L’université allemande comme horizon de la LPPR ?

En tant qu’universitaires inscrits dans des carrières entre France et Allemagne, nous exprimons notre vive inquiétude vis-à-vis du projet de loi LPPR. Nous sommes d’autant plus inquiets que cette réforme s’inscrit dans l’horizon des transformations mises en œuvre depuis plus de vingt ans en Allemagne et qui ont profondément dégradé le fonctionnement de l’université à l'Est du Rhin.

Mis de côté pendant la pandémie, le projet de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, dit « Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) », très fortement contesté au sein de la communauté universitaire, fait son retour au pas de charge mais par la petite porte. La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a en effet décidé d’accélérer l’examen du projet de loi LPPR en annonçant début juin la discussion du texte devant les instances consultatives (le passage devant le CNESER est fixé au 12 juin) avant un passage en conseil des ministres le 8 juillet. Alors que le fonctionnement de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), dont l’énergie a été consacrée à la « continuité pédagogique » et à la préparation de la prochaine rentrée universitaire, est encore très fortement perturbé par la pandémie, la ministre semble donc décidée à jouer le calendrier pour contourner la contestation. 

En tant qu’universitaires inscrits dans des carrières entre France et Allemagne ou dans des institutions académiques franco-allemandes, nous tenons à exprimer notre vive inquiétude vis-à-vis du projet de loi LPPR en cours de discussion en France. Nous doutons en effet profondément de la pertinence, jamais démontrée, des mesures proposées et contestons en particulier la remise en cause des emplois durables, le pilotage politique de l’évaluation, la mise en concurrence budgétaire des unités de recherche, l’assèchement des crédits récurrents des laboratoires et des universités, tout comme la généralisation des financements sur projets fléchés et les logiques managériales d’allocation des ressources. Nous sommes d’autant plus inquiets que cette réforme s’inscrit dans l’horizon des transformations mises en œuvre depuis plus de vingt ans en Allemagne et qui ont profondément dégradé le fonctionnement de l’ESR à l'Est du Rhin.

Nous proposons dans ce qui suit un aperçu de la situation dans le monde académique allemand telle que nous la percevons à partir de notre expérience partagée entre les deux systèmes de recherche en sciences humaines et sociales. Les analyses critiques sur les évolutions du monde académique allemand (voir par exemple l'article de Kolja Lindner « Le modèle allemand : précarité et résistances dans l’enseignement supérieur et la recherche d’outre-Rhin »), ainsi que les mobilisations qui s’y déroulent actuellement, sont en effet particulièrement instructives du point de vue français. Il en va de même pour nos collègues allemand.e.s qui regardent la situation française avec beaucoup d’intérêt. Des ressources sont disponibles sur le blog « Réflexions sur les politiques de recherche en France et en Allemagne » qui propose un espace de traduction, d’échange d’informations, et d’analyses sur les politiques de l’enseignement supérieur et de la recherche en France et en Allemagne, ainsi que la plateforme Mittelbau.net).

Les mesures contenues dans la LPPR reflètent en effet celles qui ont été mises en œuvre depuis une vingtaine d’années en Allemagne. La question des statuts, notamment, laisse augurer une situation à l’allemande : la LPPR multiplie les nouveaux statuts dérogatoires, et crée notamment les chaires de « professeur.e.s junior » (tenure track) comme cela a été fait dans les universités allemandes dans le cadre de « Tenure-Track-Programme » que les Länderont développé à partir de 2002, notamment suite aux recommandations du ministère fédéral de la recherche en 2000, ainsi que les contrats de recherches, cyniquement nommés « CDI de mission scientifique » dans le projet de la LPPR. En 2007, la loi Wissenschaftszeitvertragsgesetz a réduit les possibilités d’embauche en CDD tout en favorisant des modes de financement encore plus précaires telles que les bourses ou les vacations. En Allemagne, trois conventions entre l’Etat fédéral et les Länder – le « Pacte pour l’université de 2020 », le « Pacte pour la recherche et l’innovation » et la « Stratégie d’excellence » -, structurent la politique de l’enseignement supérieur et de la recherche privilégiant les « investissements spéciaux » destinés aux « établissements innovants » qui sont censés renforcer « la recherche de pointe » et démontrer la « compétitivité de l’Allemagne comme site scientifique » (Wettbewerbsfähigkeit des Wissenschaftsstandorts Deutschland). La libéralisation du marché de l’emploi académique s’est donc accompagnée de la mise en concurrence budgétaire des universités et des unités de recherche et de l’asséchement des financements pérennes au profit de la généralisation des financements sur projet.

