Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur ! Quand le mal est là !

250 mètres du « Ponte Morandi » de Genova, s'est effondré mardi matin 14 août 2018 à 11 h 30, un jour comme les autres diront certains, pas sûr ! Aujourd’hui, un bilan provisoire fait état de 40 morts confirmés (dont 4 Français), 15 blessés, dont une douzaine dans un état grave, ainsi que plusieurs disparus. nger

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur ! Quand le mal est là ! La polémique s’installe !

 Comment consoler un pays dont la souffrance tombe comme un ouragan sur son dos. Oui ! Je n’arrive pas à trouver les mots juste pour concilier l’horreur et la capacité intellectuelle de comprendre l’absurde, l’effroyable, l’abominable du mal.

 Combien de malheur y a-t-il tous les jours dans notre monde, on ne peut les comptabiliser. Chacun a ses raisons de croire ou de ne pas croire ; cependant le « mal » aurait-il le dernier mot sur cette terre ? Nous sommes tous obscurcis de sidération qui nous ôte les mots de la bouche. Je suis sans réponse du mystère du mal qui demeure sur cette terre. L’homme est-il le mal ou à l’origine du mal ? C’est bien là la question !

 250 mètres du « Ponte Morandi » de Genova, s'est effondré mardi matin 14 août 2018 à 11 h 30, un jour comme les autres diront certains, pas sûr !

Aujourd’hui, un bilan provisoire fait état de 40 morts confirmés (dont 4 Français), 15 blessés, dont une douzaine dans un état grave, ainsi que plusieurs disparus.

 Pourquoi le pont s'est-il effondré ?

Il n'est pas possible pour le moment de savoir pourquoi le pont est tombé. Il n'y a pas non plus de certitudes, les examens de l’assemblage seront très longs et complexes.

 Dès les premières minutes, des experts en tout genre, viennent expliquer que le problème semble peut-être la structure ou pas. Sa composition comme cause problématique de la chute d'une portion du pont. Ils ont toutefois exclu que le pont se soit effondré à cause de fortes pluies ou de la foudre (cette dernière hypothèse est également formulée par certains responsables de la société qui a exploité le pont à la suite de certains témoignages). Maintenant, la priorité est de s’assurer qu’il ne reste plus de corps dans les décombres.
 

« Un pont qui a connu des difficultés depuis sa construction, La structure accidentée, qui fait penser au pont de Brooklyn (d'où son surnom), a été construite de 1963 à 1967. Elle était soutenue par trois pylônes de 90 mètres qui portaient une portion autoroutière de 1 200 mètres à 45 mètres de hauteur.

Le Pont Morandi, du nom de son ingénieur Riccardo Morandi, avait depuis longtemps fait parler de lui dans la presse professionnelle, pour des problèmes supposés avec les deux types de béton utilisés. Beaucoup de travaux sur le pont avaient été menés au fur et à mesure des années. En 2009, on avait même pensé le démolir et le reconstruire, mais compte tenu de l'importance de cet axe routier, qui voit passer chaque année 25 millions de véhicules, l'hypothèse d'une démolition de l'ouvrage avait été abandonnée » (France Inter).

 La France s’interroge aussi sur l’état de ses ponts.

 Réseau routier national non concédé, qui s'étend sur 12 000 kilomètres. Après plusieurs années de sous-investissement, l'État semble vouloir reprendre la main pour sauver ce patrimoine.

 Comme je ne suis pas un spécialiste du réseau routier, je suis allé voir à la direction interdépartementale des routes (DIRs).

 C’est quoi un réseau routier national non concédé ?

Un réseau entretenu et exploité par les DIR

Actuellement, 11 directions interdépartementales des routes (DIRs) sont compétentes pour le réseau routier non concédé.

Elles exercent trois missions principales :

  • L’entretien du patrimoine routier : chaussées, tunnels, viaducs,
  • L’exploitation des routes : intervention sur accident, viabilité du réseau en période hivernale, entretien quotidien des voies, fauchage, signalisation, surveillance.
  • L’ingénierie routière : études de projets routiers et direction de l’exécution des travaux

   « Le réseau routier national non concédé est dans un état critique.

 C’est en tout cas le bilan qui ressort d’un audit externe réalisé pour le compte du ministère des Transports et dont une synthèse a été rendue publique le 10 juillet. »../.. « Un tiers des 12 000 ponts exigent des rénovations. Pire, selon le document, 7 % de ces ouvrages d’art présentent des « risques d’effondrements sérieux ». Les équipements routiers (marquages, panneaux de signalisation), sont, pour leur part, « menacés de vétustés ». (Le Moniteur)

 En France, sur les routes nationales, un pont sur trois a besoin de réparations

En France, 30 % des 12 000 ponts que compte le réseau routier non concédé à des sociétés privées sont à réparer, et 7 % d'entre eux présentent même un "risque d'effondrement" à terme, selon un récent audit demandé par le gouvernement français. (France24)

 L’ancien secrétaire d'État chargé des Transports, Dominique Bussereau déplore que l'État consacre seulement 700 millions d'euros par an pour l'entretien des infrastructures. Il souhaite "rouvrir" le débat sur l'écotaxe pour pérenniser le réseau routier français.

 « Réexaminer l'écotaxe. Pour Dominique Bussereau, il y a bien une solution, déjà proposée : "c'était l'écotaxe", qui permettait de faire payer les usagers de la route pour son entretien. "Malheureusement, l'écotaxe a été enlevée par Madame Royal", regrette l'ancien secrétaire d'État. "C'est un débat qu'il faut rouvrir. » (Europe 1)

 Une route sur deux n’a pas de marquage au sol, d’autant que nous savons que près de 24 % des accidents sont liés au mauvais état des routes, de surcroît, l’état nous propose de ralentir la vitesse à 80 km/heure pour éviter les accidents mortels ; c’est vraiment nous prendre pour des pigeons.

 Le sénateur Hervé Maurey alertait déjà en mars dernier dans son rapport sur le désengagement financier de l’État, soit 200 millions d’euros en moins en 3 ans.

Durant ce quart de siècle, 177 milliards ont été investis dans les routes secondaires, 45 milliards dans les routes nationales et 53 milliards dans les autoroutes.

 Emmanuel Macron a annoncé à Rennes une loi d'orientation sur les mobilités au premier semestre 2018, après des assises de la mobilité en septembre. Il veut donner la priorité aux « transports du quotidien » et assurer le financement du renouvellement des infrastructures.

 « Le gouvernement va lancer prochainement son "plan de sauvegarde des routes nationales" visant à rénover d'urgence les chaussées et les ouvrages d'art, a indiqué mardi 15 mai au Sénat, la ministre des Transports, Élisabeth Borne ».../…

« Nous devrons engager dès 2019 un plan de sauvegarde des chaussées, des ouvrages d'art et des équipements du réseau routier national. Ledit plan vise à dépenser 1 milliard d'euros par an pour l'entretien et la modernisation des routes, contre 800 millions cette année. Il comportera "des objectifs quantitatifs d'amélioration du réseau routier", fixés tous les cinq ans à partir de 2022, a-t-elle précisé » (Le moniteur).

 http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Le_Point_Sur/2006/de114.pdf

 Soyons vigilants de nos infrastructures !

Bon dimanche sur les routes

Jean Olmini

Le 19 août 2018

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