Le Congo de SASSOU, de la république en ruine vers un État néant...

« Parvenus au sanctuaire du confort, sans idéal, ces profito-situationnistes claniques pensent trouver en la CAN 19 un moyen d'organiser de nouveau un pillage systématique et favoriser l’enrichissement de leurs proches tout en se glorifiant de piétiner le peuple respectueux des valeurs de la République... »

Le Congo de SASSOU, de la république en ruine vers un État néant veut organiser la CAN 19 !!!

Par  Jean-Claude BERI

« Parvenus au sanctuaire du confort, sans idéal, ces profito-situationnistes claniques pensent trouver en la CAN 19 un moyen d'organiser de nouveau un pillage systématique et favoriser l’enrichissement de leurs proches tout en se glorifiant de piétiner le peuple respectueux des valeurs de la République. La CAN19 est une diversion, une fuite en avant devant les vrais défis auquel ce pouvoir devrait faire face.  »  JCB

Comment un pays aux multiples atouts économiques et touristiques puisse subir une telle avalanche de contre performance devrait plutôt pousser à la réflexion qu’à l’agitation sordide de vouloir organiser la CAN 19. Même au temps fort de l’embellie économique cela serait un grand chantier qui engendrerait beaucoup de milliards à l’état congolais. Le Congo de SASSOU a prouvé par le passé qu’il est incapable de réaliser un projet de bout en bout en respectant les charges budgétaires. Les municipalisations accélérées qui devraient améliorer le quotidien des congolais se sont révélées n’être au final qu’un trou béant de déficits et de gabegies financières. Comment peut-on penser organiser la CAN 19 dans un pays dévasté par la crise et ou la misère sociale est perceptible à ciel ouvert?

La république en ruine devenue le terrain favoris des plus grands prédateurs économiques mondiales à l’instar de DSK qui vend des illusions économiques a sassou en espérant le tirer d’affaires de la crise economique. Un pays corrompu qui fabrique des milliardaires en un an qui se gargarise d’être l’exemple d’une Afrique centrale qui avance. Tant bien même que tout se passe différemment par rapport aux dires de ces hommes du pouvoir  dont la honte est  devenu une seconde peau.  La ruine de la république est là papable. C’est une république de non-droit où les bastonnades, les séquestrations et les crimes se mêlent à la misère atroce qui se lit sur les visages faméliques de ses populations ; un Etat déclaré « République voyou ». Qu’est-ce qui fait de nous, Congolais, un peuple à part ? Réponse : la conspiration du silence, l idolâtrie de l’argent facile et notre immobilisme, conséquence de notre immaturité politique souvent monnayée a coup de milliers de francs CFA.

Comment penser à organiser une CAN 19 lorsque le quotidien des Congolais  est au plus bas , la ville présentant un visage d’un pays dévasté par la guerre n en finit pas de se déchiqueter . Les inondations et les effondrements de terrains transforment le paysage et l’environnement congolais en un paysage abandonner. Le lots de pleurs des congolais face a cette vie misérable que leur offre le pouvoir en place a atteint de degré inhumain de la désolation.

Il ne se passe pas un jour sans que la république soit en proie à des razzias. Comme des mâles se disputant la faveur d’une femelle, des hordes barbares impétueuses, déferlent comme des torrents de boue sur la quasi-totalité des arrondissements de Brazzaville. Ces hordes de violence transforment Brazzaville en une pastèque : verte à l’extérieur mais rouge dans sa vérité profonde. C’est l’image de BRAZZA LA VERTE devenue BRAZZA LE ROUGE du sang des milliers de crimes crapuleux commis de façon récurrente.

Parvenus au sanctuaire du confort, sans idéal, ces profito- situationniste clanique pensent trouver en la CAN 19 un moyen organiser de nouveau un pillage systématique et favoriser l’enrichissement leurs proches tout en se glorifiant de piétiner le peuple respectueux des valeurs de la République.

