heure éternelle

Steve Young - L'heure-du-thé - Steve Young - L'heure-du-thé -

Je fume. Nul sourire. Mes rides seulement, au front. J'abrège les principes et je ne crois pas aux lois. Le loup reste le loup. L'oiseau lisse ses plumes. Je suspends mes artères sur le fil du temps. Le verre se vide. L'autre me verse ce qu'il me faut encore. 

Et puis l'arbre me parle bien avant qu'un vide seul me comprenne. 
J'ai la feuille belle, et bête et fraîche bien qu'usurpée. 

Et l'heure, enfin, me fait l'éternité.

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