un sac à dos de manuels scolaires, une boîte à pique-nique, des couverts, une bouteille d’eau, un coussin et un pull supplémentaire. Elle a imprimé 100 prospectus avec des faits et des références sur les sources, sur la crise climatique et la durabilité.

Elle sort sa bicyclette blanche du garage et se rend au Parlement. Svante l’accompagne en vélo à quelques mètres derrière elle, portant sa pancarte artisanale sous le bras droit. Le temps est plutôt beau. Le soleil se lève derrière la vieille ville et il ne risque pas de pleuvoir. Les pistes cyclables et les trottoirs sont pleins de gens qui se rendent à leur travail et à l’école.

Lorsqu’elle arrive devant le bureau du premier ministre, Greta s’arrête et descend de vélo. Svante l’aide à prendre une photo avant de cadenasser les vélos. Elle fait un signe de tête presque imperceptible pour dire au revoir à son père, et, la pancarte à la main, elle avance d’un pas chancelant, tourne au coin du bâtiment avant d’arriver au bloc du gouvernement, de s’arrêter et de poser son panneau contre le mur de granit gris-rouge. D’exposer ses prospectus. De s’installer.

Elle demande à un passant de prendre une autre photo avec son téléphone et elle poste les deux photos sur les réseaux sociaux. Quelques minutes plus tard, les premiers partages sur Twitter commencent. Le politologue Staffan Lindberg retweete son post. Puis il est retweeté encore deux fois. Et encore d’autres. Le météorologue Pär Holmgren. Le chanteur-compositeur Stefan Sundström. Après cela, les choses s’accélèrent. Elle a moins de 20 followers sur Instagram, et guère plus sur Tweeter. Mais c’est déjà en train de changer.

On ne reviendra plus en arrière.

Une équipe qui tourne un film documentaire se présente. Svante l’appelle pour lui dire que le journal Dagens ETC l’a contacté et qu’ils viennent la voir. Juste après, [un autre quotidien] Aftonbladet arrive et Greta est surprise que tout avance aussi vite. Contente et surprise. Elle ne s’attendait pas à ça.

Ivan et Fanny de Greenpeace viennent la voir et demandent à Greta si tout va bien. « Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour t’aider ? » demandent-ils. « Est-ce que tu as une autorisation de police ? » demande Ivan. Elle n’en a pas. Elle ne pensait pas qu’il fallait une autorisation. Mais bien sûr qu’il en faut une. « Je vais t’aider », propose Ivan.

Greenpeace est loin d’être la seule organisation à proposer son soutien. Tout le monde veut faire de son mieux pour l’aider. Greta n’a pas besoin d’aide. Elle se débrouille toute seule. Les journalistes défilent pour l’interviewer. Le simple fait qu’elle réussisse à parler avec des étrangers sans se sentir mal est une joie inattendue pour ses parents. Tout le reste est en surplus.

Les premiers haters commencent à l’attaquer, et les réseaux sociaux se moquent ouvertement d’elle. Elle est ridiculisée par des comptes de trolls anonymes, d’obédience de l’aile extrême-droite. Des membres du parlement se moquent d’elle. Mais ce n’est pas surprenant.

Le post Instagram de Greta pour Noël 2018 « Heureuses vacances pour ma famille et moi ! » © Photographie : mention de courtoisie Greta Thunberg via Instagram. Le post Instagram de Greta pour Noël 2018 « Heureuses vacances pour ma famille et moi ! » © Photographie : mention de courtoisie Greta Thunberg via Instagram.
Svante s’arrête pour s’assurer que tout va bien. Il le fait deux fois par jour. Greta se tient près du mur, et une douzaine de personnes l’entourent. Elle a l’air stressée. Le journaliste de Dagen Nyheter demande si elle accepte qu’ils filment une interview, et Svante voit, du coin de l’oeil, que quelque chose ne va pas. « Attendez, laissez-moi voir ça avec elle », dit-il, et il entraîne Greta derrière un pilier sous les arcades. Son corps tout entier est tendu. Elle a du mal à respirer, et Svante dit qu’elle ne doit pas s’inquiéter. « Rentrons maintenant », dit-il. « OK ? » Greta secoue la tête. Elle pleure.

« Tu n’es pas obligée de faire tout ça. Oublions ça et partons d’ici. » Mais Greta ne veut pas rentrer à la maison. Elle reste debout, parfaitement immobile, pendant quelques secondes. Respire. Puis elle trace en marchant un petit cercle et parvient d’une certaine manière à repousser la panique et la peur qu’elle porte en elle, depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne. Ensuite, elle s’arrête et fixe son regard droit devant elle. Sa respiration reste agitée et des larmes coulent sur ses joues. « Non », profère-t-elle. « Je vais le faire. »

Nous surveillons l’état de Greta en restant aussi proches que possible. Mais nous ne voyons aucun autre signe montrant qu’elle soit autrement qu’en pleine forme. Elle met le réveil à 6 h 15, et elle est contente de se lever. Elle est contente d’aller jusqu’au Parlement à vélo, et contente de rentrer à la maison l’après-midi. Dans l’après-midi, elle rattrape son travail scolaire et suit l’actualité sur les réseaux sociaux. Elle va se coucher à l’heure, s’endort directement et dort paisiblement toute la nuit. En revanche, manger n’est pas chose facile.

