EDF, l'INsécurité Sociale et Benny Hill

En France, pays des droits de l'Homme Riche, être une victime n'est pas bien vu. Quand tu tombes du train en marche deux solutions s'offrent à toi : 1. Tu gueules pour qu'on te tende une main et tu prends des coups de poing. 2. Tu restes sur le ballast et tu redeviens un loup. 500e lettre à une assistante sociale (illustrations non incluses).

Le Mur Chez moi, Paris, 1 rue de Chantilly, jusqu'en juillet 2015. Le Mur Chez moi, Paris, 1 rue de Chantilly, jusqu'en juillet 2015.

Bonjour,

 

Je viens de recevoir un courrier m’informant que la commission de la CPAM me refuse une aide pour les 269€ dus à EDF – que j’ai pourtant proposé de payer en échéancier… J’ai bien compris que cette décision de la CPAM n’est pas contestable.

 

Je vous remercie de prendre note de ce mail à l’attention de votre administration.

 

Je rappelle à la CPAM que :

  • Ces 269€ sont le rattrapage annuel suite à différence entre mensualisation et consommation réelle.
  • Que je continue de payer 43€ par mois et que je suis à jour.
  • Que j’allais augmenter le montant de cette mensualité puisque EDF, tout en constatant que ma consommation était plus élevée, non seulement n’avait pas augmenté la mensualité, mais l’avait… Baissée (27€ au lieu de 55 l’année dernière…).
  • Que je suis à jour de toutes mes factures mensuelles.

 

43€ 43€

 

  • Qu'en 2015 j’ai été expulsé violemment après séquestration de deux jours à l’Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de police par la commissaire Robert (Code pénal 224-1) sans possibiité d’appeler ni un avocat ni ma famille (!!).
  • Que cette séquestration a permis comme par hasard mon expulsion illégale (violation loi DALO du 5 mars 2007, violation circulaire ministérielle Valls / Duflot du 26 octobre 2012).

 

Cécile Duflot et Manuel Valls, pour le pire Cécile Duflot et Manuel Valls, pour le pire

 

  • Que j’ai été licencié deux fois en deux ans, 2008 et 2010 et que j’ai eu deux fois gain de cause aux prud’hommes pour licenciement abusif.
  • Que pour pouvoir travailler, je dois habiter Paris. Mon métier étant : comédien et animateur radio (profession exercée de 1988 à 2010 sans interruption).
  • Que cette expulsion locative a détruit toute ma vie : professionnelle, familiale, sociale, amicale, amoureuse, et continue de détruire ma santé. 

 

Ca va trancher Chérie Ca va trancher Chérie

 

  • Que cette situation n’a jamais et pas du tout été prise en compte par les services sociaux, ni la mairie de Paris 9, ni la Mairie de Paris, ni le Ministère du logement, ni par la Fondation Abbé Pierre.
  • Que cette situation n’a jamais été prise en compte par Madame Le Guen, assistante sociale à la Mairie de Paris 9.
  • Que cette même assistante sociale est resté sourde à mes appels au secours pendant les 213 jours de coupure EDF à Paris chez moi, sans mise en demeure (Code Action Sociale L115-3 + violation de la loi sur l’exclusion de 1999) situation relatée au journal de TF1 20h00 en mai 2012.
  • Que la même situation va se reproduire, vous m’en avez informé, et toujours sans mise en demeure, tout comme elle s’est reproduite avec Direct Energie voici quelques mois ici-même, sans mise en demeure. Je me suis retrouvé à mon retour de 15 jours d’hôpital et 4 heures au bloc opératoire sans courant chez moi pendant plusieurs jours sans aucune intervention ni des services sociaux ni de la mairie de XXXX. Quatre chats dont je m’occupe sont morts indirectement à cause de cette coupure.