A première vue, les performances scientifiques du système de recherche allemand pourraient avoir des raisons de séduire. Mesurée à l’aune des indicateurs quantitatifs qui pilotent désormais les politiques publiques de recherche, la qualité de la recherche en Allemagne est parvenue à se maintenir à un très haut niveau de rayonnement scientifique. En dépit d’une concurrence exacerbée entre les États sur les volumes d’articles publiés et de citations, et en dépit de l’arrivée de nouveaux acteurs comme la Chine, l’Allemagne maintient son rang. Et c’est sans doute ce qui motive la politique française à vouloir lui emboîter le pas. Ce succès, rappelons-le, est pourtant d’abord porté par une politique d’investissement important dans la recherche publique : même au plus fort des restrictions budgétaires des années 2000, le Ministère de la formation et de la recherche n’avait pas vu son budget baisser ; depuis les effectifs dans la recherche ont constamment augmenté. Mais cet accroissement repose avant tout sur des bataillons de « jeunes » chercheur.e.s précarisé.e.s. et ce choix est motivé par l’option idéologique selon laquelle la concurrence généralisée et un fort turn-over chez les jeunes chercheur.e.s amélioreraient la « performance » du système. On a pourtant de nombreuses raisons de penser que le même investissement dans des emplois stables donnerait de meilleurs résultats. En effet, ce que nous observons au quotidien dans l’ESR en Allemagne ressemble davantage à un grand gâchis des compétences dans un contexte de profonde dégradation des conditions de travail.

Nous éprouvons et constatons en effet que les transformations de l’université depuis vingt ans ont été profondément préjudiciables aux conditions réelles de productions des savoirs. Si l’entrée dans les carrières de recherche est relativement aisée, grâce à une offre abondante de financements post-doc, leur poursuite s’avère ensuite souvent un piège à un âge où il devient difficile de changer de voie et de se reconvertir. A bien des égards, la situation actuelle de l’ESR en Allemagne, fruit de réformes engagées dès les années 1990, peut être considérée comme une forme radicale de précarisation du marché du travail académique : généralisation de contrats en CDD, enseignements délivrés gratuitement, part écrasante des « financements sur projet », fortes inégalités dans l’attribution des fonds publics etc. Cette néolibéralisation de l’université allemande repose en effet sur trois dynamiques conjointes : la concurrence généralisée, l’extension du précariat et la gestion néomanagériale des ressources.

Cette néolibéralisation de l’ESR allemand a considérablement aggravé les inégalités d’emploi et de statuts. Le clivage oppose les professeur.e.s qui, dans le système académique allemand, sont pratiquement les seul.e.s à être titulaires de leurs postes (les grades de MCF et PRAG n’existent pas en Allemagne), au personnel académique non titulaire, regroupé sous le terme de « Mittelbau ». Dans l’université allemande en effet, on estime à plus de 85% la part du personnel scientifique employée sous contrat à durée déterminée (rappelons à titre de comparaison que dans le secteur privé, les CDD ne représentent en Allemagne que 7% des emplois). Parmi les non-professeur.e.s de moins de 45 ans, la part des emplois en CDD est évaluée à 93%, et pour la moitié d’entre eux pour des durées inférieures à un an.

