Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur ! Anne Couderc mise cause par le Sénat.

Le gouvernement a nommé par intérim Madame Anne-Marie Couderc. La nouvelle présidente est mise en cause dans un rapport parlementaire du 11 avril, pour sa gestion à la tête du distributeur de presse Presstalis, qu’elle a dirigé de 2010 à 2017.

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !

 Anne Couderc alors ancienne présidente de Presstalis de 2010 à 2017

Un rapport parlementaire met en cause la nouvelle présidente d’Air France

 Il y a toujours des choses dans la vie qui sont très étonnantes. Prenez par exemple Air France KLM, son PDG a démissionné et la grève continu, mais ce n’est pas là mon sujet !

Le gouvernement a nommé par intérim Madame Anne-Marie Couderc. La nouvelle présidente est mise en cause dans un rapport parlementaire du 11 avril, pour sa gestion à la tête du distributeur de presse Presstalis, qu’elle a dirigé de 2010 à 2017.

 Je trouve paradoxal sa nomination à Air France qui s’explique mal sur le fond de la morale et sur le plan économique. Par manque de clairvoyance économique, elle a ruiné Presstalis. Les petits éditeurs viennent de porter plainte pénale contre Presstalis.

 Pour ceux qui ne connaissent pas la diffusion de la presse en France, il faut savoir qu’après la guerre ont été créés « les Nouvelles messageries de la presse parisienne » (NMPP), fondé le 16 avril 1947. (Logistique de diffusion chez les dépositaires centraux de presse, qui livre les marchands de journaux)

 L’ancêtre de la diffusion, a été conformément à la loi Bichet du 2 avril 1947 remplacé par Presstalis, dénommée jusqu'en décembre 2009 société commerciale de messagerie de presse chargée de distribuer des imprimés à travers un réseau de points de vente.

« La principale mission de cet organisme est de participer à la diffusion de la presse écrite la fluidité des livraisons ».

 Anne Couderc alors présidente de Presstalis, a été évincée, en juillet 2017, de la présidence éponyme, ainsi que Vincent Rey, le directeur général de l’entreprise de distribution, « à la demande des éditeurs, notamment du Monde » car l’entreprise courait à la ruine.

 Malgré les déboires de Presstalis, Anne Couderc poursuit son activité, en faveur d’une aide de l’État de 90 millions d’euros et un paiement des éditeurs de 52 millions d’euros.

 « Interrogée par les sénateurs à la fin 2016, en compagnie de son directeur général Vincent Rey, Anne Marie Couderc a dissimulé à la représentation nationale la situation réelle de l’entreprise. Au lieu d’être bénéficiaire Presstalis a, en effet, enregistré une perte de 48,8 millions pour un chiffre d’affaires de 329 millions

  • Le laxisme des administrateurs dénoncé par la commission supérieure des messageries a aggravé la situation au point de la rendre explosive sur le plan économique comme politique» (Blog de Schwartzenberg Mediapart journaliste).

 Les dirigeants de Presstalis avaient, soit menti à la représentation nationale, soit ils font preuve d’une grande incompétence, dixit le Sénat, qui écrit dans son rapport sur le projet de loi de finances 2017 : La messagerie prévoit un bénéfice avant intérêts et impôts en augmentation, à hauteur de 5,1 millions d’euros qui pourrait atteindre 12,5 millions d'euros en 2017 et 22,3 millions d'euros en 2018, selon les informations transmises par Presstalis »

 Le gouvernement, recommande la fusion des deux messageries assurant la distribution de la presse française, Presstalis et MLP (Les Messageries Lyonnaise de Presse).

 Je n’enlève rien des compétences de Madame Anne Couderc, c’est surtout surprenant de la part du Gouvernement de l’avoir nommé !

Heureux ceux qui sont nés parfait ! On a beau faire : on ne le devient jamais.

Citation de Jules Renard.

 http://www.senat.fr/rap/a17-112-42/a17-112-426.html

Source : Mediapart, Challenge, Le Sénat, VL média, MLP, Wikipedia, franceinter, Le Point, Le Monde.

 

Que vive la presse écrite !

Bon dimanche à vous tous !

Jean Olmini

Le 20 mai 2018

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