La république de sassou est une honte pour le congolais. Ce qui leur manque en matière grise, il le comble en nombre. Des individus ayant terminé au galop leurs études sont propulsés au sommet  de l’Etat, cherchant la lumière dans la pénombre de la médiocrité. C’est le cas du Ministre du sport Hugues  NGOUELONDELE  qui a cru bon de se précipiter à aller déposer la  candidature du Congo  à la CAN 19.  Ignore-t-il que le cahier des charges de la CAN est strict en la matière?

En effet, la CAF exige du pays organisateur la construction de moins « 6 stades pour la compétition, dont 2 stades d’au moins 15 000 places, 2 autres d’au moins 20 000 places et les 2 derniers, d’une capacité d’au moins 40 000 places devant accueillir le match d’ouverture et la finale du tournoi. Pour les séances d’entraînement, la CAF exige 2 stades par site ». ( Lire le rapport de la CAN sur la question.) Il se trouve que le Congo possède deux Stades qui répondent aux critères de la CAF (Massamba DEBAT et le grand stade de KINTELE). Il nous manquerait quatre stades de ce standing d’occupation. Pourquoi se lancer dans de telle opération qui ne feront que ternir l’image  d’un pays déjà  écorné par de nombreux cas d’insécurités.

C’est vrai l’incompétence de Mr Hugues NGOUELONDELE n’est plus à démontrer. Ce personnage sulfureux doté des yeux latéraux, son champ de vision présente des angles morts vers l’avant et vers l’arrière, incapable de prévoir l’avenir et ignorant le passé du pays. Aucune vision politique ne lui sied. Pour lui , la politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particuliers, créant ainsi des frustrations économiques, sociales et politiques, et particulièrement la désespérance d’une jeunesse sans repère et qui vit dans la précarité. Il l’a fait à la mairie de BRAZZAVILLE pourquoi se gênerait-il à le reproduire aux ministères des sports. La force brute est leur meilleure

Le pays est transformé en jungle ou les faibles les sans voix sont dévorés par les puissants ; et la jungle est un champ de bataille où il n’existe pas de convention de Genève ; un pays où des histoires privées deviennent des drames collectifs. Dans cet écosystème florissant de brutalités où tout le monde n’a pas la culture de la violence, il y a des gens qui veulent encore croire au bonheur et à l’insouciance en dépit des signes alarmants qui minent le pays. Le mal est là le Congo est un pays en totale insécurité. Organiser la CAN 19 dans ce contexte est une aberration.

Doit-on le rappeler que le sport c’est une fête qui uni les peuples. Seulement avant de s’unir autres unissons-nous même.

Mr HUGUES comment voulez-vous organiser la CAN 19,  quand le sportif congolais ne mange pas à sa faim ? Quel résultat escomptez vous obtenir dans ces conditions ?

Mr HUGES comment allez-vous faire consommer les produits sains qui sont aujourd’hui inexistant au Congo à vos invités sportifs

Mr HUGUES comment allez-vous colmater toutes les insuffisances infra structurelles qui minent les transports au Congo ?  Quand on sait que vous êtes vous-mêmes le summum de l’insalubrité ayant fait de BRAZZAVILLE LA BELLE, BRAZZA LA POUBELLE.

Mr HUGUES comment allez-vous réussir a construire quatre grands stades en moins d’un an afin de respecter la cahier de charges de la CAN et surtout avec quel argent puisque  le Congo peine à subvenir au salaires des fonctionnaires et de pensions  ses retraités ?

Mr HUGUES dans quelle infrastructure sanitaire irez-vous soigner les éventuels blessés ?

Franchement les sassouistes ont du sable à la place du cerveau

Le Congo de sassou , un pays dans le  néant !!