« Il y a trop de monde et je n’ai pas le temps. Tout le monde veut parler tout le temps. »

« Il faut que tu manges », dit Svante. Greta ne répond pas. L’alimentation est un sujet sensible. Le plus difficile. Mais le troisième jour, quelque chose de nouveau arrive. Ivan, de Greenpeace, s’arrête à nouveau à côté d’elle. Il porte un sac en plastique blanc. « Tu as faim, Greta ? Ce sont des nouilles. Thai », dit-il. « Vegan. Tu en veux ? »

Il lui tend le sac, Greta se penche et attrape la barquette. Elle ouvre le couvercle et respire l’odeur deux ou trois fois. Puis elle en prend une petite bouchée. Puis une autre. Personne ne réagit à ce qui se passe. Pourquoi le feraient-ils ? Pourquoi remarquerait-on une enfant assise avec un groupe de personnes, en train de manger des pad thaïs vegan ? Greta continue à manger. Pas seulement quelques bouchées, mais quasiment le plat entier.

Greta Thunberg: les discours qui ont aidé à susciter un mouvement pour le climat. © The Guardian

[Vidéo] Greta Thunberg: les discours qui ont aidé à susciter un mouvement pour le climat.

L’énergie de Greta est en train d’exploser. Il semble n’y avoir aucune limite extérieure, et même si nous essayons de la retenir, elle continue à avancer. Toute seule.

Beata s’assoit un jour avec Greta devant le Parlement. Mais c’est le truc de Greta. Pas le sien. Cette agitation soudaine autour de sa grande sœur n’est pas facile à assimiler. Beata s’aperçoit que Greta a soudainement 10 000 followers sur Instagram, et nous pensons tous que c’est de la folie. Mais Beata s’en sort bien. Même quand son propre fil est rempli de commentaires sur Greta, comme « est-ce que tu peux lui dire ci ou ça ». « La seule chose à laquelle les gens s’intéressent tout d’un coup, c’est Greta, Greta et encore Greta. C’est nul », dit Beata, un après-midi, de retour de l’école. « C’est exactement comme Beyoncé et Jay-Z », affirme-t-elle, avec une emphase ironique. « Greta c’est Beyoncé. Et moi, je suis Jay-Z. »

Nous recevons des menaces de mort sur les réseaux sociaux, des excréments dans la boîte aux lettres, et les services sociaux racontent qu’ils ont reçu un grand nombre de plaintes à notre encontre, en tant que parents de Greta. Mais en même temps, ils indiquent dans la lettre qu’ils « n’ont PAS l’intention de prendre des mesures. » Nous prenons ces lettres capitales comme un petit mot doux de la part d’un fonctionnaire anonyme. Et cela nous met du baume au coeur.

De plus en plus de gens tiennent compagnie à Greta devant le Parlement. Des enfants, des adultes, des enseignants, des retraités. Un jour, une classe entière d’élèves de l’école élémentaire s’arrête et veut parler, et Greta doit s’écarter pour marcher un peu. Elle sent un début de panique monter. Elle se plante à l’écart et commence à pleurer. Elle ne peut pas s’en empêcher. Mais, au bout d’un moment, elle se maîtrise, et retourne accueillir les enfants. Par la suite, elle explique que c’est parfois une épreuve pour elle de communiquer avec des enfants, parce qu’elle a eu de si mauvaises expériences. « Je n’ai jamais rencontré un groupe d’élèves qui ne soient pas méchants avec moi. Et partout où j’ai été, on m’a harcelée parce que je suis différente. »

Plusieurs fois par jour, des gens viennent annoncer qu’ils ont arrêté de prendre l’avion, ont garé leur voiture ou sont devenus végétariens grâce à elle. Il est surprenant dans le bon sens qu’elle arrive à influencer autant de gens en si peu de temps. Le phénomène continue à prendre de l’ampleur. Toujours plus heure par heure. Tout du long, jusqu’à la fin de la grève, Greta est suivie par des équipes de TV de la BBC, l’ARD allemande et la TV2 danoise.

En tout, 1 000 enfants et adultes sont assis avec Greta le dernier jour de la grève scolaire. Et les médias de plusieurs différents pays retransmettent en direct depuis Mynttorget Square. Elle a réussi. Certains disent qu’à elle seule, elle a fait plus pour le climat que les politiciens et les médias de masse depuis des années. Mais Greta n’est pas de cet avis. « Rien n’a changé », déplore-t-elle. « Les émissions deviennent de plus en plus nombreuses et il n’y a aucun changement en vue. »

A trois heures, Svante vient la chercher, et ils marchent tous les deux jusqu’à leurs bicyclettes, hors de Rosenbad.

