Notes de mon chahut - 11 -

 

Edith Laurence Novelin Edith Laurence Novelin

dans mon "petit" jardin
sans excessive tonte
sans souci du
"vois-tu, comment j'arrache !"

chaque jour fleurs nouvelles
herbes que je ne connais pas
mes yeux soumis aux délicats émois
d'une reconnaissance

je n'ai rien fait
ou presque
la place de chaque chose
et le méli-mélo
diversités chanceuses

ainsi
sommes-nous faits




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Sous l'effort du jardin mes épaules sont soumises. J'ai mon corps qui parle et j'aime ses paroles. Elles me rappellent soudain que je ne suis pas rien comme l'a prétendu le trou du cul de France. Et la couleur du ciel ne me contredit pas. Le bleu est métaphore.




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Qu'importe le mot du poème. Dans l'éprouvette, j'ausculte le mystère. Les mains liées par les chimistes. Il ne reste à mon âme qu'un seul sens. Le désuet de la virgule.

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