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Billet de blog 28 oct. 2021

Communauté Emmaüs : Bienvenue Au Camp De Travail Forcé

J'avais vaguement entendu parler des communautés Emmaüs et j'avais l'image de l'Abbé Pierre en tête. Après y avoir passé trois jours, étant à la rue, j'ai plutôt l'image de Goering en tête.

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© Slate

Ce matin, 28 octobre 2021, j'ai été (re)mis à la rue de la communauté Emmaüs de Déols (Indre), par une grosse brute géorgienne de 150 kilos. Le mec est responsable d'une communauté censée venir en aide aux plus démunis...

Ca fait un mois que je suis à la rue, devant fuir mon logement à cause du fait que malgré ma plainte, les gendarmes tropéziens de l'Indre et les flics tropéziens d'Avignon refusent d'interpeller Michel "Eparcyl" Laloue, multi-récidiviste reconnu malade mental me cyber-harcelant depuis trois ans et se rendant coupable de swatting (il m'envoie les flics et les pompiers à toute heure sur des motifs fallacieux). J'y reviendrai dans le prochain article et y'en aura pour tout le monde.

Hors donc, me trouvant dans un camping paumé en attendant désespérément que les gendarmes cessent de se faire les ongles, je tente d'appeler la communauté Emmaüs de Déols, en leur expliquant la situation en quelques mots : "Vous pouvez venir mais que deux jours, "en passager", ensuite vous verrez quelqu'un si vous voulez rester plus longtemps", me dit à 07:30 du mat le gars qui fait la cuisine. Parce que le lundi, c'est fermé, normalement. Mais lui il répond. Je me pointe là-bas (je passe les détails), je vois Greg, l'adjoint du Géorgien de 150 kilos qui se prend pour le PDG de Havas (cette caricature de petit chef s'appelle Alex. Greg, a priori un gars sympathique. Il me montre ma chambre, m'explique les horaires pour bouffer et deux trois conneries et il me laisse m'installer.

L'Abbé, relève-toi, ils sont devenus fous !

Alors quand je dis une chambre, je précise : poignée cassée, lavabo qui dégueule d'eau croupie puisqu'il est bouché et au premier étage, où se trouvent la chambre du "passager", la mienne donc, aucun lavabo dans les toilettes, pas de savon, pas de gel hydro-alcoolique. Donc tu fais tes besoins et ensuite tu descends à l’étage en-dessous pour te laver les mains. Pour les cafards, que dire ? A gauche y’en avait plein les toilettes, à droite, non. Alors j’allais à droite. Par ailleurs, puisqu’on parle d’hygiene, je note qu'à l'intérieur de cet immense bâtiment qui sert de logement et de lieu de vie aux "compagnons", les miséreux qui vivent dans ce cloaque et travaillent pour la communauté sans contrat de travail, personne ne porte de masque anti-covid.

La règle est celle-là, chez Emmaüs (communauté) : tu peux rester deux trois jours et ensuite, tu passes du statut de passager à celui de compagnon. Donc : tu es logé nourri blanchi, contre des journées de travail avec les horaires suivants : 08:00 / 12:00 et 13:30 / 17:30. Travail sans contrat de travail, sans convention, sans mutuelle, c'est du travail mais ça relève pas du Code du travail. Bref, pourquoi pas, jusqu'ici tout va bien.

Le premier malaise arrive quand on se rend compte qu'après être arrivé là en situation de panique, étant à la rue, étant malade, en invalidité niveau 2, travailleur handicapé, en affection longue durée et dépressif (c'est mon cas tout ça), l'avoir bien raconté à Greg, l'adjoint (puis deux jours plus tard à la brute géorgienne qui fait office d'officier du camp), qu'après être arrivé là dans ces conditions ces deux zozos sont obnubilés... par le mot "travail". Comme s'ils avaient peur que tu leurs dises "je veux pas travailler". Je réfléchis, je me dis "je suis bien chez l'Abbé Pierre là ou bien c'état marqué "Arbeit Macht Frei" en entrant, j'ai un doute. Bref, sûrement une impression. Paniquez pas les gars, je vais travailler. Greg, pendant une discussion, pendant les deux jours où je ne fais rien de la journée (ils aiment pas ça mais c'est la règle), m'explique le principe de l'échange (refuge / travail)... "Tu te rends compte, me dit-il, que certains ne veulent pas travailler..?", me fait-il, catastrophé, en cherchant à voir si je suis choqué. Je lui dis "Oui oui...".