Dans une tribune publiée en 2018 dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la chercheure Ariane Leendertz dresse le bilan sans appel de cette évolution de l’emploi académique : entre 2005 et 2015, la hausse déjà spectaculaire du nombre d’emplois en CDD qui avait été engagée au cours de la décennie précédente, s’est encore poursuivie en augmentant encore de 59,2% (de 91046 à 144928) alors que, sur la même période, le nombre des professeur.e.s a connu une hausse de seulement 17,7% (de 18649 à 21153). Le prestige persistant du statut professoral motive encore les vocations mais les chances réelles de pouvoir y accéder un jour ont diminué de manière drastique.

La « jeune génération » est donc fortement dépendante d’un petit nombre de chaires de professeurs qui sont à la fois supérieurs hiérarchiques, superviseurs, évaluateurs et chefs de projet, gérant des budgets parfois considérables, et accaparés par leurs responsabilités managériales. Dans ce contexte, l’enseignement au sein de l’université allemande repose en grande partie sur des heures non rémunérées, ce travail gratuit étant la condition pour espérer un jour accéder au graal professoral. Du côté de la recherche, les « collaborateurs scientifiques » (wissenschaftliche Mitarbeiter) enchaînent les contrats courts au sein de projets de recherche. Cette obsédante quête d’emploi réduit évidemment drastiquement l’autonomie des chercheur.e.s qui doivent se couler dans des projets conçus par d'autres ou se conformer aux modes thématiques pour répondre aux appels à projets des agences et des fondations, pourvoyeurs des financements. À peine un financement est-il obtenu qu’il faut penser au suivant. On déménage au gré des postes ou des contrats décrochés ici ou là. Sur le moyen terme, ce fonctionnement a pour conséquence la multiplication des carrières sans issue pour un très grand nombre de « post-doctorant.e.s » habilités et précarisés (l’âge limite d’entrée dans le professorat étant fixé à 52 ans). Dans ce contexte d’absence de prévisibilité des carrières académiques, les inégalités de genre se creusent puisque, comme le précise le rapport 2017 du Ministère fédéral de l’éducation et de la recherche (Bundesministerium für Bildung und Forschung), 49% des femmes engagées dans ces carrières renoncent à avoir des enfants, contre 35% des hommes. D’après une enquête sur la situation du « Mittelbau» conduite par l’hebdomadaire Die Zeit en 2015, 81% des répondant.e.s disaient regretter leur choix de carrière et chercher le moyen d’en sortir. Enfin, ces évolutions ont des conséquences préjudiciables sur la nature, la pérennité et la qualité des recherches menées – au détriment de la recherche fondamentale. La situation est d’autant plus paradoxale que la mise en concurrence suppose un appareil bureaucratique en charge de l’organiser : en pleine expansion au cours de ces dernières décennies, cette bureaucratie de la recherche a absorbé une partie des chercheurs, et surtout d’ailleurs des chercheuses, qui finissent par préférer les emplois stables qu’elle propose. L’argent public finance ainsi des milliers d’ancien.e.s chercheur.e.s, retiré.e.s de la production scientifique.

Détricotage des statuts, généralisation des CDD, mise en concurrence budgétaire des universités et des unités de recherche, assèchement des crédits récurrents au profit des financements sur projets fléchés, logiques managériales d’allocation des ressources et détérioration des conditions de vie des enseignant.e.s-chercheur.e.s : la situation de l’ESR en Allemagne préfigure à bien des égards le monde académique que promet la LPPR en France. Enfin, et comme le révèle notamment la crise provoquée par l’épidémie du Covid-19, la qualité du travail de recherche repose aussi sur le dépassement des cadres nationaux. Pourtant, à bien des égards, les orientations contenues dans les conventions entre l’État fédéral et les Länder en Allemagne, ainsi que dans la LPPR en France, privilégient la compétition entre les pays plutôt qu’elles ne stimulent la collaboration internationale.

Liste des premiers signataires :

 

Arlaud, Sylvie, MCF en études germaniques (littératures de langue allemande) Sorbonne Université, Paris

Baisez, Olivier, maître de conférences en études germaniques (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), ancien lecteur à l'Université de Heidelberg, ancien boursier du Bundestag (IPS).

Banoun, Bernard, professeur à Sorbonne Université (Faculté des Lettres), littératures de langue allemande; membre du comité de pilotage du CIERA.

