Congo : Jean-Jacques Bouya pilote des vols massifs d’argent de la Chine à Dubaï

L’indéboulonnable ministre des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, aussi incompétent et médiocre que le reste du clan de voleurs au pouvoir, y ordonne au « Directeur Général de Jiangsu International » sûrement son homme de paille à Shanghai, de virer sur un compte à Dubaï un montant de 48.500.000.000 FCFA. Quarante huit milliards cinq cent millions de FCFA !!!

Jean-Jacques Bouya pilote des vols massifs d’argent de la Chine à Dubaï

Par Rigobert OSSEBI

Au Général Jean Marie Michel MOKOKO, véritable vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mars 2016, emprisonné depuis plus de deux années par un gang de voleurs !

Congo Liberty a beau, dès l’aube de sa création, s’être consacré à la dénonciation des crimes économiques du pouvoir assassin de Brazzaville/Oyo, sa rédaction a rarement été confrontée à des documents aussi représentatifs de la médiocre et crasse motivation des prédateurs qui dirigent la République du Congo.

Les documents, une lettre datée du 12 mars 2016 accompagnée d’un rapport de transfert daté du 13 mars 2016 à 16H27, surtout grâce à la précision de ce dernier, peuvent difficilement être suspectés d’être faux.

L’indéboulonnable ministre des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, aussi incompétent et médiocre que le reste du clan de voleurs au pouvoir, y ordonne au « Directeur Général de Jiangsu International » sûrement son homme de paille à Shanghai, de virer sur un compte à Dubaï un montant  de 48.500.000.000 FCFA.  Quarante huit milliards cinq cent millions de FCFA !!!

L’argent se situait à « AGRICULTURAL BANK OF CHINA » à Shanghaï et devait être viré à « EMIRATES NBD BANK PJSC (JUMEIRAH BRANCH) » à Dubaï au profit d’une structure (Vision Jiangsu International Middle East) contrôlée totalement par l’énorme pourvoyeur de misère au Congo-Brazzaville qu’est Jean Jacques Bouya.

Le rapport de transfert confirme que la transaction a bien été effectuée (de banque à banque et de compte à compte) avec une date de valeur au 15 mars 2016 ; soit deux jours plus tard au bénéfice de la banque chinoise. Ainsi le compte de Vision Jiangsu International Middle East à Dubaï a été crédité de $82.661.000 dollars au taux de 586,73 FCFA pour un dollar ; taux sûrement excessif, mais les voleurs d’argent public ferment toujours les yeux  devant les voleurs en col blanc qui prennent leur part au passage de l’argent sale.

Quatre-vingt deux millions de dollars !!! Une paille pour Jean-Jacques Bouya !

L’information déclarée « aux autorités bancaires » pour justifier le motif du virement a été, outre une facture datée du 15 mars 2016 : CHINA STATE CONSTRUCTION CONGO et de l’expéditeur au bénéficiaire une facture avec pour motif : « DEVELOPMENT DUBAI ». Les lecteurs congolais ou pas apprécieront le cynisme de la transaction : les fonds qui ont été prélevés sur les chantiers de construction du Congo servant au « développement de Dubaï ». Que pouvions-nous attendre d’un ancien pêcheur à la sagaie ?

Pour justifier l’urgence du transfert comme pour se donner bonne conscience, l’égal des Denis Christel Sassou Nguesso et des Gilbert Ondongo dans les vols et les détournements, a jugé bon de préciser : « En tenant compte de l’issue incertaine de l’élection du weekend prochain… » !

La République de Chine, dans une vaste campagne contre la corruption dans son propre pays, a déféré devant ses tribunaux plus d’un million de Chinois suspectés d’agissements de cet ordre. Certains, des centaines, en ont été condamnés à la peine capitale. Comment se fait-il qu’elle ait été aussi tolérante à l’égard des criminels du Peuple ami congolais ? Certes le blocage que l’on ressent actuellement pourrait être interprété positivement, mais elle n’aurait pas dû permettre que son territoire serve de base arrière à la prédation que tout un pays ami subit depuis une vingtaine d’années.

Quant au FMI, coincé maintenant par les Sénateurs américains, il ne lui reste plus qu’à faire le nettoyage dans ses propres rangs d’experts, de chefs de mission et de Représentants résidents salis et corrompus par la machine à détourner les dizaines de milliards de dollars issus de la ressource pétrolière.

Les députés, les sénateurs, les ministres, les généraux, les militaires, cupides petits bouffeurs de miettes que leur a jetées ce pouvoir assassin, doivent méditer sur leur stupide allégeance en bons dindons de la farce qu’ils ont été. 

Aujourd’hui, la dette extérieure congolaise est évaluée  à un peu moins de 10 milliards de dollars, dette détenue à près de 70% par des entreprises chinoises, soit environ 7 milliards de dollars. Cependant l’Etat chinois n’en reconnait qu’un seul milliard soit 15% environ de ce montant. En fait, les entreprises que l’on dit chinoises appartiennent en réalité au principal ordonnateur des grands contrats, Jean Jacques Bouya, ou sont en total connivence avec lui.

Les travaux ont été sur-surfacturés. Le neveu de l’usurpateur Denis Sassou Nguess est devenu le principal créancier de la République bananière, très loin devant tous les autres…

Alors la question que l’on doit poser aux derniers soutiens de Denis Sassou Nguesso et son système gangréné jusqu’à la moelle : « Faut-il mourir pour permettre aux intouchables Jean-Jacques Bouya, Denis Christel Sassou Nguesso, Edgard Nguesso, Willy Nguesso de voler toujours et encore plus avec la bénédiction du patriarche Dénis le diabolique ? »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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