Réduire sa dépendance à Google, Facebook et compagnie.

Ce petit mémo a pour objectif de montrer comment se passer de Google et autres entreprises prédatrices de nos données personnelles et de notre attention sur ordinateur et Android. En bref : Firefox + uBlock Origin + Startpage + Tutanota ou Thunderbird + paramétrer son compte Google / F-Droid + Aurora Store + Osmand + OpenBoard + Frost for Facebook + Signal + Blokada.

     Le web prédateur

La quasi-totalité des sites web et applications utilisées massivement fonctionnent comme des boîtes noires, s’ils s’avancent sous de jolis abords, il est impossible de savoir ce qu’il advient des informations transmises – de manière consciente ou non – lors de leur utilisation. L’utilisateur ou l’utilisatrice se trouve ainsi face à une asymétrie fondamentale. Ces services se payent en partie en revendant les données collectées sur leurs utilisateur·rice·s, il existe ainsi des courtiers en données, il y a un véritable marché de vos données personnelles. Ces données servant ensuite à fournir des publicités ciblées ou des recommandations personnalisées, à ajuster le prix de certains produits selon le profil du consommateur, ou encore – aux États-Unis notamment – à définir le taux d’emprunt ou le montant de la mutuelle (c’est ainsi qu’il y a une demande pour des fichiers de personnes ayant le VIH ou ayant été violées : https://money.cnn.com/2013/12/18/pf/data-broker-lists). Aux États-Unis toujours, des assureurs proposent des réductions aux client·e·s qui acceptent de porter des bracelets connectés en fonction de leur hygiène de vie. Selon un article du Monde de 2017, indirectement « l’économie européenne des données s’élèverait à quelque 300 milliards d’euros en 2016, et pourrait atteindre 430 milliards en 2020. C’est le pétrole du XXIe siècle, assurent les plus enthousiastes. »

La plus grande menace sur la vie privée actuellement est Google : à la fois le moteur de recherche n°1, le navigateur web n°1, le système d’exploitation mobile n°1, le service de messagerie électronique n°1, le site d’hébergement de vidéos n°1, la suite bureautique en ligne n°1 et la plus grosse régie publicitaire sur internet. Google est donc à la fois le plus grand collecteur de données et la principale agence de pub (86 % de son chiffre d’affaires provient des revenus publicitaires, à la différence de Microsoft et Apple qui tirent la majorité de leur revenu de ventes physiques). Avec une logique redoutable, une fois connecté·e à un compte pour consulter vos mails par exemple ou avoir accès au Play Store, vous êtes automatiquement connecté·e à l’ensemble des services Google avec un profil unique sans qu’il soit possible de dissocier ces services.

Peu de gens savent ainsi que, sans qu’ils se souviennent y avoir consenti, l’historique de leur navigation et l’historique de leur position sont soigneusement conservés par Google. Celui-ci scanne également l’ensemble des mails reçus (dont les billets d’avion, les factures des achats en ligne, les rendez-vous de médecin, etc.), – et si Google depuis 2017 affirme ne plus utiliser ses informations à des fins publicitaires (imagine-t-on un facteur qui ouvre votre courrier, le lit, et y glisse un tract publicitaire en fonction de ce qu’il a lu), il continue à analyser les métadonnées dans ce but (fréquence des mails, destinataires récurrents ou non, heure d’envoi) et à analyser le contenu des mails en vue de « nourrir » son intelligence artificielle qui propose désormais selon le contenu du message des « smart replies » (« Je vous remercie », « Bien reçu », « Génial »). Même si vous n’utilisez pas Google, par le seul fait d’envoyer un mail à un correspondant qui utilise Gmail, le contenu de votre mail sera analysé par Google, en dehors de tout consentement. Et tout cela ne peut évidemment pas être réglé dans les fameux paramètres de confidentialité. Voir : https://www.laquadrature.net/2018/05/03/attaquer_google/.

