Président Macron, J'Habite Gargilesse Et Je Crève

J'habite Gargilesse (Indre) parce que j'ai été illégalement expulsé sans relogement - alors que je suis prioritaire DALO - de mon appartement parisien en 2015 par la commissaire Véronique Robert après séquestration de 24 heures, crime pénal passible de 20 ans de prison ferme. Demain, M. Macron, vous venez rencontrer M. Berberian, le maire de la commune paumée dans laquelle j'habite maintenant.

Chez Moi, Gargilesse Chez Moi, Gargilesse
Vanik Berberian, le maire, que vous allez rencontrer demain 14 février 2019 à Gargilesse, m'a fait enfermer sous contrainte à l'hôpital psychiatrique du 2 au 22 octobre 2018 parce que je fais des directs sur le réseau social Périscope dans lesquels j'appelle au secours pour avoir justice et récupérer mon logement.

Selon ses fantasmes à ce jour toujours non prouvés, j'aurais, je cite, "proféré des menaces contre le Chef de l'Etat", M. Macron, et j'aurais "exprimé l'intention de mettre fin à mes jours". C'est l'ordonnance de la juge de la Cour d'appel de Bourges (22 octobre 2018) qui reprend les termes de l'accusation, pour ensuite les contredire et ordonner la main-levée de la mesure d'hospitalisation sous contrainte, affirmant que je ne présente aucun trouble psychiatrique et que je suis tout à fait cohérent et calme dans mes propos.

J'ai donc été privé, M. le Président, en République française, de mes libertés individuelles et fondamentales, pendant trois semaines sur des preuves inexistantes et de la dénonciation calomnieuse (Code pénal 226) - par un élu de la République non-élu au suffrage universel. Après avoir été shooté au Loxapac par un médecin du SAMU qui a ignoré mes mises en garde quant à ma grave allergie à cette substance : un antipsychotique surpuissant et on peut le dire, dans certains cas, extrêmement violent - il a déclenché une crise de tachycardie pendant des heures (155 pulsations au repos, constatation par infirmier du service) à l'hôpital où on m'a simplement jeté comme un malpropre dans une cellule pourrie. Plusieurs médecins m'ont confirmé la chose : Le Loxapac n'est pas un médicament anodin et peut déclencher des amnésies. Cette crise de tachycardie ayant nécessité l'intervention d'une dizaine de personnes du service afin de la faire cesser...au moyen d'une piqure de Valium directement dans les muqueuses de mon anus, tellement le temps pressait.

Le Loxapac m'a été administré sans mon consentement donc, déclenchant une amnésie temporaire quand j'ai été "accueilli" aux urgences de l'hôpital de Châteauroux, pour l'examen règlementaire pendant lequel, alors que j'étais dans un état d'"inconscience", le Docteur Aurélie Moreau a tout de même réussi à sortir un diagnostic digne d'un sketch de Dany Boon : "hétéroagressivité, autoagressivité, idées suicidaires avec scénario cristallisé, refus de soins, syndrome délirant de persécution". Tout ça inventé ou extirpé à quelqu'un sous l'emprise d'un antipsychotique nocif et plongeant le patient dans un état végétatif. Je ne sais toujours pas où le Docteur Aurélie Moreau a entendu la voix lui permettant de sortir un monceau aussi chargé d'âneries... Peut-être dans sa tête ? Il est également à noter que le certificat médical nécessaire à mon internement a été établi par un médecin (Aurélie Moreau) appartenant au même complexe hospitalier que celui où j'ai été enfermé sans jugement pendant trois semaines ; ce qui viole les articles 3213-1 et 2 du Code de la santé publique.