  

TF1 20h00 24 mai 2012 TF1 20h00 24 mai 2012

 

  • Que la consommation excessive de courant a été générée par une coupure totale de gaz en pleine période de froid polaire cet hiver – même avec du courant, ni eau chaude ni chauffage pendant 6 semaines – 12 degrés dans mon salon – sans aucune réaction de personne.
  • Que je n’avais plus de gaz parce que Butagaz refuse de livrer pour moins de 175€ d’un coup et que je n’ai pas 175€ à mettre d’un coup.
  • Qu’ils peuvent livrer avec paiement en deux fois et deux chèques mais que je n’ai pas de chéquier – je ne suis pas interdit bancaire ni fiché FICP. 
  • Qu’en 2015-2016, le service social d’Argenton est resté sourd à mes innombrables appels à l'aide – en la personne de Madame Moulin – pendant une année, ce qui a été reconnu par le service social lui-même.
  • Que la Croix Rouge et le Secours populaire, malgré assurance appuyée de me rappeler dans la journée, n’ont jamais donné suite.
  • Que je garde toujours à disposition des services sociaux toutes mes factures et tickets de course.

 

Je note qu’une commission composée de gens qui ne m’ont jamais vu, n’ont jamais vu où j’habite et ne connaissent rien de ma vie, juge que je n’ai pas droit à cette aide.

 

Commission de Gens Commission de Gens

 

Je note qu’étant employés par la CPAM, ces gens ont tout de même sous les yeux mon dossier médical, Affection Longue Durée (ALD) depuis 1991, dépression, syndrome anxyo-dépressif, invalidité, RQTH.

Je rappelle une nouvelle fois que cet état de santé constitue un handicap et que si ne sont pas pris en compte mon mode de vie et le rythme auquel je vis chaque journée, tout action ne mènera qu’à une chose : un mur.

 

Le Mur Chez moi, Paris, 1 rue de Chantilly, jusqu'en juillet 2015. Le Mur Chez moi, Paris, 1 rue de Chantilly, jusqu'en juillet 2015.

 

En conséquence et puisque je n’ai pas le droit à cette aide (22 juin), et plus généralement puisqu’aucune mesure sérieuse de prise en compte de ma situation globale ne continue d’être prise, situation perdurant depuis plus de dix ans :

  • Je ne ferai plus de demande d’aide auprès de votre administration – tout comme j’ai informé Monsieur XXXX, maire de XXXX, que je ne l’appellerai plus à l’aide.
  • Je note que différents événements se sont produits depuis 2012 : refus d’aides, refus de communication, violations de la loi par des administrations publiques, expulsion illégale, mise à l’écart de la société.
  • Je note que ces différents événements peuvent être constitutifs des délits de mise en danger de la vie d’autrui (Code pénal 121) et de non-assistance à personne en danger (Code pénal 223).
  • J’adresse une plainte pour ces deux motifs au Procureur de la République de Châteauroux et du Tribunal administratif de Limoges au sujet de la succession d’événements intervenus depuis 2012, plainte contre EDF et contre la CPAM.

 

Gare Gare

 

Je joins à ma plainte les 11 attestations + pièces d'identité en bonne et due forme de personnes prouvant que l’aide sociale de Paris et EDF m’ont laissé crever 213 jours sans courant. 

 

Je transmets copie de ce mail :

  • A Maître XXXX, avocate au Barreau de Paris, pour information
  • A ma garantie juridique privée, pour désignation d’un avocat – dans la mesure où mon état de santé ne me permet plus comme en 2014 de mener un dossier seul contre Pôle Emploi au TA.
  • A mon médecin, Docteur XXXX à XXXX.
  • Madame XXXX, Ministère des affaires sociales, pour information.

 

Je vous rappelle que nous sommes actuellement ne période de canicule (37°5 à Argenton hier) et que pour quelqu’un dans mon état de santé, cette période est particulièrement néfaste.

 

Vous le savez déjà mais je me permets de le rappeler à votre administration : j’aurais beaucoup mieux à faire que ces âneries, si mon pays cessait de me demander de crever plus vite.

 

Cordialement.

 

Jérôme Vigliano - www.jeromevigliano.fr

 

 

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