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Billet de blog 18 mars 2014

[Congo-Brazzaville] Hommage au Cardinal Emile Biayenda assassiné sur ordre de Sassou Nguesso

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Antoine Akouli a partagé le statut de Amis De Ntsourou Marcel.

HOMMAGE au Cardinal Emile BIAYENDA assassiné sur instruction de SASSOU NGUESSO le 23 mars 1977 parce que au courant de l'auteur (Sassou Nguesso) du coup de fil du 18/03/1977 à 14h qui a interrompu leur entretien.

Le Cardinal Emile BIAYENDA est né en 1927, à Maléla-Bombé près de Vindza, dans le district de Kindamba (Rép du Congo). Il commence ses études primaires d'abord à M'Pangala de 1935 à 1937, ensuite à la mission catholique de Kindamba de 1937 à 1942, et enfin, il termine à Boundji à la mission catholique de 1942 à 1944.

Se sentant appelé à la prêtrise, il entre au Petit Séminaire Saint Paul de M'Bamou, pour ses études secondaires, de 1944 à 1950, puis le Grand Séminaire Libermann de Brazzaville (Actuel moyen Séminaire Saint- Jean), pour ses études de philosophie et de théologie de 1950 à 1958.

Le 26 Octobre 1958, il est ordonné prêtre par Son Excellence Monseigneur Michel BERNARD. Son premier poste est la paroisse Sainte Marie de Ouenzé ou il est nommé Vicaire en août 1959. Il s'occupe de la paroisse Jean-Marie VIANEY de Mouléké jusqu'à la contruction de l'Eglise, de mars 1962 à juillet 1965. L'abbé Emile BIAYENDA sera nommé Curé par la suite.

En plus de cette charge, il est nommé responsable diocésain de la légion de Marie de 1960 à 1965. Ce mouvement marial apparaît dangereux à certains politiciens, il est torturé innocemment en même temps que l'Abbé Louis BADILA et le Père ROBYR de la congrégation du Saint- Esprit. Pour la
première fois, il subit dans sa chair le contrecoup des luttes politiques auxquelles il est totalement étranger. Il portera durement pendant plusieurs années, les marques des tortures de la prison du système Marxiste-Léniniste.

En octobre 1965, Il est envoyé aux études pour compléter sa formation. Il étudie aux Facutés Catholiques de Lyon de 1965 à 1969. Ses études sont sanctionnées par une licence en Théologie et un Doctorat en Sociologie. A la fin de ses études, il rentre à Brazzaville en Mai 1969. Il est nommé Vicaire à la paroisse Saint-Esprit de Moungali. Le 18 février 1970, il devient Vicaire Episcopal, chargé de la coordination entre les diverses oeuvres d'apostolat et les commissions diocésaines. Le 7 mars de la même année, l'Abbé Emile BIAYENDA est nommé Archevêque Coadjuteur avec droit de succession. Il est ordonné Evêque à Rome le 17 mai 1970 par Monseigneur PIGNEDOLI alors Sécrétaire Général de la Congrégation pour l'Evangélisation
des Peuples. A la mort de Monseigneur Théophile MBEMBA, le 14 juin 1971, il occupe le siège métropolitain de Brazzaville.

Le vendredi 2 février 1973, il est créé Cardinal par Paul VI qui lui impose la "barrette Cardinalice" le 5 mai de la même année. Il revient à Brazzaville, le 9 mai 1973 au cours duquel, la chretienté lui reserve un accueil chaleureux. Le 20 mai 1973, il célèbre sa messe d'action de grâce au stade Eboué, entouré du Cardinal MALULA (Zaîre), du délégué apostolique, Monseigneur TAGLIAFERRI, des Evêques d'Afrique et du Congo et de nombreux prêtres. Malgré la grande pluie qui s'étaient abattue sur la ville, le Stade était plein à craquer des fidèles venus du monde entier.

Qui a assassiné le Cardinal Emile BIAYENDA le 22 mars 1977 ?

Il était là, debout, donnant les ordres à sa horde d'assassins afin que meure un témoin gênant qui savait la vérité sur la mort de Marien Ngouabi. Denis Sassou Nguesso a personnellement assisté à l'assassinat du cardinal Emile Biayenda. Ayant vu que les balles ne le tuaient pas, il a ordonné de l'enterrer vivant, la bouche du cardinal ayant été remplie de sable pour qu'il ait du mal à respirer. Il a ordonné sa mort, la pire qui soit en prenant du plaisir à le voir souffrir - alors que c'était un innocent, un homme qui fréquentait Marien Ngouabi parce que ce dernier aimait ses conseils avisés. Aussi, nous ne comprenons pas pourquoi le vatican reçoit ce criminel puisqu'il sait que Denis Sassou Nguesso a assassiné le Cardinal Emile Biayenda et Monseigneur Ernest Nkombo qui dirigea la Conférence Nationale Souveraine. Monseigneur Nkombo avait confessé les assassins du cardinal Emile Biayenda qui étaient venus à Owando se confesser en lui disant : " Monseigneur, confesse-nous car Denis Sassou Nguesso nous a fait commettre un très grave péché ! Nous avons tué un saint homme pour rien ! "

On a vu pourtant Jean-Paul II et son successeur Benoît XVI recevoir le monstre de l'Alima comme si de rien n'était, comme si tous ces crimes odieux de religieux ne choquaient pas l'Eglise catholique. Que le nonce apostolique de Brazzaville exhibe en 2006 la soutane miraculeuse du défunt cardinal, c'est bien mais pourquoi l'Eglise catholique ne s'insurge-t-elle pas contre un homme qui tue des serviteurs de Dieu ? Certes, il y a la culture du pardon mais qu'en est-il de la culture de la Vérité et de celle de la justice au sein de l'Eglise ? C'est un monde terrifiant que le nôtre où le crime est reçu par la soi-disant sainteté.

Denis Sassou Nguesso, dit-on, est devenu chrétien car il va à l'Eglise. Nous disons qu'il ne suffit pas d'aller à l'Eglise pour se prévaloir de la chrétienté car les sorciers aussi vont à l'Eglise.

Peu de Congolais savent que Denis Sassou Nguesso était présent lorsqu'on assassinait le cardinal Emile Biayenda, un innocent mort parce qu'il savait la vérité sur un crime que Denis Sassou Nguesso avait commandité contre Marien Ngouabi pour éviter que Massambat-Débat une autre de ses victimes ne revienne au pouvoir. La vérité est connue par certaines personnes mais elles ne peuvent parler tant que Denis Sassou nguesso est vivant. Il faut attendre qu'il quitte ce monde pour que les langues se délient. Nous, nous parlons de son vivant afin que notre parole apparaisse comme un "jugement premier", le second étant réservé à Dieu...

La liste des victimes de Denis Sassou Nguesso est grande : entre les crimes politiques, les crimes rituels (sorcellerie, fétichisme, franc-maçonnerie, magie noire), les crimes passionnels (amants de sa femme, etc), les crimes gratuits, nous nous demandons combien sont morts à cause de Denis Sassou Nguesso, le Frankeinstein des berges de l'Alima - déjà qu'il tue indirectement une grande partie du peuple congolais en l'affamant et en la privant de soins.

(Extrait de Facebook)

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