(Congo) Manoeuvre de diversion : Justifier le présent par le passé

Il s’est développé ces derniers temps, avec la publication des archives de la République du Congo sur les réseaux sociaux, un phénomène nouveau, par certains compatriotes, qui consiste à se servir du passé pour justifier le présent, aux fins de trouver des circonstances atténuantes aux crimes en tous genres commis par les régimes successifs du PCT qui sévit dans le pays, avec les mêmes acteurs...

JUSTIFIER LE PRESENT PAR LE PASSE

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Il s’est développé ces derniers temps, avec la divulgation et la publication des archives de la République du Congo sur les réseaux sociaux, un phénomène nouveau, par certains compatriotes, qui consiste à se servir du passé pour justifier le présent, aux fins de trouver des circonstances atténuantes aux crimes en tous genres commis par les régimes successifs, notamment et particulièrement du PCT qui, voici 50 ans, sévit dans le pays avec les mêmes acteurs. Cependant, en les aggravant, et en pire. Or :

       - Par le passé, ni Youlou, ni Massamba-Débat, n’avaient des comptes bancaires offshore dans les paradis fiscaux à travers le monde.

Ces deux premiers Chefs d’Etat congolais n’avaient disposé de biens meubles et immeubles à l’étranger, notamment en France. Aujourd’hui, pour les autres, c’est chose faite et c’est même devenu un sport national.

       - Dans le passé, aucun enfant des deux premiers présidents du Congo, ni eux-mêmes ni leurs familles d’ailleurs, ne s’étaient octroyés des appartements, des villas, des hôtels particuliers aux USA, au Canada, en Europe ou ailleurs, et ne s’étaient permis de s’acheter des chaussures croco à 100 000 dollars la paire. Ce que Sassou Nguesso et tout son clan ont fait. La liste des dérives est exorbitante.

Ceci étant, ces compatriotes ont-ils pour mission de justifier et légitimer les dérives tribalo-claniques du système actuel par les erreurs du passé dues à l’apprentissage de la gestion du pouvoir administratif et au manque de cadres de haut niveau à l'époque, pour lui trouver des circonstances atténuantes, des excuses ? Ces compatriotes, se serviraient-ils des événements de 1959 et 1965 pour justifier les tueries, les assassinats de 1999 dans le dossier des Disparus du Beach et du génocide des Laris dans le Pool, de 1998 à ce jour ?

La région de la Cuvette est presque totalement vidée. Les ¾ de la population de la Cuvette et des autres régions du Nord, particulièrement de la Cuvette centrale sont transportées dans le Sud, notamment à Pointe-Noire – pétrole oblige -, et à Brazzaville où M. Sassou est en train de construire la Ville de Brazzaville 2 exclusivement nordiste, mbochi en particulier.

Autant dire que c’est une occupation de la région du Pool par le Nord, tout en menant des razzias, des guerres d’extermination, d’épuration ethnique contre des Bakongo/Lari, progressivement, par vagues et par intermittence.

Ainsi, demain ou un jour, on dira : Ici, c’était la terre des Bakongo, mais aujourd’hui c’est la terre des Mbochis.

Ce que je dis est ahurissant aujourd’hui, mais c’est la vérité, et c’est ce qui est en train de se préparer. C’est ce qui est dans les plans des Mbochis, du moins dans les plans de Sassou et son Clan d'Oyo du PCT (Pacte Clanique des Truands et des Tueurs). En finir avec les Bakongo qui seront remplacés par les Rwandais, les Mbochis, etc. La politique du grand remplacement est actée, activée et enclenchée.

Brazzaville, le 28 octobre 2019

Nzimbu Diambomba

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