La faucille et le ballot

Réponse à Yann Kindo (son article du 12/7/14)
Yann Kindo, purement formel, ne s'intéresse pas au fond, qu'il méprise et récuse d'emblée.

J'avais songé d'abord à démonter, point par point, l'ineptie de l'argumentation oiseuse de ce monsieur.

Car, par son acharnement à dénigrer, il m'a amené, certes malgré lui, à aller m'informer mieux sur le travail et l'influence du novateur qu'il vilipende.

Eh ! bien, ce Pierre RABHI est un digne Franco-Algérien, plus âgé, je pense, que son accusateur.

On remarque vite qu'il renvoie dos à dos toutes les religions.

Ce qui contraste nettement avec son accusateur, M. Kindo, qui ne remet nullement en question ses propres convictions, ou si l'on veut "sa Foi Communiste". Un credo qui servit pourtant à diffuser une religion extrêmement dangereuse, car incroyablement facile à récupérer. Et qui fut, on le sait, récupérée par maint grand brigand, souvent doublé d'un impitoyable meurtrier.

Au reste, Mr Kindo n'adresse à Pierre RABHI qu'un seul reproche, en réalité. Mais sans trop insister sur ses mobiles véritables. Puisque ce reproche, et ses mobiles, reposent justement sur la Religion de Yann Kindo. C'est-à-dire sur le sacro-saint Communisme.

Une idéologie plutôt "réchauffée", à présent. Et un peu trop passée de mode, pour qu'on puisse encore s'en réclamer publiquement, sans risquer d'être immédiatement conspué... par d'autres ignorants décérébrés, adeptes, par exemple, de la "vérité scientifique" (ah ! le bel oxymore).

Ceci dit pour ne citer que l'une des nombreuses "religions de commodité ou d'inadvertence", qui encombrent le monde de celles et ceux, innombrables, qui ont renoncé à penser par eux-mêmes, et donc à se libérer des influences toxiques, hypnotiques, de visions du monde mercantiles ou criminelles (souvent les deux à la fois).

Pour conclure sur Yann Kindo : à travers sa stratégie stalinienne de calomnies systématiques, ce qu'il reproche à Pierre RABHI, c'est juste de ne pas adhérer aux vieux poncifs du Communisme.

A savoir : la Lutte des Classes, la haine des "nantis", la suspicion devant toute initiative individuelle ou locale, et l'espoir in fine, grâce à la révolution si longtemps souhaitée, de prendre un jour la place des puissants d'hier et d'aujour'hui.

Car, en Communiste fidèle, il rêve encore de pouvoir se goinfrer à son tour. Sans se soucier de savoir, ni "d'où ça vient" ni "ce que ça coûte", tant à la terre qu'à d'autres humains éloignés. Des hommes et des femmes (qui sont pourtant nos soeurs et nos frères), crevant de faim ou subsistant d'inconfort, parfois extrême, à l'autre bout du monde.

(Relisez soigneusement le texte de Mr Yann Kindo, et vous verrez, si vous ne l'aviez pas remarqué auparavant, que mon analyse n'est pas injustifiée.)

NB : Merci tout de même à ce bon Mr Kindo ; vu que je lui dois un peu d'être allé me renseigner plus avant sur RABHI et ses courageux Colibris. Du reste, pour la Fête de la Musique (dont le professionnalisme et le mercantilisme m'insupportent), je vais essayer de composer une chanson à la gloire de ces "Colibris", et de leurs initiatives encourageantes !

A + les amis

 

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