vacance humaine

Caroline Brisset - Sculpture - Caroline Brisset - Sculpture -

Dans la chaleur et dans les faits - ils sont bien là, et j'ai mon doigt pointé sur leurs indécisions -, j'écope la sueur qui me graisse la peau. Se pourrait-il un jour de légèreté offerte qu'une clairière fraîche, un endroit solidaire où nous serions absents de nos pâles présences obligées et bornées, sans souci de paraître droits sous le calcul des bottes, se pourrait-il qu'une fraîcheur d'ombrages nous tende un peu ses bras. Ô que je me courbe encore sous la dictée des monstres, retenu car je n'ose me lever fièrement devant l'acier brûlant de leurs crocs acérés.

Je parlais d'un endroit où le repos se chante à l'ombre de l'écoute de quelques hautes herbes. J'étais à l'innocence d'un doux chemin sans but. Un lieu sans importance mais caché sous les ronces pour empêcher l'ennemi.

Témoin, bien malgré moi, d'une vacance humaine.

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