Congo-Brazzaville : Pour une Conférence internationale...

Pour sortir le Congo-Brazzaville de la longue crise qui le frappe, il faut une Conférence internationale qui rassemblera toutes les forces vives de la nation, les créanciers et les tenants illégitimes du pouvoir sous l'égide la Communauté internationale (ONU, UE, UA, Banque mondiale, FMI, etc.)

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Au commencement, c'était une série de coups d'Etat suivis de guerres interminables orchestrées par un même homme : SASSOU NGUESSO avec l'appui et le soutien actifs de quelque Etat européen, à partir de 1977. 

Depuis, le Congo ne cesse de connaître des crises de toutes sortes. Crises politiques, humaines, économiques, financières et sociales. Une Conférence Nationale Souveraine avait été organisée sous le pouvoir du même, SASSOU NGUESSO. Conférence au cours de laquelle le peuple Congolais avait pensé avoir aplani tous les différends pour une meilleure gouvernance. Hélas ! Car, on avait simplement balayé la chambre sans ouvrir la fenêtre. La poussière soulevée, celle qui n'avait pas été avalée, était retombée d'où elle était venue. Parce qu'on avait simplement voulu changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs.

Depuis, le pouvoir en place, catapulté en 1997 par un Etat tiers au prix du sang et des centaines de milliers de vies humaines, a tenté d'organiser des dialogues infructueux à Brazzaville, Ewo, Dolisie, Sibiti, etc., en vain. Alors, aujourd'hui, parler à nouveau de Conférence nationale souveraine ou pas, ou de Dialogue pour trouver les solutions aux problèmes qui minent la vie de la Nation congolaise, ne peut plus être d'actualité. Ces voies ont été explorées et expérimentées. Revenir à ces solutions serait encourager les pratiques, les méthodes et les dérives claniques qui conforteraient le régime prédateur d'apartheid tribalo-clanique.

  • Le Congo croule sous les dettes, évaluées en milliers de milliards, occasionnées par le même homme des années 1977, à ce jour. D’où, pour la énième fois, les fourches caudines du FMI.
  • Le Congo ne compte plus les morts, les charniers, les fosses communes à l'actif du même homme et son clan, de 1968 à aujourd'hui : plus de 400 000 morts et disparus. Au total, selon l'ONU, plus de 750 000 Congolais manquent à l'appel.
  • Le Congo est un Etat qui a perdu toute sa crédibilité, sa dignité et sa souveraineté à cause des individus de moralité peu recommandable qui excellent dans la médiocrité et dont la gestion, la gouvernance relèvent de la barbarie pure.

C'est pourquoi, après avoir essayé de résoudre les problèmes de notre pays par nous-mêmes, parfois et bien souvent avec l'intention, pour certains, de rouler tout le monde dans la farine dont le seul but est de se maintenir dans un pouvoir usurpé, il est donc temps de nous tourner vers l'extérieur et d'appeler à l'aide la Communauté internationale.

Strasbourg, le 11/11/2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, ancien Rapporteur de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

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https://cdrc-cg.com/2017/11/11/officiel-conference-international-sur-la-crise-du-congo-cdrc-congo/?t=1&cn=ZmxleGlibGVfcmVjcw%3D%3D&refsrc=email&iid=60f97cc27fbd446ea1f4f6ede726bcf0&uid=348964883&nid=244+272699400

 

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