La masse réfléchissante

La demeure du chaos La demeure du chaos

Me font marrer. C'est à pleurer.
Nous n'irons pas. Nous irons. Aux pas nous irions donc. Ô, où donc nous irions !
Ensemble ou seul·e. Ensemble mathématique fermé à compter sur le vide.
L'indécision profite.
Les vestes se retournent, allègres les doublures.
Le candidat, la candidate, celles et ceux pour toutes et tous.
Je vous dis : - Vos vestes citoyens ! Vos vestes claquent.
Le vent. Passe le vent sans laisser son empreinte. Il tourne dans un linceul.
Le but du pouvoir.
Pour elle, pour lui, et seulement elle et lui.
Monter les marches et bander et mouiller.
Souci de soi flatté par l'environ proche, les laquais suspendus, les courbettes suspicieuses, les concubines murées et les amants cachés.
Elles font ça. Ils font ça. Toutes et tous. Sourire aux caméras, pourquoi ne pas le faire ? Devant les masses aux bouches ouvertes à gaver. Ils portent beaux costumes. Et elles, apprêtées, les atouts rehaussés. Le fard coule pourtant.
Mais il est tard, monsieur-madame, on ne remarque pas, et toutes et tous arborant à leur crasse boutonnière, ou levant le drapeau d'une conviction saoule, se glorifient d'une flamboyante vertu qui ne tiendra jamais.
Le ravage de croire qu'un vote suffira.

J'ai vécu mille revirements. Du rose au rouge. Du rouge au brun. Et du bleu pâle à l'or. Et de l'or brut au sang.
Je ne m'étonne plus.
Seul le noir conserve encore sa forme. Indistinct, invisible et pourtant souverain
... sans aucune frontières.

Domestiques, il y a si longtemps que les brebis bêlantes lèchent le mensonge du sel déposé à leurs pieds et que les veaux patients se soumettent aux mamelles des sots. 

On préfère toujours l'enveloppe des urnes aux saccages des bornes.
Dans l'ornière, un seul peuple se tient.

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