L'avenir des Mbochis au coeur d'un amour raté avec le Congo

Au cours des derniers procès au Congo-Brazzaville. Un mot fut prononcé à la barre devant les accusés et les témoins au fameux coup d’état qu’allait exécuter le Général Dabira et ses complices : " L’avenir des Mbochis. " Qu’appelle-t-on un avenir d’un groupe dans une collectivité aussi diverse que le Congo dont on dénombre une multitude de tribus existantes.

L’AVENIR DES MBOCHIS AU COEUR D’UN AMOUR RATÉ AVEC LE CONGO.

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Au cours des derniers procès au Congo-Brazzaville. Un mot fut prononcé à la barre devant les accusés et les témoins au fameux coup d’état qu’allait exécuter le Général Dabira et ses complices : " L’avenir des Mbochis. " Qu’appelle-t-on un avenir d’un groupe dans une collectivité aussi diverse que le Congo dont on dénombre une multitude de tribus existantes. Ce mot semble étonnant dans un État républicain dont la dévolution du pouvoir est Chose publique et impersonnelle.

L’appropriation par un groupe donné du destin collectif est un crime et une faute tellement grave. Ce constat est fait par des militaires qui ont pour rôle d’obéir au pouvoir civil civilisé et non barbare. Dabira se pose la question :

" Quel est l’avenir des mbochis ? "

Pourquoi des telles interrogations dans le présent immédiat ? Pourquoi cette inquiétude dans la bouche d’un général qui a grimpé par la loi tribale le haut sommet de l’État ? Donc la marche future est compromise par les mauvais choix ? Qui décide chez les mbochis des choix à venir ? Un conclave ou une assemblée des chefs traditionnels que Sassou Nguesso a berné avant le changement de la Constitution et le référendum constituant.

L’institution militaire qui est à la base de l’hégémonie mbochi contre l’État et les autres groupes de la Nation congolaise. Les militaires dans leur fonctionnement colonial sont là pour faire taire les milliers de personnes. Ils ne sont pas là pour la grandeur d’une Nation. Les militaires qui ont pris la place des civils mbochis qui sont sous ses bottes et ne peuvent exprimer un son libre ou un chant libre qui sonne dans tout le Congo.

L’avenir interpelle notre conscience surtout d’une tribu les mbochis qui depuis 1979 lèsent tous les congolais et les congolaises. Et le premier des mbochis, Sassou Nguesso à la magistrature suprême manque de lumière et est dans les ténèbres. Comment définir l’avenir d’un groupe dans un contexte national et complexe ? Comment ce groupe est arrivé au pouvoir, avec quelles personnes ?

Ce groupe a t-il une Élite rigoureuse qui sait juger le bien fondé d’un pouvoir et les maladresses de celui-ci ? Quelles types de moeurs régissent son comportement, des moeurs qui élèvent un peuple et apportent aux autres les raisons de la grandeur ? Ou bien une fuite en avant d’un groupe qui a raté l’amour de ses voisins et se clôture dans une certaine bêtise ?

1 - UN AVENIR D’UN PEUPLE OU D’UN GROUPE SE FONDE DANS DES INSTITUTIONS SOLIDES.

D’après le Petit Larousse l’Avenir : " Est un temps futur : Dans un proche avenir ; ce qui arrivera dans les temps futurs : Préparer l’avenir. Situation, sort, réussite futures : Compromettre son avenir. Les générations futures. " L’on voit ce mot a plusieurs sens et est dynamique et suppose une grande réflexion. Celui qui s’octroie le titre de grand éclaireur d’un peuple doit être sain pour le conduire au-devant de tout danger. La notion de la prudence doit le guider, sinon ce peuple aura pour demeure un ravin dont il ne se relèvera pas. La prudence est cette attitude qui est l’homme d’agir de façon à éviter des erreurs ou des risques insurmontables pour un peuple. Des enseignements divins nous disent par les évangiles de St Matthieu chapitre 7 verset 24 à 27 : " Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et n’a pas croulé : c’est qu’elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s’est croulée. Et grande a été sa ruine ! " .

C’est le cas de cette maison qui devait abriter les mbochis, mais s’est construite sur une base sans amour, sans vertu, mais par les vices. Sonder une maison sur du sable mouvant, c'est ce qu’avait décidé Sassou Nguesso pour montrer une chimère à son ethnie. La solidité d’un édifice qui concourt à fonder un peuple ne pouvait se faire. Car la naissance de ce pouvoir est issue d’un triple crime. Le sang a revêtu le devenir de ce pouvoir qui a manqué de pureté. Car le prophète Jérémie dit dans le chapitre 29 verset 11 : " Car je sais, moi, les desseins que je forme pour vous - oracle de Yahvé- desseins de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance. "

2 - UN POUVOIR NÉ DU SANG DES CITOYENS.

