Flic et Voyou

 

 

Au commencement, il y eut Jean-Louis Giroud, inspecteur de police au commissariat de Lyon 8e.

 

Ci-dessus, la citation à comparaître au Tribunal en tant que prévenu alors que j'étais la victime.

 

Victime des coups répétés de l'inspecteur Giroud : 3 coups portés à ma tête en empoignant mes cheveux alors que j'étais au sol en train de pleurer, allongé, en position non-agressive, en pleine dépression nerveuse.

 

J'étais en garde à vue ce 20 août 1994, pour avoir fait un doigt d'honneur à deux personnes, que je croyais être des automobilistes lambdas et qui se sont avérés être des policiers. Qui n'avaient pas la patience d'attendre à un feu.

 

Faire un doigt d'honneur, certes ce n'est pas poli. Mais je n'ai fait que ça, rien de tout le reste, ni insultes ni violence. Et surtout, j'ai reçu les coups, je ne les ai pas donnés.

 

Et j'ai été condamné.

 

L'inspecteur Giroud, lui, n'a jamais été inquiété. Il est fou-dangereux, ses collègues l'ont vu faire et ils n'ont rien dit. A-t-il continué avec d'autres ? Etait-il coutumier du fait ? Certaines personnes sortent les pieds devant d'une garde à vue.

 

Mon corps a eu de la chance ce jour-là, mais mon âme n'a jamais cicatrisé.

 

Depuis 20 années, j'attends justice.

 

Personne ne m'a aidé, et ma vie a été démolie une deuxième fois ce jour-là. Et la spirale de la stigmatisation a commencé sans s'arrêter. Les prédateurs aiment se repaître des individus les plus faibles. Je suis toujours faible, mais maintenant je suis debout. Mourant mais debout.

 

En janvier 2013, j'ai été frappé à coup de baramine sur la tête par deux drogués. Mais cet officier de police de la République était encore plus violent qu'eux. Et encore plus hors-la-loi.

 

Son acte est réprimé par le Code pénal, article 222-13, entre autres.

 

Certains policiers ont en commun une chose avec les voyous : le mensonge et la violence.

 

Inspecteur Jean-Louis Giroud, moi, Jérôme Vigliano, dit et répète, vous me rendrez justice, devant un tribunal, et pas comme un cowboy, comme vous l'avez fait.

 

Nous avons tous les deux rendez-vous avec la Loi, celle que vous avez salie.

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