Le népotisme à visage découvert à Brazzaville

« Spassiba papa » peut dire Vadim Osdet à Isidore Mvouba son géniteur. Manifestement, Dostoïevski avait oublié d’écrire le roman « Crime et récompense ». C’est ce qui se passe au Congo. Sans vergogne, les criminels, pères et fils, se font la courte-échelle, gagnent des galons.

LE NEPOTISME A VISAGE DECOUVERT A BRAZZAVILLE

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Les héritiers

 « Spassiba papa » peut dire Vadim Osdet à Isidore Mvouba son géniteur. Manifestement, Dostoïevski avait oublié d’écrire le roman « Crime et récompense ». C’est ce qui se passe au Congo. Sans vergogne, les criminels, pères et fils, se font la courte-échelle, gagnent des galons.

Les populations du Congo-Brazzaville ne devraient pas s’en étonner. Déjà le rejeton de « Mama Mouébara  » avait montré le chemin « d’avenir  ». Hères sans collier, elles s’en étonnent quand même. Mais elles n’ont encore rien vu dans la philosophie du « Allons seulement ». Sans complexe ni réticence, Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, avait fait tomber tous les tabous en hissant à des postes de responsabilité fils, filles, oncles, beaux-fils…

Mimétisme 

Le népotisme décomplexé se porte bien au khalifat de l’Alima.

Sans sourciller et sans rire, Denis Sassou Nguesso avait nommé Christel Sassou Nguesso à la direction de l’aval de la SNPC, Claudia Sassou Nguesso conseillère à la communication à la présidence de la République, Teddy Christel Sassou à la SNPC distribution, Hugues Ngouolondélé, beau-fils, à la mairie de Brazzaville. Bernard Kolelas, Jean-Pierre Thystère Tchicaya et Joachim Yhombi Opango lui ont emboité le pas en faisant de leurs formations politiques des partis patrimoniaux.
Calixte Nganongo ministre des finances a nommé sa fille, sa nièce et sa sœur au ministères des finances. La nièce sera en poste à l’ambassade du Congo à Paris où elle s’occupera des Finances.

« Le pouvoir est une circulation de l’élite politique » dit Vilfredo Pareto. Au Congo, le pouvoir est le cimetière de la canaille politique. Pères, mères, rejetons, nièces, neveux, cousins et gendres y naissent et y meurent en se passant le témoin.
A ce rythme, on se tapera pour l’éternité Sassou-Nguesso par progéniture interposée. Prenons garde.

Tel père, tel fils

Vadim Osdet Mvouba a été élu Premier Secrétaire de la Force montante congolaise (FMC, ex UJSC) à l’issue du premier congrès extraordinaire de l’organisation tenu du 9 au 10 octobre 2020 à Brazzaville.
C’est sûrement ça la conception de la perestroïka chez ces néo-libéraux, anciens marxistes.

La nomination de Vadim Osdet Mvouba à la tête de la défunte UJSC sonne comme une revanche du député de Kindamba Isidore Mvouba empêché par le député de Vinza, Aimé Emmanuel Yoka, oncle de Sassou et ci-devant Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de s’emparer de la direction du Parti congolais du travail (PCT). Le tir de barrage contre Isidore Mvouba avait été mené par Aimé Emmanuel Yoka encouragé par une horde de camarades membres du PCT originaires de la partie septentrionale du Congo-Brazzaville. Par ailleurs la bataille entre Yoka et Mvouba (deux bana Ouénzé) fait toujours rage. Ils se regardent en chiens de faïence. Aimé Emmanuel Yoka qui voue une haine viscérale envers Isidore Mvouba, sapologue au teint « jaune papaye » (bien que ce dernier cause parfaitement mbochi) a dû être fou de rage à l’idée de voir le fils de son ennemi, Vadim Osdet Mvouba, aux commandes de la FMC.

On dit, par ailleurs, que le khalife d’Edou a laissé faire l’ascension de Mvouba-fils pour préparer l’opinion à valider l’hypothèse d’un Christel Nguesso à la tête de notre beau pays. « Prenons garde !  » chantaient les communistes.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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