Macron et les enseignants: le tour de la question en trois points

Il suffit de citer trois phrases de Macron pour se rendre compte qu'il a menti aux enseignants, comme candidat et comme président.

 

1. La lettre de rentrée du Président de la République aux enseignants se terminait ainsi :« Soyez assurés, Mesdames et Messieurs les professeurs, de l’expression de ma profonde reconnaissance »

2. La lettre ouverte aux enseignants du candidat Macron contenait cette phrase : « la reconnaissance, c’est aussi une plus juste rémunération. Nous augmenterons votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises. Vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant ».

 3. Le 13 septembre, le gouvernement présente aux syndicats de la fonction publique un projet de compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires sous la forme d’une indemnité « dégressive » en fonction de l’ancienneté, qui de plus ne s’appliquera pas aux nouveaux entrants. Comme les salaires ont été gelés, ils vont diminuer dans la plupart des cas.

 1 + 2 + 3 : selon ses propres critères, la « profonde reconnaissance » de Macron pour les enseignants ne vaut rien. Son mépris pour la fonction publique, à laquelle il s’adresse d’une manière autoritaire et sentencieuse tout en lui mentant, montre son absence totale du sens de l’Etat. Sa « Révolution », commence systématiquement par de vieilles mesures de droite, ce qui décrédibilise tout le reste.

 « Je compte sur vous, comme vous pouvez compter sur moi » : ainsi se terminait la lettre aux enseignants du candidat Macron.

 Quelques mois plus tard nous ne pouvons déjà plus compter sur vous, M. Macron. Mais vous allez tout de même devoir compter avec nous.

 Grève le 10 octobre.

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