(Congo-Brazzaville/CPI) Des envoyés du dictateur Sassou Nguesso aux portes de la CPI...

 

 

DES ENVOYÉS DU DICTATEUR SASSOU N'GUESSO AUX PORTES DE LA CPI, FIN IMMINENTE EN 2016 ?

 


 

D’après nos sources, une mission interministérielle envoyée par le dictateur Denis Sassou Nguesso et conduite par son conseiller juridique, monsieur Laurent Tengo, a séjourné du 20 au 25 novembre 2013 aux Pays-Bas avec pour but : « La présentation d’une requête du dictateur Denis Sassou Nguesso souhaitant la modification ou le retrait des articles 27 et 29 du statut de Rome ». Source :  « MCCD : La Voix du Peuple Libre ».

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Le président congolais, Denis Sassou N'Guesso en pleur, lors du décès de sa fille Édith Bongo en 2009..

 

Ces articles comportent des dispositions qui permettent à la « CPI » de poursuivre des chefs d’États et de gouvernements en exercice et les faits ne sont pas prescriptibles. Comme c’est le cas du président Soudanais Omar El-Béchir, du président Kényan Uhuru Kenyatta et de son vice-président William Ruto.

Bien que le cas de ces deux derniers aient fait l’objet de la convocation et la tenue le 12 octobre 2013 dernier, d’un sommet extraordinaire de l’Union Africaine « UA », nos analystes semblent croire que l’initiative solitaire, une fois de plus hasardeuse, du dictateur Congolais Denis Sassou Nguesso, est « une prise de conscience de sa fin imminente ».

L’ennemi de notre peuple réaliserait de plus en plus que, malgré ses pétrodollars et ses lobbies, il lui sera difficile et voir impossible de se maintenir longtemps au pouvoir. Il tente les derniers assauts diplomatiques qui lui permettraient de se rassurer certains soutiens intérieurs et extérieurs. Sauf que ces actions maladroites d’un homme en détresse et aux abois vont lui couter encore plus cher.

Car en menant de telles initiatives, le général des armées Denis Sassou Nguesso interpelle de plus en plus la conscience de cette institution dont les acteurs finiront par se poser cette simple et unique question : De quoi se reproche-t-il ? Pourquoi voudrait-il la révision ou le retrait des articles d’un traité qu’il a signé avec fanfares en 2004 ? C’est d’ailleurs entre autres, ces éléments qu’utilisent les réseaux diplomatiques de la « Voix du Peuple Libre » pour faire échouer l’initiative du dictateur Denis Sassou Nguesso.

Or, ddans sa résolution finale, le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’« UA »  du 12 octobre 2013, demandait « le sursis des poursuites des présidents Uhuru Kenyatta et de son vice-président en vertu de l’article 16 du statut de Rome ». Cet article permet au « conseil de sécurité » de l’« ONU » d’imposer à la « CPI » la suspension de toute enquête ou poursuite pour une durée d’un an, renouvelable de facto indéfiniment chaque année. Et les ministres des affaires étrangères de l’« UA » avaient recommandé la mise en place d’un groupe de contact avec le « conseil de sécurité ».

Le dictateur Denis Sassou Nguesso veut-il pour cela jouer au profito-situationniste pour mettre sa machine corruptrice en marche ?

Source : « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

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