Abolitionnistes et prohibitionnistes

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Et le débat sur la prostitution, à présent !...

La morale contre le libertinage, donc ?...

Ah, non !... Non, non, non et non !... Assez de débats fumeux entre gens qui n'ont d'autre souci que leurs plaisirs et l'occupation de leur temps. Nous avons d'autres relations à engager entre nous. D'autres modes d'être présents aux autres, par notre présence, notre parole, notre signature.

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Je n'ai jamais aimé les étiquettes. Elles étriquent et elles étrillent. C'est avec beaucoup de prudence et bien des réserves que j'accepte cependant celle d'abolitionniste parce que je suis a priori pour l'abolition de tout servage, de toute exploitation, de toute solution prostitutive, y compris celle du salariat.

Je défends une société de répartition des richesses issues du PIB (produit intérieur brut) sous la forme d'un minimum d'existence fixe pour tous (un universel, en somme, pour la vie entière, de la naissance à la mort, et qui laisse donc à chacun le soin d'aller aux occupations et aux activités qu'il découvre au long de son expérience et qui peuvent l'intéresser çà et là, au passage, selon son évolution et les opportunités des rencontres).

Bref, pour changer à ce point de paradigme sur les notions de TRAVAIL, d'EMPLOI et de REVENU, il nous faut tous ensemble parvenir à changer la constitution de notre pays. Ce qui est de l'ordre du possible... Pourvu que l'on le veuille. Mais le veut-on seulement ?... Moi, oui !... Et vous ?... Et l'ensemble de nos contemporains ?...

Maintenant, servez-moi  donc si vous voulez du salaud d'abolitionniste, du con de prohibitionniste ou du rêveur d'utopiste, je m'en fous. Je suis convaincu qu'il n'y a pas d'autre issue que ce partage-là des richesses reprises aux actionnaires du CAC40.

Jean-Jacques M’µ

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