Sassou Nguesso, dictateur et franc-maçon : une vraie escroquerie

Sassou-Nguesso, dictateur et franc-maçon: une vraie escroquerie.

Par Olivier MOUEBARA

Dans une interview accordée à Seidik Abba pour le compte de Mondafrique en septembre 2015 et qui fait florès aujourd’hui sur les réseaux sociaux, Joseph Badila, Grand Maître, met les pieds dans le plat.

Initié à la maçonnerie depuis plus de 35 ans, Joseph Badila est de toutes les rencontres maçonniques dans la recherche d’une paix durable en Afrique en général, et au Congo en particulier.

Avec l’humilité qui sied à son parcours maçonnique, Joseph Badila s’interroge sur le comportement du dictateur Sassou-Nguesso, dont la gouvernance est aux antipodes des valeurs de la maçonnerie.

En ayant initié à tour de bras les dictateurs africains, la Grande loge nationale de France(G.L.N.F), obédience classée à droite, a jeté le discrédit sur la franc-maçonnerie qui est aux antipodes de la caricature présentée par le dictateur Sassou-Nguesso et sa bande de criminels.

Joseph Badila ne pouvait pas être plus clair et précis. « On ne peut pas être franc-maçon et dictateur ». C’est plus qu’un malentendu, assène-t-il, comme par dépit.

Institution philanthropique, philosophique et progessive, la franc-maçonnerie a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale, travaille entre autres au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité.

Au regard de la situation catastrophique de notre pays, le dictateur Sassou-Nguesso s’est détourné de l’humain(son peuple) depuis belle lurette. Seuls comptent les ressortissants de son village, de son ethnie, ses valets et sa cohorte de soudards.

Le dictateur Sassou-Nguesso n’a pas fait sa mue depuis son initiation. Il est toujours habité par un esprit démoniaque. Ses carences, son inculture, sa paresse, son incurie, son incompétence notoire, son déficit intellectuel et moral, trahissent l’esprit maçonnique.

Pris en otage par les réseaux mafieux, la françafrique, ses griots et son clan, le dictateur Sassou-Nguesso est loin d’être un homme libre. Or, un franc-maçon est un homme libre. Ne pas remplir cette condition ne devrait faire du dictateur congolais un franc-maçon.

C’est là où le bât blesse. Comment faire comprendre aux profanes que le comportement inique du dictateur Sassou-Nguesso est une imposture, voire une escroquerie? Que ne pas s’occuper de l’humain est contraire aux principes maçonniques, alors que tout l’appareil de l’Etat congolais ou presque, est pris en otage par les « frères », non pas des lumières, mais de l’obscurantisme?

Auteur de deux ouvrages sur la franc-maçonnerie en 2006, Joseph Badila se désole des errements du dictateur Sassou-Nguesso. Pour lui, en maçonnerie, L’HOMME est au centre de tout. L’initiation du dictateur Sassou-Nguesso ne fait pas de lui un franc-maçon. La franc-maçonnerie, c’est l’école de l’humilité, une université permanente. Comme toujours, en brûlant les étapes initiatiques et d’apprentissage, le dictateur Sassou-Nguesso jette l’opprobre sur ses frères et des soeurs qui ne se reconnaissent pas par ses anti-valeurs.

La seule raison qui vaille pour devenir franc-maçon, est de travailler à sa perfection. Discrédités dans tout le pays à cause du cynisme du dictateur Sassou-Nguesso, les franc-maçons ont intérêt à le blackbouler pour ne pas traîner comme un boulet une réputation qui salit toute une institution.

Contrairement à tous les quolibets et à tous les fantasmes distillés ici et là, Joseph Badila réaffirme avec force que « la franc-maçonnerie » n’a rien à voir avec la sorcellerie.

En acceptant d’être en pleine lumière, Joseph Badila, tente de réhabiliter tant bien que mal, l’image écornée de la franc-maçonnerie par le comportement indigne du dictateur Sassou-Nguesso.

Au Congo du « frère » Denis, aucune contradiction n’est tolérée. Alors que d’elle, « jaillit toujours la lumière » disait Jean Jaurès.

Le frère Sassou-Nguesso modifie la Constitution pour se présenter aux élections auxquelles il ne devrait oas participer, vole les élections, massacre les paisibles populations du Pool, emprisonne pour des raisons fallacieuses les opposants susceptibles de lui faire de l’ombre et de faire de l’ombre à son fils Kiki, organise les procès staliniens, cache au FMI une bonne partie de la dette du pays, sadorde depuis des années les pans entiers du pays. En toute impunité.

Devant une telle escroquerie, la Grande loge nationale de France, obédience à laquelle appartient le dictateur Sassou-Nguesso a le devoir moral de demander sa démission. Le garder parmi ses membres est contre-productif.

Les francs-maçons ont le droit et le devoir d’éliminer les corrompus et les traîtres à leur serment.

Olivier Mouebara.

(Extrait de congo-liberty.com)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.