Michel "Eparcyl" Laloue : Deux Ans de Prison Ferme

La gendarmerie d'Argenton-sur-Creuse (Indre) a refusé mes plaintes contre ce désaxé. Ca n'a pas empêché le Tribunal correctionnel d'Avignon de l'envoyer deux ans en prison...

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Pour mémoire, cet individu reconnu dangereux sur le plan criminologique et présentant des "aménagements psychotiques de la personnalité", selon un expert-psychiatre auprès des tribunaux, Michel Laloue donc, s'en était pris à moi et à de nombreux autres internautes sur le réseau social Périscope notamment, au travers de menaces de mort avec arme, de harcèlement, diffamation, humiliation et swatting (voir ici pour mémoire).

C'est fini pour lui. Pendant qu'il déblatérait sans arrêt, d'autres agissaient en justice. Michel Laloue a écopé le 20 septembre 2019 de trois ans de prison dont deux ferme. Précisons au passage que je continue de recevoir des menaces de mort de la part de sa petite bande de psychopathes en slip.

Je "félicite" les gendarmes d'Argenton-sur-Creuse (au moins six) qui ont refusé deux fois mes plaintes avec preuves les 14 et 25 juillet 2019, violant par là-même l'article 15-3 du Code de procédure pénale et mettant du même coup ma vie en danger (Code pénal 223-1).

Ci-dessous, reprise de l'article de Bruno Hurault (La Provence 22 septembre 2019).

"Plus à l’aise derrière son ordinateur pour déverser un discours haineux sur les réseaux sociaux que dans le box du tribunal correctionnel d’Avignon, Michel Laloue, 60 ans, et 26 mentions au casier judiciaire, tente de minimiser la portée de ses actes. Il lui est reproché, via le réseau social Periscope et sa "chaîne" You Tube, des faits de harcèlement et des menaces de mort au préjudice de plusieurs victimes. Des personnes chez qui s’est parfois déplacé le prévenu pour tourner des vidéos insultantes et dénigrantes. Il lui est également reproché des violences avec arme : le soir de la finale Algérie-Sénégal, Michel Laloue a suivi à Avignon, tout en les filmant, deux jeunes supporters des Fennecs, âgés d’une dizaine d’années, et en les traitant de "bougnoules" a brandi une bombe lacrymogène en disant "on les gaze on les gaze". "C’était juste pour le buzz" marmonne le prévenu en forme de plates excuses après avoir assuré : "j’ai rien fait du tout".

Les parties civiles expriment leur peur après les menaces circonstanciées proférées sur les réseaux sociaux par cet homme armé d’un harpon mais qu’on voit aussi sur une vidéo couper un melon avec une hache en tenant des propos effrayants. La défense assurée par Me Amr plaide des "mises en scène misérables pour obtenir une aura, une gloire dans ce monde virtuel, un monde où il est une star et il cherche ça". Des clics à tout prix qui transforment "un homme misérable et malade en Superman" poursuit la défense, selon qui il n’y a pas de risque de passage à l’acte. "Je regrette tout ce qui s’est passé, je n’irai plus sur Périscope, j’arrête" a pleurniché le prévenu avant que le tribunal ne se retire pour délibérer. Déclaré coupable, il écope d’une peine de trois ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans, avec interdiction de contact avec les victimes. Au plan civil est allouée, à deux victimes reçues en leur constitution de partie civile, une somme de 1 500 euros, en réparation de leur préjudice moral."

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