Aucun service Google n’est innocent. Les contenus des Google docs, sheets et forms et du Drive sont également récupérées et analysées. Google Maps, qui a été un temps développé en dehors de toute logique commerciale, commence à convertir l’immense audience qu’il a acquise en revenu publicitaire, avec l’apparition notamment des « annonces de proximité ». Il est établi que Google continue à collecter des données sur votre localisation même en mode avion, et envoie celles-ci dès qu’une connexion internet est rétablie (https://invidious.snopyta.org/watch?v=CF1hMVkqiYw). Pour information, Google a également racheté Waze. Chrome intègre un certain nombre de pisteurs, dont un identifiant unique qui permet de tracer l’utilisateur·rice ; il a également été montré que Chrome continue à collecter des données même en navigation privée (https://www.cnetfrance.fr/news/google-poursuivi-pour-la-collecte-de-donnees-en-mode-navigation-privee-avec-chrome-39904725.htm). Google est aussi en mesure de vous suivre à la trace sur le web à travers notamment Google Analytics (outil qui analyse l’audience d’un site web), Google Ads et son service reCaptcha, intégrés à de très nombreux sites. Il n’est pas impossible que, d’ici peu, l’intelligence artificielle de Google s’entraîne à la reconnaissance faciale à partir des photos stockées sur le Drive, si ce n’est pas déjà le cas. Ceci n’est de fait pas exclu par la licence d’utilisation de vos contenus par Google (disponible ici : https://policies.google.com/terms?hl=fr). Celle-ci autorise notamment Google à « héberger, reproduire, distribuer, communiquer et utiliser votre contenu », en vue de d’« exploiter et améliorer les services. Ceci inclut le recours à des systèmes automatisés et à des algorithmes pour analyser vos contenus : 1/ pour détecter le spam, les logiciels malveillants et les contenus illégaux ; 2/ afin d'identifier des tendances au travers des données (par exemple, en déterminant quand suggérer un nouvel album dans Google Photos pour regrouper des photos similaires) ; 3/ afin de personnaliser nos services en vous proposant des recommandations, des contenus, des résultats de recherche et des annonces personnalisées. Cette analyse a lieu lors de l'envoi, de la réception et du stockage de votre contenu (ainsi que d'autres contenus dans nos systèmes). » Voir aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Privacy_concerns_regarding_Google.

Pour se faire une idée des données que Google avoue avoir sur vous :

Profitez de cette occasion pour supprimer tous les historiques conservés et désactiver le plus de paramètres possible.

Pour résumer, à moins que vous ayez expressément modifié ces paramètres, Google enregistre automatiquement, au sein d’un profil unique, votre historique de recherche, les vidéos que vous avez visionnées, l’historique de vos positions, les audios de Google translate et de l’assistant personnel, ainsi que l’ensemble de vos mails et de votre drive. Ce qui lui fournit une somme d’informations considérables pour dresser votre profil, et établir vos préférences, vos occupations, vos goûts musicaux, votre confession religieuse, votre emploi du temps, votre orientation sexuelle, vos opinions politiques, etc.

Exemple personnel : alors que je pensais avoir tout bien paramétré, en téléchargeant une copie de mes données, je me suis aperçu qu’il y avait un fichier de 30mo avec l’ensemble de l’historique de mes positions de 2016 à 2018, précisant si j’étais à pied, en voiture, ou en vélo (j’avais en fait bien désactivé l’historique des positions en 2018 mais je ne l’avais pas supprimé, il faut aussi désactiver l’activité sur le web et les applications qui continuent sinon à enregistrer votre localisation). À partir d’un tel fichier, même pour un humain, il est très aisé de savoir où la personne vit, si elle est à l’université, son lieu de travail, si elle est en couple ou non, les voyages qu’elle a faits, si elle est sportive, etc., alors imaginez s’il est exploité par une IA surentraînée et recoupé avec l’historique internet, Youtube, les mails et autres.

On s’est concentré sur Google, mais la même chose vaut grande partie pour Facebook, Windows (Outlook), Apple et autres, dont les comportements ne sont pas moins prédateurs. Sur Facebook, voir https://www.laquadrature.net/2018/04/19/attaquer_facebook/ et https://www.nytimes.com/interactive/2018/06/21/opinion/sunday/facebook-patents-privacy.html (où vous apprendrez que Facebook a déposé un brevet pour prédire quand vos ami·e·s vont se marier ou mourir).

