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Le Club de Mediapart ven. 30 sept. 2016 30/9/2016 Dernière édition

Droits d'expression et de libre circulation des personnes dans le monde

Les milliers de personnes qui ont manifesté ce dimanche 18 décembre 2011, journée internationale des Migrants, pour la reconnaissance des immigrés et leurs droits à vivre et à travailler à l'intérieur de nos frontières, sont conscientes des lois xénophobes qui se succèdent et qui pénalisent et criminalisent chaque fois davantage des populations réduites aux abois, fuyant des conditions de vie abominables.

 

 © David Ohana © David Ohana

 

Les réfugiés, les exodes, les conflits dans toutes les parties du monde rendent plus que jamais nécessaire la prise en considération de l'article 13 de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 stipulant que :

– 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État.

– 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Toute la misère du monde ?...

Le fantasme de l'invasion des malheureux n'est pas sérieusement tenable devant les réalités chiffrées ; car la misère est d'abord provoquée par nos politiques de refus de solidarité internationale (quand la fraternité est l'une des devises de la république) : la précarisation provient des rejets et des exclusions qui mettent de fait hors-la-loi toute personne visant à échapper à des conditions de vie qui lui sont manifestement intolérables et que chacun se doit de respecter. Une citoyenneté universelle existe de fait. Sa richesse est dans son existence, dans son potentiel d'action.

Les richesses produites dans les pays

8 millions de pauvres n'est pas une fatalité quand la richesse produite par notre PIB (produit intérieur brut) peut largement répondre aux nombreux besoins de notre population, en logements, en hopitaux et centres de soins, en écoles et cours d'alphabétisations, en formations qualifiantes et plein emploi...

En finir avec l'assistanat ?... Tous d'accord.

Les actuelles prestations sociales fournies à titre conditionnel selon les ressources sont doublement perverses. D'abord parce qu'elles reconnaissent administrativement un besoin, qui est chiffré en pouvoir d'achat, et que la situation des intéressés ne permet pas de combler, de satisfaire. Ensuite parce qu'elles conduisent les particuliers à se justifier et justifier de leur condition auprès des instances publiques, qui fonctionnent de fait en institutions paternalistes.

Ces pratiques peuvent facilement être résolues en instaurant un revenu inconditionnel d'existence pour tous. Ce revenu fixe, financé par le PIB, et rémunéré dans la monnaie de chaque pays selon sa richesse intérieure, se substituerait aux actuelles allocations, au sein des États, en donnant ainsi tout son sens au mot "solidarité", permettant à chacun de répondre durant toute sa vie à des besoins qui lui sont propres, de manière autonome et souveraine, par le seul fait d'être venu au monde.

Les droits fondamentaux nous concernent tous

Personne aujourd'hui ne peut reprocher à ce revenu inconditionnel d'existence de suspendre le goût du travail dans une société comme la nôtre où les ressources actuelles privilégient les nantis de la haute finance d'affaire plutôt que la formation et l'embauche seules mesures capables dans le cadre législatif actuel de rompre avec la misère et ses conséquences prostitutives. Quand un pays conduit à 8 millions de pauvres et de précaires et ne donne pas de travail à 4 millions de demandeurs d'emploi, il ne peut parler de soutenir le goût de l'effort : son système n'est pas celui de l'autonomie et de l'épanouissement personnels.

Priver quiconque des droits au travail, au logement, à la circulation, à la santé, à l'éducation, c'est considérer qu'il y aurait des êtres humains les uns méritants et les autres pas, c'est créer des inégalités qui pervertissent la paix sociale en sécrétant des injustices et des violences en retour.

Résidents ou migrants nous avons tous notre place pour participer aux activités et à l'amélioration de la vie, ici comme ailleurs.

Jean-Jacques M’µ

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Tous les commentaires
  • 26/03/2012 07:44
  • Par JJMU

© TikenJahFakolyVEVO

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