31. LA FORCE DES GUEUX : théâtre de l’opprimé au théâtre de Chelles, samedi 15 janvier 18h

Autour de Rajagopal en Inde aujourd’hui comme autour de Saul Alinsky aux USA il y a un quart de siècle, les précaires organisent patiemment les luttes pour leurs droits.

Tous les mondes commencent à deux.  © Marie Riegert Tous les mondes commencent à deux. © Marie Riegert

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plus conscients révèlent les servitudes infligées et permettent de déjouer collectivement les contradictions des systèmes d’oppression.

Contre la fabrication des injustices sociales et contre l’exclusion, le partage est souvent une nécessité de survie, ce qui permet à terme de prolonger les moyens d’atteindre ensemble des objectifs clairement définis : diviser les tenants du pouvoir, en touchant leur porte-monnaie ou en déstabilisant leur réputation.

Dans le prolongement de ces actions où chacun peut trouver le plaisir de sortir de son sentiment d’impuisssance et d’inutilité, la compagnie théâtrale NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir) a consulté une dizaine de partenaires qui ont donné matière à une création réunissant une cinquantaine de personnes de toute condition. Peut-on se satisfaire des lois qui enferment les populations, qui les criminalise ou qui les médicalise ? Les deux auteurs et metteurs en scène de la troupe ont refusé le misérabilisme et encore moins les complaisances : une émotion remplie de saines colères et d’envies vitales nourrit leur travail pour sortir de l’isolement qui enferme nos populations.

Photo de répétition © Marie Riegert Photo de répétition © Marie Riegert

 

 

 

 

 

 

 

 

En face, par la sous-traitance et les formes d’asservissement contemporaines, les exploitations foncières comme Arcelor-Mittal, l’industrie para-militaire à haute technologie comme Areva, les puissances financières d’affaires comme HSBC, les grands groupes et jusqu'à nos dirigeants politiques, tous ont à cœur de fabriquer une pauvreté-repoussoir dont le but est d’inquiéter les couches moyennes pour les maintenir sous le joug des formes dominantes de pouvoir économique.

L’écriture de Fabienne Brugel et Jean-Paul Ramat, dignes émules d’Augusto Boal, est simple, fluide et efficace. Leurs saynètes révèlent des mécanismes d’écrasement qui agitent chacun d’entre nous. Et nos places de travailleurs sociaux ou éducatifs sont à réfléchir autrement, une fois que certaines attaques souterraines qui nous minent ont été révélées au grand jour.

Vidéo de présentation du spectacle

 

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