« Kazakhgate » : comme Sophie de Wit, Vincent van Quickenborne fustige la commission

Le parlementaire belge rappelle qu’aucun élément ne permet d'impliquer Patokh Chodiev dans le vote de la transaction pénale élargie en 2011. Il demande à ses collègues et membres de la commission d'enquête de présenter des excuses à l'homme d'affaires kazakh.

L’idée d’un « Kazakhgate » s'effondre

A l'instar de nombre de ses collègues, Vincent van Quickenborne n'a pas été avare de critiques quant aux travaux et au déroulé de la commission à laquelle il siégeait. En avril 2017, déjà, il estimait que « si rien ne change, il faudra changer la manière dont nous travaillons et procéder à des auditions à huis clos » - une allusion limpide aux innombrables fuites qui ont alimenté la presse à scandale du pays, fuites dont on sait aujourd'hui qu'elles furent orchestrées par le propre président de la commission d'enquête, Dirk van der Maelen.

A de nombreuses reprises, le parlementaire a également critiqué la manière dont se déroulaient les travaux, l'agenda surchargé des auditions ou les reports de calendrier. Vincent van Quickenborne a aussi vertement critiqué la propension de Van der Maelen à mener une enquête uniquement à charge, ou à se répandre dans la presse sur le compte de témoins auditionnés avant même qu'ils ne se présentent devant sa commission.

En outre, toute la notion de « Kazakhgate » s’est révélée n’être rien d’autre qu’une insulte facile à l’encontre d’un pays lointain qui pourrait pourtant s’avérer un partenaire commercial précieux pour la Belgique. Aucune interférence kazakhe n’a été constatée et, comble de l’ironie, les trois hommes d’affaires d’Asie centrale ne sont même pas nés au Kazakhstan...

Quant au membre le plus éminent de ce trio, le belgo-ouzbek Patokh Chodiev, bien qu’il soit régulièrement calomnié dans les médias, le député belge est catégorique : rien ne permet de l’impliquer dans le vote de 2011 pour la transaction pénale élargie, et sa citoyenneté belge a été accordée de façon tout à fait légitime. Vincent van Quickenborne a demandé à ses collègues membres de la commission de présenter leurs excuses auprès de l’homme d’affaires.

Le 25 avril, Vincent van Quickenborne a posé la question, la seule, sur laquelle repose tout le « Kazakhgate » : « A la question qui se trouve au cœur de nos travaux (à savoir : « La loi sur la transaction pénale a-t-elle été adoptée dans l'objectif d'aider Patokh Chodiev et ses associés ? »), la réponse est clairement non. La commission n'a pas à lui présenter d'excuses. Mais ses membres l'ayant gratuitement accusé lui doivent, eux, des excuses ».

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