Sassou Nguesso, la bête féroce va éliminer cyniquement trois éminentes personnalités depuis le 18 Mars 1977. Assassinat de Marien Ngouabi, ce même jour d’Alphonse Massamba Débat et du 22 mars le Cardinal Émile Biayenda. Voilà que va apparaître le sacre du crime, un dialogue était né entre deux Président. Un en fonction Marien Ngouabi, un autre pas en fonction Alphonse Massamba Débat qui vont entamer fraternellement un dialogue de vérité sur l’état du Congo en perte de vitesse. Ce dialogue était salutaire pour le pays un moment de concorde. Les deux Présidents voulaient le bien du Congo qui était malade après neuf ans de pouvoir nordiste.

3 - LA MACHINE EN ARRIÈRE DE MARIEN NGOUABI AVAIT SA RAISON D’ÊTRE.

Qui ne sait pas que Marien Ngouabi, Sassou Nguesso, Yhombi Opango formaient un triumvirat politique et militariste. Ce pouvoir décidait de tout. Sa faillite était une faute des trois étant des frères de sang et ils se sont trompés tous de la façon de voir ce pouvoir tribaliste. Marien Ngouabi s’était détaché de ses deux frères Sassou Nguesso et Yhombi Opango pour marcher seul en sortant du nordisme. Marien Ngouabi va saluer Massamba Débat et dialoguer. C'est le choc qui dit la trahison de Marien Ngouabi à l’alliance des trois. Marien Ngouabi dans son ultime conviction savait que les deux frères Sassou Nguesso et Yhombi Opango ne pouvaient pas gouverner le Congo correctement. Car son échec du pouvoir, les deux étaient des coresponsables du drame de la faillite de son régime depuis 1969. Les deux acolytes Sassou Nguesso et Yhombi Opango ne pouvaient accepter le retour de Marien Ngouabi vers l’ennemi juré Alphonse Massamba et sa région le Pool. La machine à tuer pris l’allure d’un abattoir à hommes.

4 - LE SPECTRE DU CRIME ENVELOPPE L’ÂME MBOCHI.

Pour être un Chef mbochi il faut la commission d’un crime ou de plusieurs crimes. Ainsi est Sassou Nguesso qui a montré sa suprématie en assassinant son supérieur à la tête de l’État, en redoublant de la mort de Massamba Débat et du Cardinal Émile Biayenda. Les mbochis se lièrent par le sang à ce personnage de Sassou Nguesso dont le sexe est une denrée de première nécessité en couchant les familles des amis, en humiliant la femme et le mari. En divisant la cohésion des familles. Par sa bouche, il sème la médisance, par ses mains, il tue avec le pistolet. Dès lors ce comportement influe dans le devenir de ses frères de sang. Personne dans sa tribu ne peut contester son autorité. Il devient la référence sur laquelle on peut imiter pour vaincre les autres. Le chemin de la raison devient un crime, toute autorité vient du crime atroce. L’année 1977 va emmener deux hommes à la repentance Marien Ngouabi tout le poids de neuf années de pouvoir qui ont vues le Congo à la faillite. Il veut le pardon de ses erreurs et Marien Ngouabi ne divise pas le Nord entre KOUYOUS et MBOCHIS. Il laisse intact cette unité des deux cousins de la cuvette. Puisque c'est Sassou Nguesso qui vient diviser cette unité en éliminant Marien Ngouabi du chemin. Et que Sassou Nguesso et Yhombi Opango en 1976 dans un conflit entre Béti et kouyou. Les deux vont mal jouer de deux fonctionnaires Béti pris en otage par les Kouyous à Owando. Les deux médiateurs du Président Marien Ngouabi vont jouer contre lui et les fonctionnaires seront éliminés en leur présence. Un travail de sape contre Marien Ngouabi. Ngouabi repentant dans l’impossibilité de trouver des hommes de paix s’oriente dans le sacrifice de lui-même en laissant le fardeau de sa personne et de son sang à Sassou Nguesso et son groupe les MBOCHIS. Alphonse Massamba Débat est aussi sur le chemin de la repentance pour la période sombre de 1963 à 1968 et veut réconcilier les frères de sa région divisés. Et le Cardinal Émile Biayenda pour donner grâce à ce voeu de paix. Mais l’ Okoué d’ Édou vint assassiner cette espérance.