Il faut ajouter à ce bilan que Google, comme les autres GAFAM, ne paye pas ses impôts, et qu’on sait, grâce aux révélations d’Edward Snowden, que la NSA dispose d’un accès direct à l’ensemble de ces données. Ce qui fait deux bonnes raisons de plus pour essayer de se passer de ses services.

À noter également que le volume important de données confiées à ces entreprises privées sert d’argument en faveur d’un plus grand contrôle numérique par l’État de sa population : si les utilisateur·rice·s « acceptent » de donner leur localisation, leur empreinte digitale, autorisent la reconnaissance faciale à des sociétés lucratives, pourquoi l’État, censé viser à l’intérêt général, ne pourrait-il pas en savoir autant.

Enfin, on ne sait pas ce que demain nous réserve, il n’est pas prudent de mettre tous ses œufs dans le même panier, en l’occurrence de grandes entreprises soumises à la législation américaine, ni de laisser autant de laisser circuler autant de données personnelles.

 

     Le libre comme alternative

Pourtant, il existe des alternatives libres, sans publicités, et respectueuses de la vie privée à tous les grands services du web. Le libre est la meilleure garantie en termes de sécurité et de confidentialité : le code source étant accessible à tous, il est quasiment assuré qu’il n’y a aucune porte dérobée, faille de sécurité béante, ou pisteur indésirable. Si ces alternatives libres peuvent déroutées lors d’une première prise en main, elles se révèlent souvent à l’usage riches de fonctionnalités et extrêmement bien pensées. Ce sont des intentions radicalement différentes qui président au développement de logiciels propriétaires et à celui de logiciels libres.

D’un côté, les logiciels propriétaires dont l’apparence est conçue pour apparaître comme intuitive et « naturelle » (sauf bizarrement les paramètres de confidentialité) : leur objectif est d’«  optimiser l’expérience utilisateur ». Autrement dit, elles ont été pensées en vue de prendre par la main l’utilisateur·rice pour s’assurer – en partie grâce aux nombreuses informations récoltées sur lui – qu’il ne parte pas et capter son attention le plus possible, afin de pouvoir lui soutirer en sous-main le plus d’informations personnelles tout en l’exposant à un grand nombre de publicités. L’utilisateur·rice se trouve à la merci du développeur. Capter au mieux l’attention fait l’objet d’une quasi-science dont le but d’exploiter les vulnérabilités de la psychologie humaine, voir les témoignages des anciens cadres de Facebook : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/12/d-anciens-cadres-de-facebook-expriment-leur-culpabilite-d-avoir-contribue-a-son-succes_5228538_4408996.html, et les conseils que Facebook donne aux annonceurs pour capter l’attention : https://www.facebook.com/business/news/insights/capturing-attention-feed-video-creative. Sur Nextflix (qui est en « compétition avec le sommeil » selon son PDG) voir https://www.francetvinfo.fr/culture/series/netflix/enquete-franceinfo-comment-netflix-sy-prend-pour-nous-rendre-accros_3189939.html ou plus ludique https://www.youtube.com/watch?v=JV6NxURy3H4.

De l’autre côté, les alternatives open sources développées souvent de manière bénévole ou sur la base de dons volontaires, elles manifestent généralement un souci moins poussé de l’interface (là où les logiciels privateurs dépensent des millions pour qu’elle soit la plus accrocheuse possible) et sont davantage conçues comme des outils afin de permettre l’usage le plus varié et efficace possible, de sorte que chacun et chacune puisse y trouver son compte et bidouiller un peu si besoin, ceci nécessite en conséquence de prendre le temps de se plonger dans les paramètres pour les ajuster à son usage.

On touche sans doute l’une des raisons de la relative faible diffusion des alternatives open sources auprès d’un large public. Il est plus facile de tout continuer comme avant, de ne pas questionner son usage d’internet (alors même que celui-ci occupe une place de premier plan dans nos vies) et d’utiliser les services qu’on a toujours utilisés et qui nous semblent presque naturels, à la condition toutefois d’éviter de penser à ce que deviennent nos données personnelles.