Arbeit Macht Frei

Et dans ma tête: "Qu'est-ce qu'il a, le Greg ? Il a l'air tout chose... ". Je sais pas non, je me rends pas compte, en fait je m'en fous, ils ont peut-être leur raison de pas vouloir travailler les gens que tu ramasses dans un centre humanitaire pour les faire bosser... Ils sont peut-être comme moi, en invalidité, comme le mec qui traîne la patte avec sa béquille toute la journée, qui est à côté. Et puis peut-être, juste, ils ont le droit de pas vouloir travailler, je vois pas le rapport, on est pas chez Pôle Emploi".

Moi, pendant deux jours, j'ai mon ordinateur portable, je sors de plusieurs semaines dans le froid, la merde, la bouffe de merde, on me demande rien, je me branche sur des jeux et je cherche à envoyer un mail à l'avocat qui doit s'occuper de mon expulsion. Bref, j'ai un ordinateur (un vieux MacBook payé 100 balles d'occase, pour les cons qui se poseraient la question, vu l'ambiance...).

Et alors l'ordinateur portable, le Géorgien-bibendum, il a l'air de pas aimer ça. Il a l'air de pas aimer me voir tapoter sur mon ordinateur, c'est bizarre ça. La première fois que Greg me le présente, il a déjà l'air de pas l'aimer, il fait la gueule du mc qui a un truc à me dire mais qui n'ose pas. Une armoire à glace qui n'ose pas ("Encore un mec qui veut rien foutre et qui tape sur son ordinateur" Il doit se dire... Un SDF avec un laptop). C'est bizarre ce que les gens arrivent à s'inventer dans la tête comme histoires. Il se pose devant moi, "Bonjour" il me fait, je me lève pour lui serrer la main en me disant qu'il a du apprendre à sourire chez les morts. Non Jérôme, ne médis pas, ce monsieur te semble tout à fait antipathique dès le premier contact mais c'est toi, non non c'est toi.

Hé non c'est pas moi, pendant deux jours, la brute géorgienne me pète les couilles avec mon ordinateur. Il est l'heure d'aller bouffer, il me lance un ordre visuel et gestuel avec la gueule du Sergent-Instructeur Hartman, tss tss, fini l'ordinateur, à chaque fois qu'il passe, il me casse les couilles avec mon ordinateur, mais qu'est-ce qu'il a ?  

© Full Metal Jacket, Stanley Kubrick

Arrive le troisième jour, où je rencontre la brute géorgienne dans son beau bureau. Il est fier comme un bar-tabac, continue de faire la gueule et il me demande de raconter mon histoire. Quinze minutes plus tard et après n'avoir rien écouté s'en foutant complètement (Greg est arrivé pendant ce temps), il me dit qu'il va m'envoyer dans une association pour voir pour mon problème de logement et ensuite s'il ne se passe rien je peux revenir bosser avec eux. Parce que dit-il, avec l'accent du mec qui a vécu son enfance sous Brejnev, quand la Géorgie faisait partie de l'Empire soviétique, "Ici, pas de dépressifs, travail"... 

C'est pas de sa faute le pauvre, on lui a pas dit pour le mur de Berlin an 1989.

On l'a compris, on a vite compris lui et moi qu'on allait pas s'entendre. Enfin c'est surtout lui qui a décidé de pas s'entendre avec moi vu qu'on lui a pas expliqué qu'on était pas dans un goulag en Sibérie mais dans une association humanitaire. Et que si si, "Ici, y'a dépressifs".

Bref, ma situation de santé, tout le monde s'en fout, ils ne vérifient rien, n'écoutent rien, le Géorgien parle beaucoup de ses vacances en Espagne et des bouffes pantragruéliques avec son pote Greg à Bilbao (apparemment ils bossent ensemble et ils partent en vacances ensemble) mais s'inquiète pas trop de ma santé ni de ma situation sociale. C'est un camp de travail ici, pas la Croix Rouge !

Il m'a expliqué aussi qu'il y avait une sorte de salaire de 83€ par semaine (sans feuille de paie) pour les compagnons. Lui comme tous les responsables communauté Emmaüs, palpe 5000€ par mois, me dit une ancienne des compagnons qui m' a rancardé cet après-midi. Ca c'est sûr, à ce tarif, il aurait tort de pas se prendre pour le PDG de Havas.

Pendant trois jours, j'ai expressément et désespérément demandé à voir un médecin pour renouveler mon traitement, aucune réponse. Hier 27 octobre, Greg et un compagnon m'emmènent à la fameuse association (hébergement) dont m'a parlé le cosaque. On entre, la dame à l'accueil "Ah si vous voulez loger ce monsieur chez nous, il faut passer par le 115. Greg fait la gueule, Greg n'appelle pas le 115, il a pas le temps.