Mainlevée de la Mesure d'Hospitalisation Sous Contrainte - Cour d'appel Mainlevée de la Mesure d'Hospitalisation Sous Contrainte - Cour d'appel
Et le Loxapac, Monsieur Macron, m'a été administré en présence de six gendarmes dont un le doigt sur la gâchette d'une arme automatique de guerre... Devant chez moi. Les gendarmes qui ont eux-mêmes témoigné - ainsi qu'un pompier qui est témoin - que j'étais absolument calme tout le temps avant que les pompiers n'arrivent et ensuite encore (qu'est-ce qui peut pousser à droguer et "empoisonner" une personne tout à fait calme ?).

Pourquoi les gendarmes se sont-ils présentés chez moi pour cette hospitalisation sous contrainte ? A cause d'une prétendue vidéo en direct retransmise sur Périscope donc, qu'à ce jour, personne n'a vue. J'ai demandé à l'officier de gendarmerie devant chez moi ce qui se passait :

- L'officier : "Vous avez menacé le Chef de l'Etat... Sur Périscope".

- Moi : "Quoi ???! Mais c'est pas vrai j'ai jamais fait ça ! Vous avez vu cette prétendue vidéo, officier ?"

- L'officier : "Ah non je l'ai pas vue".

Les pompiers ne l'ont pas vue non plus, j'ai demandé. Le Docteur Cantemir, psychiatre qui m'a "suivi" pendant trois semaines, m'a répété plusieurs fois "Je n'ai pas vu cette vidéo". La totalité des gens à qui j'ai demandé s'ils avaient vu cette vidéo (menaces) m'ont répondu qu'ils ne l'avaient pas vue.

De fait, cette vidéo n'est nulle part et encore moins dans le dossier. De fait la juge d'appel a ordonné que je sois relâché en précisant, je cite son ordonnance : " Qu'il n'est pas établi que le patient se trouve privé par un trouble psychique de la capacité de consentir à des soins et que son état mental impose leur poursuite sous le régime de l'hospitalisation complète..." Et "qu'il doit donc être donné mainlevée de la mesure" (d'hospitalisation sous contrainte). Je précise que la juge d'appel justifie la mainlevée de la mesure en grande partie en s'appuyant sur les rapports établis par la psychiatre de l'HP pendant mon enfermement, ce qui veut dire que la psychiatre me gardait enfermé en affirmant elle-même qu'elle n'avait pas de raison de le faire... La juge d'appel n'a fourni aucune vidéo ni précisé l'avoir vue. 

Vanik Berberian sur BFMTV - Photo Nicolas V Vanik Berberian sur BFMTV - Photo Nicolas V

Monsieur Macron, Monsieur Berberian m'avait promis de m'aider sur le problème de violation de la loi par un officier de police en 2015 (séquestration et expulsion illégale à Paris) - puisque le Procureur de la République de Paris n'a jugé bon ni de donner suite à ma plainte contre la commissaire Véronique Robert, ni de me répondre et encore moins de motiver son classement sans suite. Quand on est face à du déni de justice de la part d'un magistrat, ce sont les garants des institutions qu'il faut aller voir. Ce que j'ai fait, en la personne de Vanik Berberian, maire de ma commune, Gargilesse, qui a un devoir constitutionnel de venir à mon aide : non pas en intervenant dans une affaire en cours mais en alertant les autorités compétentes que des personnes dépositaires de l'autorité publique commettent des crimes pénaux. Au lieu de cela, Monsieur Berberian m'a craché cet été le jour de la victoire de la France en Coupe du Monde "Tu as besoin de soins" et de fait, quelques mois plus tard, m'a fait enfermer comme dans la plus détestable des dictatures, pendant trois semaines sur du vent. Je tiens à votre disposition, Monsieur le Président, la vidéo dans laquelle le maire de Gargilesse m'insulte, chez moi.

Je ne suis sorti de l'HP que parce que j'ai fait appel de cet abus d'autorité, accompagné de dénonciation calomnieuse et de mise en danger de ma vie (Code pénal 223-1).