D’autres facteurs entrent en jeu également : comme le fait que les GAFAM compliquent délibérément la compatibilité avec des alternatives libres (Word avec le format .odt, Google avec Mozilla : https://www.zdnet.fr/actualites/un-ancien-cadre-de-mozilla-accuse-google-a-sabote-firefox-pendant-des-annees-39883529.htm), ainsi que le lobbying intense qu’ils pratiquent : Google est une des entreprises les plus présentes à Bruxelles, tandis que Microsoft pèse de tout son poids pour que son système d’exploitation soit utilisé dans les écoles (https://www.humanite.fr/petits-fours-hotesses-et-logiciels-un-lobbying-tres-bien-rode-593380) [alors que si l’Éducation nationale tenait vraiment à faire des économies, depuis longtemps tous les établissements scolaires devraient tourner sous Linux, système d’exploitation qui, en plus d’être gratuit, est le plus à même de permettre une véritable éducation numérique (invite de commande etc.), là ou Windows10 infantilise l’utilisateur·rice en décidant un certain nombre de choses pour lui, tout en collectant abondamment des données].

C’est avec l'objectif d'agir à ma petite échelle sur cette situation que, en accord avec la logique participative à la base de la culture libre, je me suis attelé à la rédaction de ce guide. Je souhaite préciser que je n’ai aucune compétence propre ou expertise dans ce domaine. Cela fait simplement plusieurs années que je m’intéresse à ce sujet et je me suis rendu compte qu’au fil du temps, j’avais mis en place un certain nombre de pratiques en vue de limiter l’emprise de logiciels privateurs, pratiques qu’il pourrait être utile de diffuser et ainsi économiser à d’autres les longues heures de recherches, de lectures et d’essais. À l’occasion de la réalisation de ce mémo, j’ai été amené à approfondir encore davantage le sujet et à compléter mes connaissances.

Mener ces démarches à toutefois un coût en termes de temps. Il faut trouver des informations sur les alternatives libres, comparer et choisir entre les différentes solutions possibles, se créer un nouveau compte, paramétrer les logiciels, à cela s’ajoute le temps d’adaptation lié aux habitudes acquises auparavant, et parfois la nécessité de compléter ses connaissances en informatique. C’est la contrepartie pour utiliser des technologies libres, sans publicités, qui ne vous espionnent pas et que vous pouvez pleinement vous appropriez, et ainsi accéder à une certaine indépendance numérique. Il ne semble pas déraisonnable de consacrer une après-midi ou une journée pour dégoogliser votre rapport à internet.

Concrètement, l’enjeu primordial de ce mémo est de se passer de Google. Sur ordinateur, cela suppose de ne pas utiliser Chrome, ni aucun service Google (du moins directement), de même sur Android, avec la contrainte supplémentaire de ne plus passer par le Play Store. Je me suis permis à la fin de partager certains usages liés à des domaines variés (cartographie, météo, téléchargement, podcast, etc.) sur lesquels je me suis plus particulièrement penché, afin de donner un aperçu de la richesse d’internet en dehors de Youtube, Amazon, Netflix, Google Maps... Les solutions que j’ai jugées à la fois les plus importantes et les plus simples à mettre en œuvre sont indiquées en gras.

 

#### Internet

      *Navigateur web :

  • Mozilla Firefox : il présente l’avantage par rapport à Chrome d’être un projet open-source offrant une personnalisation poussée et permettant de limiter les données collectées lorsque vous naviguez sur internet. Firefox peut (doit) être utilisé aussi sur smartphone, pour l’essentiel, les fonctionnalités sont les mêmes, c’est un moyen très facile d’avoir accès à un excellent bloqueur de pub sur téléphone.

  • Tor browser : basé sur Firefox, si vous êtes particulièrement soucieux·euse de naviguer de manière anonyme, sachant que son utilisation peut se révéler contraignante, certaines fonctionnalités ne sont pas accessible depuis Tor (édition des pages Wikipedia, Flash Player est désactivé par défaut...), et le fait de passer par le réseau d’anonymisation Tor ralentit la connexion.