Du coup, je me retrouve de fait compagnon, puisque j'ai fait mes classes (j'ai supporté la brute géorgienne deux trois jours et sa suffisance digne des petits chefs qui se prennent pour les rois du monde et mon laptop est toujours d'attaque). "Cet après-midi, tu commences à bosser", me dit Greg. A ce moment-là, et jamais ensuite, ils n'ont le moindre document me concernant, je ne signe rien, ça se passe comme à la kermesse.

Bienvenue au camp

Mon premier (et dernier boulot donc), c'est d'aller au fond du domaine (composé des logements, de multiples hangars, déchèteries et de l'immense boutique de vente aux particuliers), près d'une énorme benne de trois mètres de haut dans laquelle avec un certain Peka (il m'excusera pour l'orthographe), on a cassé des armoires normandes, des meubles télé et tables en chêne pour balancer les morceaux à la main dans la benne pendant tout l'après-midi. Derrière la benne, pas de sécurité, des mecs passaient parfois et pouvaient potentiellemnt se prendre un morceau de table sur le coin de la gueule. Proteetion ? Rien du tout, si j'avais pas demandé des gants, je bossais mains nues. Le casque, n'en parlons pas. Personne sur tout le chantier (appelons les choses par leur nom) ne porte de casque. C'est un défilé incessant de camions-bennes, de chariots élévateurs, de camions de 20 M3 qui déchargent des tonnes. Aucune signalisation, pas de panneau de sécurité, tout ce joli monde s'anime et brasse des réfrigérateurs et lavabos, casse de l'armoire à la masse, avec juste à côté le public qui vient fouiner dans le dédale d'objets récupérés par Emmaüs. Sans barrière...

Jusqu'ici donc, un joyeux bordel qui doit faire frémir l'Abbé Pierre de là où il est, parce que le bordel pourrait juste coûter sa tête au mec qui passerait à côté.

Le pompon est pour le lendemain. Le soir d'avant, après ce travail de forçat alors que j'ai le dos cassé et un genou niqué, Greg vient me voir : "Alors ça va ?". Je lui fais "Ben... Je suis crevé, va falloir que j'y aille mollo quand même, j'ai quelques problèmes de santé"... Il le sait parfaitement mais il fait le mec qu'a pas le temps : "Ah allez c'est de la bonne fatigue"... "Non, Ducon, ça c'est pas de la bonne fatigue, ça s'appelle de l'exploitation aveugle par des irresponsables censés diriger une communauté humanitaire, pas une association de malfaiteurs.

Bon, de toute façon, moi je suis partant pour bosser. Faudrait juste être raisonnable et adulte.

Tu passeras pas par la compta.

Le lendemain, après une nuit de merde - je suis insomniaque et je fais de l'apnée du sommeil - ils le savent mais ils s'en foutent - je suis, AVEC MON ORDINATEUR et un café, à 08:15 dans la salle à manger. A vrai dire je n'ai même pas vu l'heure, et je commence à peine à me réveiller, mais je suis prêt à bosser !

Notre bon Greg s'amène avec une mine d'enterrement "Tu vas bosser ?", comme s'il pensait que j'étais là avec mon ordinateur comme pour lui dire merde. Moi "Oui bien sûr..." (il est tout pâle le pauvre chou). Je ferme donc mon ordinateur et je vais pour me lever quand la brute géorgienne et son sourire de chez les morts vient jeter son ombre sur moi, sur ma gauche. Greg me dit que je devrais être au boulot déjà, je lui dis que j'attendais qu'il me dise ce que je devais faire, puisque c'est censé changer touts les jours et que forcément s'il me dit pas ce qu'il faut faire, je peux pas le faire. Mais non, ça lui suffit pas, il a décidé que je rechignais, il me dit plus tard, après m'avoir demandé de dégager de leur mafia-communauté, "normalement tu devais attendre là (devant la porte"), comme pour justifier mon éviction. Imaginons la lettre de licenciement : "T'attendais pas au bon endroit, t'es viré". Non Greg, on est pas à la maternelle, je devais attendre juste que tu m'assignes une tâche.

© MacBook, by Apple

Je vais pour me lever donc, et la brute géorgienne me fait, comme à un gamin de 5 ans (c'est son grand truc de parler aux gens comme s'ils avaient 5 ans "Jérôme, c'est quoi le plus important ?". "Je dois voir un médecin" je lui fais. Lui "Non, le plus important c'est travailler". Moi : "Non, le plus important c'est que je dois voir un médecin". Lui "Si tu veux pas travailler, tu restes pas ici" et autres gentillesses dignes d'un officier à costume noir. Je lui dis "Euh tu me parles pas comme ça, Alex" (c'est son prénom, Alex, et pas Hermann.