Sassou Nguesso associe les mbochis à son règne diabolique et au sang des martyrs du 18 Mars 1977. Et que son écroulement doit être mbochi et non sa propre personne.

5 - REVENIR TOUJOURS EN ARRIÈRE CONTRE LA DYNAMIQUE DU PROGRÈS.

A - LES LEÇONS DE DESTRUCTION DE SODOME ( GENÈSE CHAPITRE 19 ) .

Le peuple mbochi doit méditer sur ce chapitre sur ce qui arriva à la femme de Lot qui n’écouta pas les paroles des Anges du Seigneur de quitter la ville du péché avec des recommandations strictes de bannir à jamais cette façon de faire. Et de ne pas se retourner derrière dans la marche pour la libération du spectre du péché. Dans le verset 23 à 26 : " Au moment où le soleil se levait sur la terre et que Lot entrait à Çoar, Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant de Yahvé, depuis le ciel, il renversa ces villes et toute la Plaine, tous ses habitants et la végétation du sol. Or la femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une Colonne de Sel . "

Quitter le navire où les endroits qui mènent le Congo en perdition pour ne pas avoir le sort de la femme à Lot. Le destin de Sassou Nguesso est personnel et doit l’assumer dans sa totalité.

Sassou Nguesso est une colonne de sel qui ne peut faire d’autres miracles. " Si le sel perd sa saveur avec quoi en lui rendra-t-on ? Il n'est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. Matthieu chapitre 5 verset 13 ".

6 - LA TRAHISON DE L’ÉLITE MBOCHIS FACE À SA BASE.

Il faut se poser une question de qu’est-ce qu’une Élite ? Le petit Larousse nous dit : " Petit groupe considéré comme qu’il y a de meilleur, de plus distingué par de grandes qualités. " Cette qualité des gens hors du commun n’existe pas chez la fameuse élite mbochi qui a monnayée le diplôme par l’argent et la morale par le vice. Le vice est le chemin de la croissance de ce groupe qui vante son enrichissement personnel. Une élite qui a vendu son droit d’aînesse comme Ésaü qui vendit son droit d’aînesse pour des lentilles à Jacob Genèse chapitre 25 verset 31 à 33. Une élite qui vendit son autonomie pour de l’argent et la corruption de leur âme. Une élite sans un Idéal et sans projection sur le futur. Un présent mal géré, aucune compétence de régler les problèmes du quotidien de la population. Le problème reste le problème, seul le festin compte, le vol des ressources de l’État, l’achat des voitures de luxe et des maîtresses en grand nombre.

Nombreux des diplômés mbochis ont abdiqué. L’aveu vient d’Obenga qui dit : " Qu’on a tout essayé du Socialisme au Panafricanisme sans un résultat. " Quand on essaie une chose on tire toujours une expérience et on améliore une chose donnée. Si l’on essaie une chose qu’on ne connaît pas. Donc on ne connaît pas ce que l’on fait. On emmène un peuple dans une fausse direction.

7 - LA COMMUNAUTÉ MBOCHIS SANS TÊTE ÉCLAIRÉE .

Dans le livre de Marc Alain Ouaknin au titre les Dix Commandements : " Une communauté est un groupe de personnes qui aspirent à construire ensemble le futur. Sans cette volonté d’avenir, il n'y a pas de communauté ; il ne suffit pas d’être bien ensemble, car la communauté ne résistera pas à l’épreuve du temps. C'est le temps humain dynamique, sans cesse et infiniment projeté dans le futur page 211. " L’élite mbochi a compromis sa base et le Congo.

8 - LES MBOCHIS À L’ÉPREUVE DE LA RECONSTRUCTION.

Le salut est individuel pour tout un chacun.

Ce n’est qu’une responsabilité de tout un chacun de s’assumer individuellement sans balancer autrui. Comme ce qui se dit dans Jérémie chapitre 31 verset 29 à 30 : " En ces jours-là on ne dira plus : " Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des fils sont agacées. Mais chacun mourra pour sa propre faute. Tout homme qui aura mangé des raisins verts, ses propres dents seront agacées. "

Le futur des mbochis est dans la Nation, pas chez eux pour redonner vie à un peuple.

Fernand Mathias Ndalla

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