Barbe, Diane, Chercheure associée au Centre Marc Bloch (Berlin) et à l’IRCAV (université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Barrière, Hélène, MCF en études germaniques (littératures de langue allemande), Université de Franche-Comté

Beaucé, Pauline, Maîtresse de conférences en études théâtrales (Université Bordeaux Montaigne), ancienne doctorante associée au Centre Marc Bloch de Berlin et postdoctorante à la Freie Universität Berlin.

Beaupré, Nicolas, MCF en histoire (Université Clermont-Auvergne), membre honoraire de l'IUF (promotion junior 2010), ancien boursier DAAD, membre du comité franco-allemand des historiens

Bechtel, MCF HDR en études germaniques, Sorbonne Université, UMR Eur'ORBEM

Berrebi-Hoffmann Isabelle, Chercheuse CNRS, Lise- Cnam, Paris, ancienne co-coordinatrice de deux ANR franco-allemandes (ANR-DFG), ancienne Senior Fellow de l'IASS (Institut for Advanced Sustainaibility Studies) de Postdam.

Berriane, Johara, post-doc au Centre Marc Bloch de Berlin, ancienne post-doc de l'Institut historique allemand de Paris. 

Bonah, Christian, professeur en histoire des sciences (Université de Strasbourg) Investigateur principal ERC Advanced Grant BodyCapital.

Briatte, Anne-Laure, MCF en histoire et civilisation allemande, Sorbonne Université, Paris, ancienne boursière du DAAD, ancienne Junior fellow du Freiburg Institute for Advanced Studies

Brunet, Pierre, professeur de droit public à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; ancien Fellow du Max-Planck -Institut für ausländisches öffentliches Recht und Völkerrecht (Heidelberg) ; Fellow du Käte-Hamburger-Wissenschaftskolleg "Recht als Kultur" (Bonn)

Büttgen, Philippe, professeur de philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chargé des études modernes à la Mission historique française en Allemagne (2003-2007), professeur invité à l'Université européenne de la Viadrina (Francfort-sur-l'Oder) et chercheur invité au Centre Marc-Bloch de Berlin (2016-2017). Président de la Conférence des présidents de sections et commissions interdisciplinaires du Comité national de la recherche scientifique (2012-2016).

Camarade, Hélène, professeure en études germaniques à l'université Bordeaux Montaigne, membre junior de l'Institut universitaire de France, ancienne boursière du DAAD, ancienne Fellow de la Fondation Alexander von Humboldt, membre du comité franco-allemand d'historiens

Candoni, Jean-François, Professeur en études germaniques à l'université Rennes 2

Carré, Valérie, Professeure, études germaniques, Sorbonne Université, Paris

Chapuis-Després, Stéphanie, PRAG Allemand LEA, Université Savoie Mont Blanc. 

Choffat, Delphine, Maîtresse de conférences en Etudes germaniques, Sorbonne Université, Paris

Clouet, Hadrien, sociologue, chercheur postdoctorant au Centre de Sociologie des Organisations

Dakowska Dorota, Professeure de science politique, Université Lumière Lyon 2, UMR Triangle

Darley, Mathilde, Chargée de recherche au CNRS - CESDIP, Chercheuse associée au Centre Marc Bloch de Berlin, ancienne Fellow de la fondation allemande Alexander-von-Humboldt, ancienne coordinatrice du projet franco-allemand ANR-DFG Proscrim (2014-2018) 

de Verdalle, Laure, chargée de recherche en sociologie au CNRS, membre du Centre Marc Bloch (Berlin).

Dehail, Judith, Maîtresse de conférences en médiation culturelle des arts, Aix-Marseille Université, ancienne boursière du Centre Marc Bloch, du DAAD et du CIERA

Devos, Laetitia, Maître de conférences en études germaniques, université Rennes 2.

Dubois, Antonin, ATER en histoire à l'EHESS, ancien boursier de l'Institut franco-allemand/Sciences historiques et sociales (Francfort/Main) et ancien doctorant du PhDtrack EHESS/Universität Heidelberg.

