De ces mots qui se garent - 20 -

Julie Le Toquin - Robe d'écriture - Julie Le Toquin - Robe d'écriture -

C'est vers un ailleurs que mon "travail" me porte. D'ailleurs, ce n'est pas un "travail". C'est un lien que je tricote de moi-même à moi-même.

Dans le ciel humain, il y a mille étoiles. En toucher une seule, une seule seulement avec plume adéquate.

Des pages non-dites, des cercles d'histoires à soumettre au flux et au reflux. La pensée souple, aide de camp majeur d'un état-major foutraque.

En soi, toujours à refleurir.
Et plus encore à arborer.



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Sans fond ni forme et sans image. La lumière, dehors, sensible. Quelques bruits extérieurs, l'occupation des hommes et leurs déplacements dans un soir joyeux, au conditionnel. L'odeur du travail. La tâche alourdie et le sens du repos. D'un mot.

Le chant en sourdine mais le chant présent.

Et l'absence du verbe.



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Je lis des poètes. Je les hume. Ils aspirent à être lu. Je les vois rire, le verre à la main. Je ne sais comment l'image me touche. Comme un orage qui n'a pas lieu. Comme une fausse fuite. Comme l'homme est un homme, toujours. 

Nos mots ne sont pas nos miroirs. Ils sont seulement l'absence et le vide comblés. 

Parfois je constate le factice du mot. Ou est-ce l'image du mot dans son mensonge ?

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