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Billet de blog 23 sept. 2018

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur. Les Harkis enfin honorés !

Le Président Macron, a promu 37 soldats Harkis supplétifs et enfants de l’armée française à l’ordre de la Légion d’honneur. L'Élysée veut célébrer le souvenir des harkis dans le récit national. Il était temps de se rappeler, de se souvenir de ses soldats morts et torturés pour la France.

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Le président Macron la semaine dernière a reconnu la torture en Algérie, non seulement envers Maurice Audin, mais tout un système instauré par les militaires pendant la guerre d’Algérie.

Aujourd’hui il tend la main aux Harkis, il a promu 37 soldats supplétifs et enfants de l’armée française à l’ordre de la Légion d’honneur. L'Élysée veut célébrer le souvenir des harkis dans le récit national.
Les harkis et leurs descendants représenteraient en 2012 entre 500 000 et 800 000 personnes en France.

On nous parle souvent des Harkis, ils ont fait ceci, ils sont cela ; mais nous ne connaissons pas grand-chose de ses soldats supplétifs de l’armée française. Je n’ai aucune connaissance sur le fond, mais je vais simplement vous raconter leur histoire, avec des documents que j’ai trouvés dans les journaux de l’époque, et ceux d’aujourd’hui sur le web.

Il était temps de se rappeler, de se souvenir de ses soldats morts et torturés pour la France.

Selon les historiens, ils ont été abandonnés aux sanglantes représailles dont ils furent victimes en Algérie, menées par les nationalistes.

Là commence l’ignominie et le déshonneur ; de Gaule fait la sourde oreille ! Les massacres connaissent une forte augmentation entre le 5 juillet 1962 et mi-septembre de la même année.

Le général De Gaule a laissé plus de 100 000 harkis en Algérie, pour des raisons politiques, identité nationale, mais surtout religieuse. La crainte que le pays soit la première religion monothéiste de France.

Il y a les camps ou ont été entassé tous ces malheureux ; Rivesaltes, Le Larzac, Provence-Côte-d’Azur, pour ne citer que cela.

• L’Origines historiques des harkis.
Les harkis naissent en 1830, lorsque des tribus de pays colonisés prêtent allégeance à la France. Dans certaines familles musulmanes, comme celle du bachaga Boualam, une vraie tradition militaire tournée vers la métropole se développe.

 « De juin 1962 à mai 1963, la France accueille 23 721 personnes dans des camps d'hébergement militaires. Fin novembre 1963, le ministère des Rapatriés estime avoir fait transiter 42 000 harkis dans les centres d'accueil, et 91 000 personnes au total, en comptant leurs familles, sont rapatriées entre 1962 et 1968. » (Wikipedia)

100 000 d’entre eux ont pu rejoindre la métropole, les autres sont restés en Algérie et ont été victimes de représailles.

Le Gouvernement provisoire de la République algérienne prend la directive 442 du 10 avril 1962 relative aux « harkis, goumiers et ralliés servant dans les rangs ennemis stipulent que les égarés abandonnés doivent être surveillés dans leurs moindres gestes et inscrits sur une liste noire qu’il faudra conserver minutieusement.

 Ces personnes sont d'abord arrêtées, puis regroupées dans des centres d'interrogatoires où elles sont exécutées après avoir subi des tortures ; les populations locales participent aux représailles, en humiliant, suppliciant et lynchant des anciens supplétifs.

Des exécutions individuelles ont lieu à toute heure, parfois sur place pendant l'arrestation, et les massacres prennent des familles entières pour cible plutôt que seulement des anciens supplétifs. La France n'intervient pas après le cessez-le-feu, en raison de l'insistance du général de Gaulle.
• « Le gouvernement français, présidé par de Gaulle, s'oppose au rapatriement des harkis pour trois raisons principales. D'abord, le rapatriement des Algériens constitue à leurs yeux une menace pour l'identité nationale de la France : de Gaulle le premier refuse de distinguer le problème des supplétifs français de celui de l'immigration algérienne en France, ne considérant pas les harkis comme de vrais français.
• Ensuite, il s'agit de montrer une confiance envers les Algériens, qui s'engagent par les accords d'Évian à ne pas entamer de représailles contre les combattants pros français.
• Enfin, une inquiétude subsiste : celle d'une manœuvre de l'OAS qui pourrait vouloir infiltrer des forces en métropole pour y continuer une guerre civile.
• Des francophiles notables, personnalités politiques et militaires de carrière sont cependant rapatriés sans encombre » (wikipedia)
De 100 000 à 150 000 harkis et Harkettes ainsi que leurs familles (qui désigne les femmes combattantes) furent assassinées dans des conditions horribles.

Emmanuel Macron, en décembre devra répondre et surtout comment reconnaître le sort fait aux harkis à la fin de la guerre d’Algérie.

Mardi 25 septembre la création d’un "fonds de solidarité" à hauteur de 40 millions d’euros, à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux harkis.

http://www.europe1.fr/societe/les-harkis-reclament-un-geste-a-emmanuel-macron-3748094

Bon dimanche à tous.
Jean Olmini
Le 2309 2018

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