Dubslaff, Etienne, Maître de Conférences en civilisation allemande, Université Paul-Valéry Montpellier 3

Dubslaff, Valérie, MCF en civilisation allemande, Université Rennes 2, membre du bureau du Comité franco-allemand des Historiens

Eckert, Denis, Directeur de recherche au CNRS (UMR Géographie-Cités, Paris-Aubervilliers), chercheur au Centre Marc Bloch de Berlin (2016-2019), membre puis vice-président du Conseil Scientifique du Leibniz-Institut für Länderkunde (2012-2018, Leipzig), président de la section Espaces Territoires Sociétés au Comité National du CNRS (2012-2016, Paris)

Elie, Marc, chargé de recherche au CNRS (CERCEC, Paris), ancien du master intégré franco-allemand Tüb-Aix 1998, porteur du projet ANR-DFG EcoGlobReg (2014-2018)

Elisabeth Rothmund, MCF HDR en études germaniques, Université Paris Est Créteil

Farges, Patrick, Professeur des universités, histoire de l'Allemagne et du genre, Université de Paris, laboratoire ICT

Ferrarese, Estelle, professeure de philosophie morale et politique à l'Université de Picardie-Jules Verne, Chercheuse associée au Centre Marc Bloch

Fourment, Emeline, doctorante à Sciences Po Paris, associée au Centre Marc Bloch de Berlin, ATER à l'Université de Rouen

Fradin, Clément, post-doctorant en littérature allemande (ENS-PSL / CNRS)

François, Etienne, professeur émérite d'histoire à l'Université Paris-I et à l'Université Libre de Berlin.

Fröhlich, Pierre, Professeur d'histoire grecque (Université Bordeaux Montaigne)

Garner, Guillaume, Maître de conférences en histoire (ENS Lyon), UMR 5190 LARHRA, ancien chercheur à la Mission historique française en Allemagne (Göttingen) et à l'Institut français d'histoire en Allemagne (Francfort)

Gauthier, Jérémie, MCF en sociologie à l'Université de Strasbourg, chercheur associé au Centre Marc Bloch de Berlin

Geeraert, Jérémy, post-doc à l'Institut für europäische Ethnologie (Humboldt Universität, Berlin) bourse de la fondation Alexander von Humboldt, ancien post-doc au Centre Marc Bloch (Berlin) bourse du Sénat de Berlin.

Georget, Jean-Louis, Professeur des universités en études germaniques à La Sorbonne Nouvelle et en histoire de l'ethnologie à l'université Goethe de Francfort, responsable du programme ANR-DFG Anthropos, ancien chercheur à l'Institut français d'histoire en Allemagne (Francfort-sur-le-Main)

Giboux, Audrey, MCF en littérature comparée à l'Université Rennes 2

Giraud, Olivier, Directeur de recherche au CNRS (UMR Lise, Cnam), lauréat de deux programmes ANR-DFG franco-allemand, a été membre du Centre Marc Bloch entre 2006 et 2010, chercheur invité au Wissenschaftszentrum Berlin, enseignant invité DAAD à la Freie Universität de Berlin, puis Humboldt Universität, fellow au sein du collège d'études avancées Re:Work.

Glasman, Joël, Professeur, Université de Bayreuth

Godard, Simon, MCF en histoire à Sciences Po Grenoble, UMR Pacte, membre du comité de pilotage du CIERA, ancien chercheur invité DAAD au Zentrum für Zeithistorische Forschung de Potsdam

Gousseff, Catherine, Directrice de recherche au CNRS (UMR CERCEC, EHESS, Paris), ancienne directrice du Centre Marc Bloch (2015-2018) et chercheure associée au CMB. 