« Tu es contente ? » demande Svante.

« Non », répond-elle, le regard dirigé fixement sur le pont, là-bas, vers la vieille ville. « Je vais continuer. »

Décembre 2019, l’activiste suédoise Greta Thunberg dirige un rassemblement des Vendredis pour le Futur à Turin. © Photographie : Alessandro Di Marco/EPA Décembre 2019, l’activiste suédoise Greta Thunberg dirige un rassemblement des Vendredis pour le Futur à Turin. © Photographie : Alessandro Di Marco/EPA


Ensuite, c’est le samedi 8 septembre. Il s’agit du jour précédant les élections au Parlement suédois, et Greta va prendre la parole à la Marche de la Jeunesse pour le Climat de Stockholm. Elle n’a fait qu’une seule intervention jusque-là, lors d’un petit événement. Avant cela, elle n’a jamais parlé devant plus de personnes qu’il n’en tient dans une salle de classe, et dans ces quelques occasions, elle n’a pas paru exactement à l’aise.

Beaucoup de gens sont rassemblés dans le parc pour la marche et le rassemblement. Une foule de presque 2 000 personnes s’est regroupée à ce stade, et d’autres continuent d’arriver. On pourrait dire qu’il y a une ambiance différente pour cette manifestation. L’impression n’est pas la même que d’habitude. C’est comme si quelque chose pouvait arriver. Bientôt. Ce ne sont plus les mêmes visages familiers. Les manifestants habituels. Les activistes. Les militants de Greenpeace en habits d’ours polaires. Ici, on trouve tout à coup toutes les sortes de personnes et de caractères possibles. Des gens qui pourraient avoir n’importe quelles sortes de travail. « C’est ma première manifestation », déclare un homme bien habillé dans la quarantaine. « Moi aussi », complète une femme, à côté de lui, avec un rire.

L’organisateur présente Greta, qui marche lentement, mais avec détermination, jusqu’au milieu de la scène. Le public l’acclame. D’un autre côté, Svante est on ne peut plus effrayé. Qu’est-ce qui va se passer maintenant ? Est-ce qu’elle va se mettre à pleurer ? Est-ce qu’elle va partir en courant ? Il se sent un parent indigne de ne pas avoir mis sont pied en travers et dit « Non » depuis le début. Tout cela est en train de devenir trop grand et irréel.

Mais Greta est aussi calme que possible. Elle sort son discours écrit de sa poche et regarde loin au-dessus de cette marée humaine. Puis elle agrippe le microphone et commence à parler. « Salut, je m’appelle Greta. » « Je vais parler en anglais maintenant. Et je veux que vous sortiez vos téléphones et filmiez ce que je vais dire. Et vous pourrez poster ça sur vos réseaux sociaux. »

« Je m’appelle Greta Thunberg et j’ai 15 ans. J’ai fait la grève de l’école pour le climat ces trois dernières semaines. Hier, c’était le dernier jour. Mais... » Elle fait une pause. « Nous allons continuer la grève scolaire. Tous les vendredis, à partir de maintenant, nous allons nous asseoir devant le Parlement suédois jusqu’à ce que la Suède applique l’accord de Paris. » La foule l’acclame.

Greta poursuit. « Je vous encourage à faire la même chose. Asseyez-vous devant votre parlement ou votre gouvernement local, où que vous soyez, jusqu’à ce que votre pays prenne le chemin de la sécurité, vers la cible d’un réchauffement climatique inférieur à deux degrés. Nous avons moins de temps que prévu. L’échec serait un désastre. »

Sa voix est ferme, et elle ne montre aucun signe de nervosité. Elle a l’air d’être à l’aise là-haut. Elle sourit même par moments.

« Les changements nécessaires sont énormes et nous devons tous y contribuer dans chaque aspect de notre vie quotidienne. Surtout nous, dans les pays riches, où aucun pays ne fait assez même de loin. »

Le public se lève. Ils crient, applaudissent. L’ovation n’en finit pas. Et Greta a le plus beau sourire que je lui aie jamais vu sur le visage. Je regarde tout sur un flux en direct sur mon téléphone, dans le couloir des loges de l’Oscarsteatern. Je pleure sans m’arrêter.

Ceci est un extrait publié dans Notre Maison Est en Feu : Scènes d’une Famille et d’une Planète en Crise [Our House Is on Fire: Scenes of a Family and a Planet in Crisis], de Malena et Beata Ernman, Greta et Svante Thunberg, chez Penguin (sortie le 5 mars).

Greta Thunberg avec ses chiens à la maison à Stockholm. © Photographie : Malin Hoelstad/SvD/TT/TT Agence de presse/PA Images Greta Thunberg avec ses chiens à la maison à Stockholm. © Photographie : Malin Hoelstad/SvD/TT/TT Agence de presse/PA Images

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