Brexit : ce n'est peut-être pas demain la veille

La mis en route d'un processus de séparation de la Grande-Bretagne de l'Union européenne dépend du gouvernement et du Parlement britanniques et d'eux seuls. Exclusivement. Le reste n'est que bavardage et communication.

Le problème n'est pas tellement que les Britanniques aient voté "non" à l'UE, c'est qu'ils n'ont pour l'instant rien fait d'autre qu'exprimer un avis.

Leur gouvernement, au moins jusqu'à septembre, est dirigé par M. Cameron, partisan du maintien dans l'UE. S'il est remplacé par un partisan du grand large, il faudra qu'il obtienne une majorité aux Communes, où les élus sont, pour le moment, majoritairement favorables au "Remain". Tous formeront un drôle d'attelage pour mettre en œuvre le "Leave". "It is not pie, is it?" (C'est pas de la tarte, n'est-ce pas?).

 

A moins d'organiser de nouvelles élections législatives... Mais si les partisans de la sortie de l'UE n'en sortent pas majoritaires, il se passera quoi?Le referendum sur le Brexit n'a pour l'instant pas d'autre valeur que... consultative et ne peut en l'état avoir force de loi. Cela dit, la responsabilité des Européens dans cette affaire est est énorme.

Tellement certains que, jamais au grand jamais, un pays-membre ne voudrait s'en aller (elle est tellement belle, notre Europe), ils ont laissé, avec un article 50 un peu bâclé (Merci M. Lamassourre), le manche du couteau au pays dont le peuple est candidat au départ.

Or, si les dirigeants britanniques ont autant de considération pour le suffrage des citoyens que les dirigeants de Bruxelles... ou de Paris, le Brexit risque de durer un peu, quoi... "We are not out of the inn" (on n'est pas sortis de l'auberge).

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