Grésillon, Boris, Professeur de géographie à l'université Aix-Marseille, chercheur associé au Centre Marc Bloch, ancien Fellow de la fondation allemande Alexander-von-Humboldt

Guémy Antoine, Agrégé d'allemand, Maître de Conférences en Etudes Nordiques à Sorbonne -Université 

Hardt, Judith Nora, postdoc au Centre Marc Bloch (2019-2021) et au "Institute for Peace Research and Security Policy" (Hamburg University) (2019-2020)

Harry Frédérique, MCF en Etudes nordiques, Sorbonne Université

Hekmat, Ida, Maîtresse de conférences en linguistique allemande, Université de Franche-Comté

Hergenhan, Jutta, Secrétaire générale scientifique et porte-parole du département « Médias et genre » du Centre pour les Médias et l’Interactivité (ZMI) de l’Université Justus-Liebig de Giessen, ancienne chercheuse associée du CIERA, ancienne boursière de l'Institut Historique Allemand à Paris

Jacques, Christian, MCF en études germaniques, Université de Strasbourg

Jobard, Fabien, directeur de recherches au CNRS, ancien post-doc au Max Planck Institut de Berlin, ancien chercheur au Centre Marc Bloch à Berlin. 

Joschke, Christian, maître de conférences à l'Université Paris Nanterre

Kaiser, Claire, Maîtresse de conférences en études germaniques, ancienne boursière du DAAD, Université Bordeaux Montaigne

Kessel, Nils, MCF en histoire de la médecine à l’Université de Strasbourg, ancien wiss. MA à l’Université de Freiburg i.Br.

Koch, Thomas, MCF en Etudes germaniques, Université de Nantes

Laborier, Pascale, Professeur Science politique Université Paris Nanterre, directrice du Centre  Marc Bloch (2005-2010). 

Lallement, Michel, Professeur, titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations (Paris), ancien titulaire de la chaire Marc Bloch (Berlin, 2009).

Lamy, Lucie, Doctorante, Laboratoire ICT (Université de Paris) / Centre Marc Bloch (Berlin)

Lapchine, Nadia, Maître de conférences en études germaniques, Université Toulouse 2.

Laplénie, Jean-François, Maître de conférences en littérature et histoire des idées allemandes, Sorbonne Université (Paris).

Laporte, Antoine, maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, membre du CIERA.

Laumond, Bénédicte, post-doctorante sur le projet ANR-DFG Cultures Pénales Continentales, chercheuse associée au Centre Marc Bloch de Berlin.

Lechevalier Arnaud, Université Paris 1, ancien Gastprofessor à l'Université Européenne de la Viadrina et ancien chercheur au Centre Marc Bloch

Lensing, Annette, Maîtresse de conférences en Civilisation allemande, Université de Caen Normandie

Leroy du Cardonnoy Eric, Professeur des Universités Université de Caen Normandie,  littérature et civilisation des pays de langue allemande XIX°-XX°, laboratoire ERLIS 

Lichau, Karsten, chercheur au Max-Planck-Institut für Bildungsforschung Berlin (unité de recherche "l'histoire des émotions"), ancien chercheur du Centre Marc Bloch

Lindner, Kolja, MCF en théorie politique allemande, Université Paris 8, responsable du double diplôme "Sciences sociales et culturelles/Soziokulturelle Studien" (Paris 8/Viadrina, Francfort sur l'Oder)

Lozac'h, Valérie, professeure en science politique, UMR SAGE, Université de Strasbourg

Mailänder, Elissa, Associate Professor (HDR), Centre d'Histoire de Sciences Po, directrice adjointe du CIERA

Mareuge, Agathe, Maîtresse de conférences en études germaniques et médiation culturelle, Sorbonne Université-Faculté des Lettres, Paris, ancienne boursière du DAAD, ancienne boursière du CIERA

Masson, Jean-Yves, professeur de littérature comparée à Sorbonne Université, traducteur d’allemand, directeur du domaine germanique des éditions Verdier, membre du PEN club allemand.

