Le Système de l'Autruche

30 mai 2015 17h06.

Résumé de l'agression dont j'ai été victime le 6 janvier 2013 devant chez moi et conséquences catastrophiques de la folie du système du mensonge et de la justice française grabataire, deux ans plus tard.

Ce jour-là, Fouad Nait Mohand et Samy Nait Mohand, sous l'effet de cocaïne, de cannabis et d'alcool (source : rapport de police, publié en bas), arrachent en hurlant "Nique ta mère Facebook" les trois quarts des affichettes collées sur le mur de mon appartement (affichettes présentes pour manifester ma souffrance au sujet de ma situation d'expulsion locative).

Je sors pour demander à Fouad et Samy de cesser. Immédiatement et sans négociation, Fouad fonce sur moi et me roue de coups de poing. Je réplique aux poings. Quand je suis à terre, Samy vient me donner des coups de pied dans la tête et va chercher une barre en métal avec laquelle il frappe mes jambes. Je ne dois d'être encore vivant aujourd'hui qu'aux témoins qui ont ceinturé mon agresseur en pleine action. 

Fouad Nait Mohand a un casier judiciaire rempli d'agressions et de vols, dont une peine de prison de six mois fermes jamais effectuée (c'est lui qui me l'a dit en cellule).

Parallèlement, Salim Nait Mohand, hystérique, après mon retour de l'hôpital, revient me chercher avec deux de ses amis qui habitent en face comme les autres, et me menace de mort à de nombreuses reprises, devant témoin.

Fouad Nait Mohand frappe également par la suite un policier et un pompier, qui ont également porté plainte contre lui.

Tout ça a fini au poste, tout le monde a été condamné à de la prison avec sursis (3 mois pour mois, puisque la légitime défense n'a pas été reconnue), à une amende et à une obligation de soins.

J'ai été accusé par un autre hystérique d'avoir frappé Salim avec un marteau au petit doigt, ce qui est contredit sur une attestation faite en bonne et due forme par un témoin de la scène (universitaire), témoin que la police a refusé d'entendre.

J'ai été aussi accusé plus simplement d'avoir, moi, agressé ces deux hystériques. Par eux-mêmes.

A l'audience, la Présidente du Tribunal a eu une attitude insultante sur le plan humain et scandaleuse sur le plan déontologique. Avec moi et avec mes agresseurs. Les deux avocats, notamment celui de la partie adverse, Me. Saint-Palais, m'ont confirmé que son attitude n'était pas normale (euphémisme) et que c'était "tout le temps comme ça" (que voulez-vous, on vous comprend mais on y peut rien).

La juge de l'application des peines que j'ai vue par la suite a eu une attitude insultante avec moi, en présence de mon avocate.

Mon avocate m'a confirmé que c'était la première fois qu'elle voyait une JAP avoir ce comportement.

Pendant ma garde à vue, tous mes droits ont été violés : pression pour signer les PV, aucun droit d'appeler ma famille ou un ami, pas d'avocat, pas de médicaments (alors que j'ai un traitement régulier). Insultes, humiliations, locaux insalubres, cafards, lacets trouvés dans la cellule réservée aux mineurs au Dépôt du Quai des orfèvres. Je me suis fait insulter et menacer toute la nuit par Samy Nait Mohand sans aucune réaction des deux policiers de garde, qui regardaient la télé.

Mon avocate en appel a "oublié" de me prévenir du délai de 5 jours pour aller en cassation.

Le Défenseur des droits, que j'ai saisi il y a maintenant plus de deux ans, pour les violations de la loi par la police, n'a toujours pas ouvert d'enquête, de son propre aveu. Un juriste me dit qu'il y a là matière à jurisprudence ( ! ). Ma garantie juridique me dit ne pas savoir quoi faire à part attaquer les institutions en justice !

Le 14 juillet 2013, Salim Nait Mohand m'a encore copieusement menacé de mort devant plusieurs policiers, qui l'ont laissé faire et ne l'ont pas interpellé (plainte déposée au commissariat, toujours aucune instruction ouverte à ma connaissance, aucun signe de vie du Procureur ou de la police).

Résultat des courses, aujourd'hui, et après divers conseils obtenus tant bien que mal ou correspondances avec la déléguée justice de François Hollande, Madame Françoise Tomé, et le Ministère de la justice, j'en suis réduit à :

- demander une révision du procès ( !!! )
- demander à Maître Saint-Palais, l'avocat de mes agresseurs, de (continuer à) leur demander de dire la vérité
- déposer une plainte auprès du Conseil d'Etat contre le défenseur des droits, pour déni de justice ( !!! ) puis aller en Cour européenne
- déposer une plainte pour tentative d'homicide
- déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse
- courir après le Parquet pour savoir où en est ma plainte contre Salim Nait Mohand (au bout de deux ans)
- déposer une requête auprès du Syndicat de la magistrature au sujet du comportement scandaleux des deux juges (juge d'instruction et JAP)
- déposer une requête au sujet de la faute professionnelle de mon avocate (payée 1500 € sur mes propres deniers), conseil donné par elle-même ( !!! ).


Voilà un exemple de la manière dont fonctionne la justice et la police. Ce n'est pas un film, ce ne sont pas les bonnes paroles de nos énarques, c'est la réalité de millions de gens en France.


La violence à l'état pur. La violence de l'Etat.

 























http://www.jeromevigliano.fr/agressionmohand.html

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.