On est dominé soit par le souvenir de la peur de mourir. Le congolais n’est plus un homme libre dans son propre pays. Les vrais opposants sont une espèce en voie d’extinction et où beaucoup ont voyagé en immersion. Et si l’on n’y prend pas garde, ce cycle de prises de décision farfelue inconséquente et surtout irrationnelle   se perpétuera au-delà de l’année 2021 et le pays sera toujours en proie à des aventuriers de tout acabit.

Le PCT jouit d’un succès d’impopularité à faire froid au dos. Le symbole de cette incurie, les malversations. De hauts responsables, analphabètes purs et durs, vieillissent à leur poste, attachés à des errements qui jadis avaient fait leur gloire dans les séances au Comité Central. Quant aux indélicats poursuivis pour délits, pour faux et usage de faux ou autres crimes économiques, il suffit de se munir d’un sauf conduit signé par un baron du clan le tour est joué. Ils ressortent blanchis comme neige et de nouveau, propulsés à des responsabilités encore plus juteuses. Pour les « laissés pour compte », la concussion et la délation sont l’escalateur propice vers le bien-être. L’organisation de cette CAN 19 est aubaine pour eux,  pas pour le Congo.

Le néant a pris  désormais une trajectoire qui franchit l’impensable, la spéculation exponentielle sur le marché, les indicateurs sociaux au plus bas. Le ratissage méthodique des fonds publics a placé ce pays devenu périlleux au bas de l’échelle des valeurs… Le Congo se perd, se meurt  mais le pouvoir  croit détenir le vaccin de la résurrection.

Congolais nous n’avons pas besoin de la CAN 19 mais de se battre pour relever le pays . C’est cela qui doit être le leitmotiv de tous. Mais comment nettoyer le pouvoir de tous ces abus et de ses indélicats qui nous gouvernent  ? Comment protéger nos ADN des ravages du temps ? Il faut quelqu’un pour tenir tête à la déchéance. Mais qui ? Quelles forces politiques seront capables aujourd’hui, après tant de malédictions, de donner aux Congolais la maîtrise de leur destin et l’espoir de leur liberté ? Ce pays aux innombrables opportunités  ne changera qu’avec la maturité de ceux qui ont souffert et qui n’ont plus l’intention de se soumettre mais bien d’exister.

La CAN19 est une diversion, une fuite en avant devant les vrais défis auquel ce pouvoir devrait faire face. « La fatalité triomphe dès qu’on croit en elle» (Simone de Beauvoir). L’histoire nous enseigne il n’y a pas de forteresses inattaquables, il y a de forteresses mal attaquées car il suffit de trouver le meilleur angle d’attaque.  La meilleure attaque est d’arriver à imposer l’état de droit et une gestion au-dessus de tout soupçon par des pressions sociales, pacifiques et démocratiques. On n’a pas besoin de la guerre pour redresser le pays, même si la guerre est un accélérateur de l’histoire. Le dictateur SASSOU lui, à besoin de la guerre pour maintenir au flot son régime moribond.

Il n’y a pas d’ordre sans justice. Il n’y a pas de réussite sans sacrifice. Comme un seul homme, les congolais devront se lever les mains nues, s’opposer et jeter hors d’état de nuire ce régime anticonstitutionnel, antidémocratique, autocratique, répressif, voleur, violeur, voyou… C’est à ce prix et à ce prix seulement que les hordes aux projets incohérents et dévastateurs pour le Congo stopperont leurs randonnées cavalières pour faire du Congo leur butin de guerre. Pour ce faire, il faut du cœur et du patriotisme. Congolais, Congolais : La République « Une et Indivisible » est en danger. Nous n’avons pas besoin de la CAN 19 mais de vivre décemment. Refusons la candidature du Congo pour la CAN 19 Le sport n’est pas à la fête.

Jean-Claude BERI

 SOURCE : http://www.dac-presse.com/congo-de-sassou-de-republique-ruine-vers-etat-neant-veut-organiser-can-19/#comment-33966

 

 

 

 

 

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