  • Iridium browser et Brave : deux navigateurs basés sur la version open source de Chrome (Chromium) et orientés vers le respect de la vie privée (blocage des pisteurs et désactivation des fonctionnalités les plus problématiques de Chrome). Ils sont compatibles avec le Chrome Web Store.

     

      *Paramétrages de Firefox :

  • Dans Accueil → modifier la page d’accueil et celle des nouvels onglets soit par celle du moteur de recherche, soit par une page vide.

  • Sur ordi :

      • Préférences → vie privée et sécurité → personnalisé : bloquer tous les cookies tiers et le contenu utilisé pour le pistage

      • + facultatif : supprimer les cookies à la fermeture de Firefox (en cochant cette option, il faudra vous reconnecter à toutes vos sessions lors de la réouverture de Firefox, il peut être utile d’ajouter manuellement des permissions, par ex pour le moteur de recherche Startpage, Whatsapp web, Deezer, etc.).

      • Si vous avez beaucoup de mots de passes enregistrés dans Firefox, il est recommandé d’« utiliser un mot de passe principal ». 

  • Sur smartphone : dans « Vie privée », activer « Ne pas me pister » et Cookies → « Autorisés, sauf cookies tiers ».

    (Pour des paramètres plus poussés : https://restoreprivacy.com/firefox-privacy/).

 

      *Extensions:

  • uBlock Origin (https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/ublock-origin/?src=search, disponible aussi sur Chrome) : indispensable, à préférer à Adblock plus qui, bien qu’il reste le bloqueur de pub le plus utilisé, à passer des accords financiers avec des grands groupes (comme Google) afin que ceux-ci figurent par défaut dans la liste blanche.

  • Https everywhere.

  • Decentraleyes (https://pypo.eu/fiche-decentraleyes/).

  • Chameleon, ou User-Agent Switcher : pour brouiller l’empreinte digitale de votre navigateur (c’est-à-dire l’ensemble des informations fournies par votre navigateur qui permettent de vous identifier de façon quasiment unique). Vous pouvez vous faire ici https://amiunique.org/fp (les pourcentages sont peu fiables) et ici https://www.deviceinfo.me/ une idée des informations transmises par votre navigateur à chaque fois qu’il se connecte à un site internet.

  • Leechblock NG : permet de définir un temps d’utilisation pour certains sites et ainsi d’éviter de se « perdre » parfois sur Yotube, Twitter ou autres sites conçus pour capter notre attention.

     

      *Moteur de recherche :

  • Startapage : le moins déroutant pour un·e utilisateur·rice lambda. Il se contente d’afficher les résultats Google à travers un proxy pour ne pas dévoiler votre adresse IP et n’utilise pas de cookie de suivi. Il n’est cependant pas disponible dans les moteurs de recherche par défaut proposé par Firefox, il faut donc l’ajouter manuellement.

      • Sur ordi, se rendre sur https://startpage.com/, cliquer sur les trois points petits points à côté de l’url et cliquer sur « Ajouter ce moteur de recherche ». Il faut ensuite aller dans Préférences → Recherche → Moteur de recherche par défaut et le sélectionner. Il est également possible d’ajouter l’add-on Startpage.

        Sur la page startpage.com, vous pouvez facilement le configurer en cliquant sur « Paramètres » (pour que ceux-ci soient sauvegarder d’une sessions Firefox à l’autre il est nécessaire d’ajouter le site https://startpage.com/ à l’option « Supprimer les cookies et les données des sites à la fermeture de Firefox » si celle-ci est activée).

      • Sur smartphone, se rendre sur https://startpage.com/, restez appuyé sur le champ de recherche et sélectionné « Ajouter ce moteur », et ensuite le définir comme moteur par défaut dans les paramètres.

  • Searx (https://searx.laquadrature.net/) : moteur de recherche libre et décentralisé. Pour l’ajouter, la marche à suivre est la même que pour Startpage. Si les résultats en provenance de Google sont bloqués, il faut aller dans Préférences → Moteurs, désactiver Google et activer Startpage.

  • Duckduckgo : moteur qui agrège les résultats de différents moteurs de recherche sans stocker d’informations personnelles et qui ne personnalise donc pas ses recherches selon les utilisateur·rice·s.

