Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur .Deserticfication de Médecin

C’est le cas d’un maire, d’un village du Gersois ; Eauze (prononcer éoze) de 4 000 âmes, avec une population environnante de 10 000. Michel Gabas (Pharmacien) cri sa colère de pénurie de médecins dans les colonnes de la Dépêche du midi (Édition Gers du 10 novembre 2017). Le maire n’y va pas par quatre chemins : « Les syndicats des médecins libéraux, fossoyeurs

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !
Maman j’ai Bobo !
Le Maire d’Eauze écrit sa colère au Premier ministre

Le département Gers en Gascogne qui fait partie de la région Occitanie, est assez atypique et bucolique. Avec un peu de foie gras et du Pacherenc, et faire la fête, (Festayre) le Gascon est homme heureux. Mais voilà il y a chez nous aussi des difficultés pour une pénurie des médecins en milieu rural. Aujourd’hui la désertification dans le milieu rural, que ce soit le domaine public ou privé, manque de médecins, les bureaux postes fermes, les trésoreries, les boulangeries et bien d’autres disparaissent.

C’est le cas d’un maire, d’un village du Gersois ; Eauze (prononcer éoze) de 4 000 âmes, avec une population environnante de 10 000. Michel Gabas (Pharmacien) cri sa colère de pénurie de médecins dans les colonnes de la Dépêche du midi (Édition Gers du 10 novembre 2017).

Le maire n’y va pas par quatre chemins : « Les syndicats des médecins libéraux, fossoyeurs de la santé en France au nom de la sacro-sainte liberté d’installation ».
Il a écrit au Premier ministre Édouard Philippe, pour exprimer son désarroi et accuse l’état de « laisser installer des déserts médicaux. Sur six médecins il y a trois ans, aujourd’hui ils sont trois qui sont saturés. En conséquence des départs à la retraite. »

Nécessairement dit le maire : j’ai rencontré dix candidats tous étrangers, j’ai dépensé déjà pour ma commune 20 000 € d’acomptes prévisionnels pour les honoraires qui en cas de réussite s’élèveront à 18 000 € par médecin.

L’élu armagnacais dit au Premier ministre : « Vous parlez d’encore plus de maisons de santé ainsi que de télémédecine. C’est une vision urbaine de la médecine où l’hôpital devrait occuper un rôle central avec des moyens colossaux.. /.. L’état résonne en comptable public../.. Sans une vision à long terme, sans connaissance approfondie des réalités locales.

Le maire d’Eauze n’est pas le seul à manifester son mécontentement, beaucoup de maires en France sont aux abois et fragilisés par le manque de médecin dans les campagnes. Certains praticiens ne prennent plus de patients, d’autres imposent une attente de plus trois mois pour un rendez-vous.
Cette carence actuelle de médecins est le fruit de deux facteurs qui s’aggravent réciproquement, nous rapportent des médecins interrogés. « Le numerus clausus et la répartition inégale des médecins sur le territoire ». Les jeunes médecins sont moins disposés que leurs aînés à exercer la médecine rurale, plus contraignante et moins rémunératrice ou avantageuse que la médecine de ville. Ils s’installent donc massivement dans les régions à la fois urbaines et attractives, dotées d’un fort potentiel de clientèle.

Les mesures qui ont été prises par les gouvernements successifs, qu’elles soient financière, primes, exonération de la taxe professionnelle, gratuité des locaux, ont toutes échoué, ou bien ont insuffisamment fonctionné.

Ces échecs ont conduit à la nécessité d’une ouverture aux médecins étrangers, souvent moins regardants sur les conditions d’exercice et l’attractivité des disciplines. Moyennant une remise à niveau dans certains cas, ils sont tout aussi compétents dans leur spécialité que leurs homologues formés en France. Ces mêmes médecins étrangers quittent les lieux pour s’installer en ville.

Que faut-il faire me diriez-vous ? Je vais reprendre ce que dit le maire de d’Eauze au Premier ministre, Michel Gabas dans l’interview de Bernard Ducom. « De desserrer de manière significative le numerus clausus à l’entrée des facultés et de raccourcir les études de médecine.

https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/10/2681800-le-maire-d-eauze-ecrit-sa-colere-au-premier-ministre.html
Source : La Dépêche du Midi, Agoravox, Latribune.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.