Bref, il me dit de dégager, bienvenue chez Emmaüs ! Greg en dit rien, le voit me défoncer la gueule, et comme une gentille petite danseuse, confirme. C'est quelques minutes plus tard qu'il lui prend l'idée de faire non pas l'adjont mais le sergent-chef, en me traitant comme un chien en me répétant de dégager. "Vous me foutez dehors, OK, mais vous m'emmenez dans un camping ? J'ai 20 bagages et mon matos de camping". Greg : "Non, tu te démerdes".

Ce petit homme aux ordres de son papa-officier, m'a regardé me débattre sur... mon ordinateur pendant une heure, pour trouver un moyen de dégager d'ici avec un taxi pendant que ces peigne-culs ont dx camionnettes flambant neuves et du pognon jusque dans les narines. Je précise que leur communauté de service de travail obligatoire se trouve en rase cambrousse, au milieu de nulle part. Greg passe encore devant moi, me voyant sur... mon ordinateur "Qu'est-ce que tu fais ?", sur le ton du mec qui veut en venir aux mains. Moi " A ton avis qu'est-ce que je fais ? Tu me fous dehors comme un chien, je cherche un moyen de partir". et blablabla, les amabilités d'usage. "Quand je serai sorti vous entendrez parler de moi", je lui fais. Greg "Oui oui c'est ça, on l'habitude...". J'en doute pas qu'ils ont l'habitude, s'ils traitent tous les pouilleux qui arrivent chez eux comme des merdes, ils doivent avoir l'habitude oui.

Et de fait, en cherchant sur Google, on trouve de tout sur Emmaüs et par exemple ça.

On est bien dans une communauté Emmaüs.

Pendant une heure j’ai paniqué en contactant des gens qui ne se réclament pas de l'école de l'Abbé Pierre mais qui se sont démenés pour pas que je me retrouve à la rue ; mis à la rue par des beaufs qui ont la photo de l'Abbé Pierre dans leur bureau. Et pendant une heure - surtout - j'ai paniqué parce que je sentais que ce nain voulait en venir aux mains et parce que j'avais l'impression d'avoir forcé la porte d'un bar clandestin de la mafia et de pas pouvoir en ressortir. Tout ça sous le nez des compagnons, qui pour un d'entre eux m'a prêté son mobile pour appeler des taxis, pendant que son employeur-humanitaire Emmaüs me foutait à la rue. Les autres pipaient pas, il règne dans cet endroit, outre la bonne humeur certaine, comme une sorte de peur de la ramener de la part des mecs qui sont là.

Emmaüs, l'association humanitaire qui te fout à la rue !

Il est 22:00, j'en ai chié toute la journée, avec mon genou niqué, j'ai marché, chialé, parce que je vis dans un pays où tout ça est possible et ou les associations humanitaires ne sont pas ce que vous croyez qu'elles sont (j'en sais quelque chose, j'ai été bénévole aux Restos et j'ai déjà écrit sur d'autres champions du monde de l'associatif). Mais la rage inextinguible que je ressens devant la bêtise surhumaine m'a commandé, même exténué, de lâcher tout ça ici. Il fallait le faire, parce que trop c'est trop. Le hasard de Twitter (mon seul lieu de vie sociale forcé dans ma situation de citoyen expulsé par la République) m'a mis en contact avec une femme qui a été compagnon chez Emmaüs, à qui on a raconté mon aventure chez les dingues d'aujour'hui. En fait, c'est amusant, elle m'a raconté ce qu'elle a vécu, et c'était exactement ce que j'allais lui dire. 

Emmaüs, c'est PSG, me dit-elle au téléphone cet après-midi. Pourquoi me parle-t-elle du PSG ?" je me dis. Non ! PSG ça veut dire Paie Sale Garce, Emmaüs c'est ça, elle me dit. Le responsable se fait 5000 balles, les gens bossent sans contrat, ils veulent que tu leur files ton AAH (Allocation Adulte Handicapé) si tu es compagnon et encore quelques anecdotes croustillantes).

Là j'ai remercié le Seigneur (ou peut-être l'Abbé Pierre, celui qui voulait aider les pauvres, pas les foutre dehors), parce que je me suis dit que sans cette info (et les nombreux autres avis négatifs sur cette communauté de malfaiteurs), on m'aurait encore dit que tout ça c'était de ma faute et que j'avais des problèmes avec tout le monde.

Ensuite, j'ai pensé : "C'est bien ça, je me suis pas trompé, c'est bien pour ça que je donne plus un radis à des associations parce que je veux pas donner mon fric à des truands mais directement à des pauvres".

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