Est-il besoin de vous préciser, M. le Président, que ni pour la séquestration de 2015 à l'IPPP (Paris) ni pour la séquestration de 2018, la justice n'a réagi. Pour information, je suis ressorti de l'Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de police en 2015... 24 heures plus tard... Sur décision du psychiatre, qui ne voyait pas ce que je faisais là... Et que pendant ce temps comme par hasard, mon logement rue de Chantilly dans le 9e a été vidé...

Voilà qui est la personne que vous allez rencontrer demain, M. Macron. Vous tenez à discuter avec les maires, mais dans une démocratie, on doit veiller à entendre la voix de chacun.

 

Ordonnance Contredisant Les Accusations Contre Moi de M. Berberian - Cour d'Appel Ordonnance Contredisant Les Accusations Contre Moi de M. Berberian - Cour d'Appel

Depuis 2015 et mon expulsion locative illégale, je suis seul, isolé, encore plus dépressif que je ne l'étais (la dépression n'est pas une maladie mentale), je ne peux plus travailler puisque mon travail était possible seulement à Paris (j'étais comédien et animateur radio depuis plus de vingt ans) et quand je dois voir un dentiste ou un médecin, il y a six mois d'attente. Dimanche dernier, j'ai du acheter une deuxième voiture à 360€ parce que dans ce désert français du Berry, il n'y a pas non plus de garagiste ni de dépanneur-remorqueur. Au bout d'un mois coincé chez moi dans un trou sans transport, j'ai agi. Et tout ça ne dérange personne, spécialement Monsieur Berberian, garant immobile de mes droits de citoyen français. Ni mes trois assistantes sociales (CCAS d'Argenton-sur-Creuse - Madame Bordage, CPAM de l'Indre - Madame Huguet, et Ministère des affaires sociales - Madame Menahen), aux abonnés absents depuis des années.

Le Médecin-conseil que j'ai vu en novembre pense pourtant que ma situation est bien problématique, puisqu'elle a décidé mon passage en invalidité, du niveau 1 vers le niveau 2. Je n'avais pas précisé : je subis tout ça en étant travailleur handicapé (RQTH), en invalidité et en affection longue durée (ALD). J'ai au passage raconté à ce médecin et à d'autres à quel point le traumatisme de l'enfermement illégal subi en octobre dernier à cause de Monsieur Berberian m'a encore plus détruit la santé (angoisses, insomnies, cauchemars...). Est-il besoin de préciser que le Médecin-conseil ne m'a pas mis en invalidité niveau 2 parce que je serais psychotique mais bien parce que je ne le suis pas ?

Je vous pose donc trois questions, M. Macron :

- M'accorderiez-vous cinq minutes demain à Gargilesse, même si je ne suis pas Maire de la commune (depuis trente ans... et non élu au suffrage universel...) ?

- Pourriez-vous demander à toute autorité compétente de me fournir la vidéo dans laquelle j'aurais eu des propos menaçant à votre égard (puisque personne ne me répond) ?

- Ce que je vous raconte dans cet article vous semble-t-il correspondre à l'idée d'état de droit que vous défendez dans le cadre de votre mandat de Président de la République française ?

Je n'ai pas d'autres questions parce que de toute façon les gens comme vous ne répondent jamais aux gens comme moi et que parce que tout ça s'appelle un APPEL AU SECOURS. Pas de l'auto-agressivité ni de l'hétéro-agressivité. Appeler au secours en 2019, est souvent considéré comme le fait de menacer... Quel drôle de symbole pour la République.

Ai-je précisé que je ne suis pas suicidaire, que je ne l'ai jamais été et que je n'ai pas l'intention de le devenir et que surtout, je n'ai jamais eu de propos menaçants envers vous ni l'intention de m'en prendre à vous ? Parce que je n'aimerais pas avoir la visite de gros bras façon Gestapo demain chez moi ou bien de docteurs Maboule la seringue à la main...

Jérôme Vigliano, habitant de Gargilesse, forcé, contraint et exilé par la République française - www.jeromevigliano.fr

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