Maufroy, Sandrine, MCF en études germaniques (littératures de langue allemande, études interculturelles), Sorbonne Université, Paris, ancienne boursière de la Stiftung Weimarer Klassik und Kunstsammlungen, de la Mission historique française en Allemagne et du DAAD

Meyer, Daniel, Professeur en histoire des idées et histoire culturelle allemande, Université Paris-Est Créteil

Miard-Delacroix, Hélène, professeure en histoire et civilisation allemande, Sorbonne Université, UMR Sirice

Modicom, Pierre-Yves, Maître de conférences en linguistique allemande, Bordeaux-Montaigne

Moine, Caroline, MCF en histoire (Université Paris-Saclay, UVSQ), ancienne chercheuse invitée du DAAD au Zentrum für Zeithistorische Forschung de Potsdam et au Berliner Kolleg Kalter Krieg, ancienne boursière du CIERA, membre du comité franco-allemand des historiens.

Mouralis, Guillaume, Chercheur au CNRS, Centre Marc Bloch Berlin

Mützelburg, Irina, ATER en science politique à Sciences Po Lyon, chercheure associée au Centre Marc Bloch.

Olivier, Alain Patrick, Professeur des Universités, Philosophie, Université de Nantes, Vice-Président de l'Association Humboldt France

Pasques, Delphine, MCF hdr, linguiste, historienne de la langue allemande, Sorbonne Université, Paris

Patin, Nicolas, Maître de conférences en histoire contemporaine de l'Allemagne, Université Bordeaux Montaigne

Payen de la Garanderie, Philippe , maître de conférences en études germaniques, Université de Franche Comté

Perrier, Gwenaëlle, maîtresse de conférences en science politique à l'Université Paris 13, chercheuse associée au LISE/CNAM, ancienne boursière du Centre Marc Bloch à Berlin et du CIERA, ancienne post-doctorante dans un projet ANR-DFG

Picker, Marion, maîtresse de conférences (études germaniques) à l'Université de Poitiers, chercheuse associée au Centre Marc Bloch Berlin

Portes, Lidwine, Maîtresse de conférences en études germaniques (Université Bordeaux Montaigne)

Quélennec, Bruno, Post-doctorant (Fondation pour la Mémoire de la Shoah), ancien membre du Centre Marc Bloch (2008-2016), Docteur de la Europa-Universität Viadrina Frankfurt (Oder) / Université Paris Sorbonne (Paris IV)

Rausch, Sahra, Doctorante en cotutelle à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'Université Justus-Liebig de Giessen, ancienne boursière de l'Institut Historique Allemand à Paris

Reussner, Guillaume, Doctorant en littérature allemande, Sorbonne Université, Paris

Ritte, Jürgen, Professeur de littérature allemande et d'études interculturelles, Université Sorbonne Nouvelle - Paris. Ancien directeur adj. du bureau parisien du DAAD, responsables de deux programmes UFA/DFH à Paris 3

Robert, Valérie, Maîtresse de conférences en Etudes germaniques, Université Sorbonne Nouvelle ; responsable d'un master franco-allemand avec l'UFA/DFH ; ancienne boursière du DAAD ; chercheuse invitée au Journalistisches Seminar de la Johannes Gutenberg-Universität Mainz ; ancienne Fellow de la Fondation Alexander von Humboldt

Romain Jobez, Privatdozent, Institut für Theaterwissenchaft der Ruhr-Universität Bochum ; Maître de conférences HDR en études théâtrales à l'université de Poitiers

Roth, Camille, Chargé de recherche au CNRS au Centre Marc Bloch de Berlin, lauréat d'un ERC Consolidator et  plusieurs fois coordinateur de différents projets ANR

Roth, Hélène, maîtresse de conférences en géographie à l'Université Clermont Auvergne, UMR Territoires, membre du CIERA

Roudaut, Maiwenn, Maîtresse de conférences en études germaniques (Université de Nantes)

Rowell, Jay, Directeur de recherche au CNRS- UMR SAGE, ancien directeur adjoint du CIERA (2007-2017).

