Exporter la guerre et les déchets hors d'Europe

Pourquoi Michel Serres, sommité gâtifiante, a bien fait de la fermer définitivement : une définition générationnelle de la "Paix" en Europe

La paix en Europe : exporter les guerres

Je tombe sur une « conférence » de Michel Serres, professeur au Collège de France, qui au bout de cinq minutes, harangue des étudiants en leur disant : « Vous vous rendez compte de ce que nous a apporté l'Europe ? Soixante-dix ans de paix ! »
(Indochine, Algérie, Corée, Vietnam, Moyen-Orient, Maghreb, Afrique subsaharienne... Pfft )
Soixante-dix ans de paix selon Michel Serres : du moment que les bombes tombent ailleurs, il peut continuer à gâtifier dans ses charentaises sur sa « petite poucette ».
La grande peur de ceux qui ont connu l'occupation et la disette est conjurée : nous avons exporté la guerre à l'extérieur de l'Europe, à part quelques petits soucis dans les Balkans, et en Crimée, mais on peut philosopher tranquille en mangeant à sa faim.

Comme Scarlett O'Hara qui se jure qu'elle ne connaîtra plus jamais la pauvreté ni la faim, quel qu'en soit le prix.

Scarlett n'a jamais enseigné au Collège de France. Mais elle fait partie du mythe américain, leur manuel d'histoire.
Pour ce qui est de Michel Serres, j'hésite entre le cynisme et le gâtisme. Qui ne sont pas incompatibles, d'ailleurs.
Je pense que Donald Trump apprécierait.

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