Notes de mon chahut - 19 -

Albarrán Cabrera Albarrán Cabrera

Du bruit que nous avons fait il conviendrait de s'en défaire. Mais l'oreille, comment peut-elle maintenant, encore se tendre. Brisée.
Le tympan du temps à soulager.

Prends ta petite voix.
Distille la nouvelle eau pour l'alcool de demain.

Je vais, avec le chat, voir si des aubes poussent.



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et puis
ailleurs
les transparences espérées
s'effacent

une envie subite
de transpercer la toile



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c'est cadeau du ciel
il a pondu des fleurs
alors
j'en fais offrande

pour votre sourire
échange sans demande



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ainsi va s'éteindre la machine
comme toutes machines
s'éteindront

alors
le sourire de l'arbre


l'arbre ne s’éteint pas

il faudra la patience
la patience de tes mains
et ton grand désarroi
devant le haut silence

doucement
l'aube
et le jour et la nuit
doucement chaque chose

redécouvrir le mot
sans allumer l'écran

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