  • MetaGer : sensiblement le même principe de fonctionnement, mais situé en Allemagne.

  • Qwant : moteur de recherche français qui ne trace pas les utilisateur·rice·s.

  • Lilo : métamoteur de rechercher et service de messagerie français, 50 % des revenus publicitaires générées sont reversées à un projet choisi par l’ utilisateur·rice (ce qui suppose de désactiver le bloqueur de pubs).

Vous pouvez trouver des informations complémentaires ici : https://pypo.eu/solutions/recherche-privee/quels-moteurs-de-recherche-respectent-ma-vie-privee/, il faut mentionner que Startpage a été racheté en septembre 2019 par l’entreprise publicitaire System1 (https://restoreprivacy.com/startpage-system1-privacy-one-group/).

 

      *Mail :

  • Se créer un compte chez un service de messagerie sécurisée, open-source, et non situé aux États-Unis, notamment :

      • Tutanota : situé en Allemagne , 1 Go

      • Protonmail : situé en Suisse, 500 Mo

  • L’espace de stockage avec un compte gratuit est restreint, ce qui à moins d’être un très gros utilisateur n’est pas très dérangeant, cela suppose cependant de supprimer de temps en temps les mails avec des pièces jointes lourdes, un geste écologique par ailleurs. L’avantage est que ces services sont encore peu utilisés, il y a donc un large choix d’adresses électroniques disponibles.

  • Pour continuer à avoir accès aux mails de son compte Gmail/Hotmail/Yahoo, il est possible de très facilement configurer celui-ci afin de rediriger ses mails vers la nouvelle adresse. Sur le marche à suivre pour Gmail : https://support.google.com/mail/answer/10957?hl=fr. Une autre solution est d’utiliser Thunderbird (client de messagerie de Mozilla), afin de ne pas se connecter « directement » à Gmail, Outlook, Yahoo, etc.

 

      *Transfert de fichier :

 

      *Visioconférence, appels vidéos :

  • Jitsi Meet : application libre (créée initialement au sein d’un laboratoire de l’université de Strasbourg), qui ne nécessite pas de créer un compte, disponible aussi sur smartphone.

 

      *Éditeur de texte/tableur en ligne, formulaire en ligne, etc. :

  • Framapad, Framacalc, Framaforms, Framadate… en bref toute la suite Framasoft.

 

      *Cloud, notes synchronisables, etc. :

  • Nextcloud : https://nextcloud.com/signup/ → change provider, vous pouvez choisir l’hébergeur souhaité, en fonction de la proximité des serveurs, l’espace gratuit disponible, et les services annexes (calendrier, notes, etc.). Parmi les hébergeurs français alternatifs, il y a Zaclys (https://www.zaclys.com/cloud/) avec 1 Go de stockage. Il existe également une application mobile, l’ensemble constitue une très bonne alternative à Google drive.

 

      *Remarque :

  • Pour aller sur Facebook, Gmail, ou tout autre service susceptible de vous tracer, il est préférable d’y accéder à partir d’un onglet de navigation privée de Firefox.

 

#### Sur Android

L’enjeu principal sur Android est de réussir à se passer du Play Store afin de pouvoir supprimer son compte Google. C’est une étape un peu complexe mais qui est primordiale.

  • Il faut tout d’abord installer le magasin d’applications libres F-Droid. Si linterface et la fonction recherche pourraient être améliorées, F-Droid à l’avantage de permettre de télécharger tout un tas d’applications libres dont certaines ne sont pas disponibles dans le Play Store, soit par choix, soit à cause de la politique restrictive du Play Store (comme pour Blokada), ou bien qui peuvent être sur le Play Store mais payantes (OsmAnd). Par la suite, il sera précisé entre parenthèses quand une application pourra être téléchargée depuis F-Droid.