Ruiz, Isabelle, MCF en études germaniques à l'Université Rennes 2

Salles, Anne, MCF en études germaniques à Sorbonne Université, membre du comité franco-allemand des historiens

Sarfati Lanter Judith, Maîtresse de conférences en littérature comparée, Sorbonne Université, Paris

Schmidt, Lucia, ATER à l'Université de Franche-Comté, ancienne lectrice du DAAD à l'Université Toulouse II

Serrier, Thomas, Professeur, Université de Lille (IRHiS), ancien fellow de la Fondation Alexandre von Humboldt; ancien chercheur au Centre Marc Bloch; professeur invité à l'Université européenne Viadrina de Francfort-sur-Oder 2007-2017

Silhouette-Dercourt Virginie, maîtresse de conférences habilitée en Economie et Sciences de gestion à l'Université Sorbonne Paris Nord, membre du CEPN, chercheuse associée au Centre Marc Bloch depuis 2012. Porteuse de deux programmes de recherche franco-allemands (PFR CIERA (2025-2017) et UFA (2020-2021)).

Sintomer, Yves, professeur de sciences politiques, université de paris 8

Snoek, Kees, professeur de littérature et civilisation néerlandaises, Sorbonne Université, Paris

Solchany, Jean, Professeur en histoire contemporaine à l'IEP de Lyon

Steinle, Matthias, MCF en Cinéma et audiovisuel à l'Université Sorbonne Nouvelle, ancien boursier DAAD

Teissier, Catherine, Maîtresse de conférences en Allemand, Université d'Aix-Marseille AMU, Responsable du double Master LEA/ICBS Aix-Passau soutenu par l'UFA/DFH

Terrisse, Bénédicte, Maîtresse de Conférences en études germaniques, Université de Nantes, ancienne boursière du CIERA, membre du Peter Szondi-Kolleg

Thouard, Denis, Directeur de recherche CNRS, Centre Georg Simmel, Paris / Centre Marc Bloch, Berlin

Tietze, Nikola, chercheure au Centre Marc Bloch de Berlin et à la Hamburger Stiftung zur Förderung für Wissenschaft und Kultur, chercheure associée au Lise (Cnam, Paris)

Tomasella, Claire, doctorante en sciences sociales à l'EHESS, associée au Centre Marc Bloch de Berlin

Toscer-Angot Sylvie, MCF HDR en études germaniques, UPEC, (EPHE-CNRS, PSL), ancienne boursière du DAAD

Urban, Marie, postdoctorante rattachée à l'Université d'Aix-Marseille et à l'Université d'Hildesheim (thèse réalisée en cotutelle et dans un programme intégré de l'Université franco-allemande), chercheuse associée au Centre Marc Bloch.

Vaillant, Jérôme, Professeur émérite de civilisation allemande à l’Université de Lille

Val, Perrine, Post-doctorante en histoire du cinéma, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancienne doctorante rattachée au Centre Marc Bloch

Veit, Patrice, Directeur de recherche émérite au CNRS (Centre Georg Simmel, EHESS, Paris), ancien directeur de la Mission historique française en Allemagne, Göttingen (1992-1999), ancien directeur du Centre Marc Bloch, Berlin (2005-2010)

Vinckel-Roisin, Hélène, MCF HDR, linguistique de l'allemand moderne, Sorbonne Université, Paris

von Hirschhausen, Béatrice, Directrice de recherche au CNRS (UMR Géographie-Cités, Paris), ancienne directrice adjointe du Centre Marc Bloch, ancienne responsable scientifique du consortium "Phantomgrenzen in Ostmitteleuropa" financé par le ministère allemand de la recherche.

Weissmann, Dirk, professeur à l'Université Toulouse Jean-Jaurès, littératures de langue allemande, interculturalité. 

Wögerbauer, Werner, professeur de littérature allemande à l'Université de Nantes.

Yèche, Hélène, Professeur de littérature et civilisation allemandes à l’Université de Poitiers, Doyen de la Faculté des Lettres et des Langues 

Yuva, Ayşe, chercheuse associée au Centre Marc Bloch, Berlin

Zunino, Bérénice, maîtresse de conférences en études germaniques, Université de Franche-Comté, ancienne boursière de l'Institut français d'histoire en Allemagne (Francfort-sur-le-Main)

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