JJames
trop typé
Abonné·e de Mediapart

801 Billets

0 Édition

Billet de blog 27 avr. 2015

JJames
trop typé
Abonné·e de Mediapart

réussite au bac - les élèves font la fête

JJames
trop typé
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A l'occasion de la fin des épreuves du bac sport, trois lycées tunisiens ont fait la fête. Les invités d'honneur : Hitler ou Daech, avec oriflammes et calicots à l'effigie de ces héros d'un nouveau genre. Si certains n'y voient qu'un chahut de lycéens, d'autres trouvent les références de cette jeunesse très inquiétantes. 


Tout se passe en Tunisie, dans deux régions (gouvernorats) distinctes. Kairouan à 150 kilomètres au sud-ouest de Tunis et Jendouba au nord-est du pays. Si Kairouan est réputée pour être le centre spirituel et religieux de la Tunisie, rien de tel pour Jendouba. Alors qu'est-ce qui a bien pu motiver les élèves de trois lycées dans ces choix ? L'histoire ne le dit pas encore.
La coutume veut en effet que les élèves fêtent la fin des épreuves du bac sport, avec faste, façon défouloir. Mémorable, la version 2015 risque de le rester, mais pas forcément dans le bon sens du terme. A la stupeur de certains enseignants a succédé l'indignation du net quand des calicots géants ont été déployés dans ces trois lycées.
Un lycée de Jendouba a ouvert le bal aux pieds d'Hitler saluant le drapeau Allemand...  

Une fête endiablée...
Le Lycée de Jeunes filles de Kairouan (LJFK) s'est, quant à lui, réjoui devant le «portrait» mi-manga, mi-naïf, d'un exécuteur de Daech visage masqué, armé d'un cimeterre, devant lequel on reconnaît des otages égorgés dans leur combinaison orange (façon Guantanamo). Et à l'extrême droite de l'image, le pilote jordanien qui a été brûlé vif.

Dans la région de Jendouba, dans un autre lycée, c'est un affichage se référant clairement à Daech, déployé par des garçons arborant des drapeaux du djihad, qui a présidé aux festivités. Il est possible de lire tout en haut : «Nous n'acceptons que le pouvoir de Dieu.» En dessous à gauche, il est écrit : «Al Qods (Jérusalem) nous arrivons.» Impossible de lire ce qui correspond aux portraits de Steve Jobs et Bill Gates.

Mohamed Kacimi, écrivain dramaturge algérien, s'indigne et déplore sur sa page Facebook :« En découvrant les images des Lycées de Jendouba, j’ai ressenti une terrible révolte et grande tristesse. Comment est-ce possible dans cette Tunisie, qui incarne nos derniers espoirs en une expérience démocratique et où le niveau d’instruction est l’un des plus élevés du monde arabe ? D’autant que l’information n’a pas suscité de grands remous. Mieux, certains m’ont écrit qu’il faut les comprendre, les gamins, c’est leur façon de fêter le bac. Pire, une "amie" m’assure que c’est un jeu. Un jeu ! On est si démunis à Jendouba pour que les gamins n'aient rien d'autre dans leur coffre à jouets qu'Hitler et Daech? On s’éclate donc avec le fascisme et le terrorisme ! Une société qui laisse ses enfants dire qu’Hitler et Daech sont leurs pères Noël est une société qui a renoncé à l’avenir, à son humanité. »

...

http://geopolis.francetvinfo.fr/tunisie-daech-et-hitler-heros-de-lycees-de-jendouba-et-de-kairouan-59397

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
« Ce slogan, c’est un projet politique »
Alors que des milliers de personnes bravent la répression et manifestent en Iran depuis une semaine, le régime des mollahs est-il menacé ? Nous analysons ce soulèvement exceptionnel impulsé par des femmes et qui transcende les classes sociales avec nos invité·es. 
par À l’air libre
Journal — Social
Mobilisation pour les salaires : pas de déferlante mais « un premier avertissement »
À l’appel de trois organisations syndicales, plusieurs manifestations ont été organisées jeudi, dans tout le pays, pour réclamer une hausse des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux, avec des airs de tour de chauffe avant une possible mobilisation contre la réforme des retraites.
par Cécile Hautefeuille et Dan Israel
Journal — Santé
La hausse du budget de la Sécu laisse un arrière-goût d’austérité aux hôpitaux et Ehpad publics
Pour 2023, le gouvernement propose un budget en très forte augmentation pour l’assurance-maladie. Mais les hôpitaux publics et les Ehpad ont fait leurs comptes. Et ils ont de quoi s’inquiéter, vu la hausse du point d’indice, la revalorisation des carrières et l’inflation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal — Défense
Défense française : le débat confisqué
Le ministre des armées répète que les questions militaires sont l’affaire de tous. En France, en 2022, tout le monde n’est pourtant pas invité à en débattre.
par Justine Brabant

La sélection du Club

Billet de blog
Il n’y a pas que la justice qui dit le juste
Dans les débats sur les violences sexistes et sexuelles, il y a un malentendu. Il n’y a pas que l’institution judiciaire qui dit le juste. La société civile peut se donner des règles qui peuvent être plus exigeantes que la loi. Ce sont alors d’autres instances que l’institution judiciaire qui disent le juste et sanctionnent son non respect, et ce n’est pas moins légitime.
par stephane@lavignotte.org
Billet de blog
La diffamation comme garde-fou démocratique ?
À quoi s’attaque le mouvement #MeToo par le truchement des réseaux sociaux ? À la « fama », à la réputation, à la légende dorée. Autrement dit à ce qui affecte le plus les femmes et les hommes publics : leur empreinte discursive dans l’Histoire. Ce nerf sensible peut faire crier à la diffamation, mais n’est-ce pas sain, en démocratie, de ne jamais s’en laisser conter ?
par Bertrand ROUZIES
Billet de blog
Ceci n'est pas mon féminisme
Mardi 20 septembre, un article publié sur Mediapart intitulé « Face à l’immobilisme, les féministes se radicalisent » a attiré mon attention. Depuis quelque temps, je me questionne sur cette branche radicale du féminisme qu’on entend de plus en plus, surtout dans les médias.
par Agnès Druel
Billet de blog
Cher Jean-Luc
Tu as dit samedi soir sur France 2 qu’on pouvait ne pas être d’accord entre féministes. Je prends ça comme une invitation à une discussion politique. Je l'ouvre donc ici.
par carolinedehaas