Vu de Morlaix : Hubert Coudurier solidarise Macron et de Rugy (1)

H. Coudurier, éditorialiste et patron du Télégramme est un excellent politologue. Il n'en est pas moins un agent du système, comme le premier sénateur ou député venu.

- Je ne sais pas combien de Morlaisiens ont conscience qu'en la personne d'Hubert Coudurier, éditorialiste et patron du Télégramme, ils bénéficient quotidiennement de la prose d'un excellent politologue. Pour ma part, je le lis régulièrement et depuis longtemps et c'est ma conviction. Pour autant, Hubert Coudurier est un agent du système, comme le premier sénateur ou député venu. Un système corrompu jusqu'à la racine, entre autres grâce à la connivence de la presse, nationale ou locale, imprimée, audiovisuelle ou numérique. Dans Le Télégramme de ce matin, (22 juillet 2019) et sous le titre : "RUGY : LA VICTIME EXPIATOIRE", avec toute la perfidie qui va généralement de pair avec le talent, Hubert Coudurier solidarise de Rugy et Macron. De Rugy serait peut-être même plus honnête : il a diminué le budget de l'Hôtel de Lassay, alors que Macron a explosé celui de l'Elysée. Et que dire de sa campagne présidentielle, commencée en 20016 depuis Bercy ? : Hubert Coudurier écrit : " Car, à s'en tenir strictement aux faits, le chef de l'Etat qui recevait à pleines fournées des invités pour sa campagne présidentielle inavouée lorsqu'il était à Bercy aurait pu encourir une sanction équivalent pour détournement d'argent public."-=-=-=-=- Que l'électeur de base n'arrive pas à se distancier de la dimension personnelle de cette dernière affaire, je le comprends à peu près. -=-=-=-=-=- Mais Hubert Coudurier est trop bien informé pour ne pas savoir exactement de quoi il en retourne : il ne s'agit pas de personnes, ni de rôles, président de la République, ou président de l'Assemblée nationale. Il s'agit d'un système. Dès lors, les commissions d'enquête qui prétendent juger du dossier ne sont qu'une lamentable pitrerie. Elles sont partie intégrante du système, comme le déontologue. Elles justifient l'inacceptable au nom de normes et de critères. Mais ce sont les normes et le système, les comportements, les mentalités qui sont le fond du scandale.

jean-paul yves le goff

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