  • F-Droid est téléchargeable ici : https://f-droid.org/. Le navigateur télécharge le paquet Fdroid.apk, qu’il faut ouvrir (soit en cliquant sur la notification indiquant que le téléchargement est terminé, soit en vous rendant dans le dossier dans le lequel vos téléchargements sont enregistrés, soit dans Firefox : Outils → Téléchargements). Il peut être nécessaire d’autoriser l’installation depuis une source inconnue dans les paramètres du téléphone afin que l’installation puisse commencer (l’application F-droid est absolument sûre, il n’y aucune crainte à avoir). Le premier lancement prend du temps, le temps de télécharger l’annuaire des applications. Pour plus de détails, voir http://blog.liberetonordi.com/index.php?post/app-F-Droid.

  • Une fois installé F-Droid, il est possible de télécharger Aurora Store, qui permet de télécharger les applications du Play Store sans aucun compte Google, la seule limite est qu’Aurora ne permet pas de télécharger des applications payantes. Lancez Aurora et choisissez « Anonyme ». Par défaut, les applications ne se mettent pas à jour automatiquement, vous pouvez soit décider d’activer cette option dans les paramètres, soit vous contenter de mettre à jour manuellement seulement les applications qui vous intéressent quand vous le souhaitez.

  • Vous pouvez alors supprimer le compte Google de votre téléphone : https://support.google.com/android/answer/7664951?hl=fr. [Sur Xiaomi : Autres comptes → Google → Plus → Supprimer le compte]. NB : Cela ne supprime pas le compte en lui-même, mais l’association entre le compte et le téléphone.

 

      *Ne pas utiliser la suite d’applications Google, notamment :

  • Utiliser Firefox plutôt que Chrome

  • Newpipe (F-Droid) client Youtube sans pub (ou regarder les vidéos Youtube depuis Firefox).

  • K-9 mail (F-Droid / Play Store) ou Fairemail (F-Droid / Play Store) pour les mails, ou bien directement l’application Tutanota (F-Droid / Play Store) / Protonmail (Play Store).

  • Nextcloud plutôt que Drive.

  • Désactiver l’assistant Google.

  • GApps Browser (F-Droid) : application qui permet d’accéder à l’ensemble des services Google via un « bac à sable » pour les isoler.

Si les applications Google (ainsi que celles rajoutées par le constructeur) ne peuvent pas être supprimées, elles peuvent normalement être désactivées depuis les paramètres du téléphone.

 

      *Cartographie :

  • En complément de Google Maps, Osmand+ dont les cartes sont bien plus riches (basées sur openstreetmap) : figurés plus variées, pictogrammes indiquant les points d’eau et les bancs, sentiers piétons, etc. L’application est à 14€99 depuis le Play Store, mais gratuite à partir de F-Droid (avec en plus l’abonnement à Osmand Live).

    Limites : 1/ pour consulter une carte, il faut l’avoir téléchargée auparavant, 2/ la fonction recherche reste en dessous de celle proposé par Google Maps, 3/ il n’y pas d’équivalent à Google street view [pour être exact, Mapillary – entreprise suédoise – propose un service similaire basé sur un modèle participatif mais celui-ci est beaucoup moins fourni que celui de Google].

 

      *Clavier :

  • Si vous commencez à devenir un peu parano et que vous vous dites que le clavier est une application particulièrement sensible, une très bonne alternative à Gboard ou au clavier installé par le constructeur est OpenBoard (F-Droid / Play Store).

    NB : Il est probable que la paranoïa soit en fait l’attitude la plus rationnelle au vu des récents scandales concernant les GAFAM.

 

      *Bloqueur de pubs :

  • Blokada (uniquement sur F-Droid) : si j’ai bien compris, l’appli crée un VPN local qui filtre les traqueurs et publicités, vous pouvez l’activer de manière ponctuelle ou alors le laisser tourner en arrière-plan, selon vos besoins. Cela permet de bloquer les publicités au sein des applications.

 

      *Messagerie cryptée :

  • Signal (F-Droid / Play Store) ou Wire : recommandées par Snowden. Whatsapp a été mis en demeure en 2017 par la CNIL pour transfert illégal de données personnelles vers sa maison mère Facebook sans consentement des utilisateurs.

 

      *Autres applications libres en vrac :

  • Exodus Privacy (F-Droid / Play Store) permet de voir les pisteurs intégrés dans vos applications et permissions embarquées. Exemple avancé par la Quadrature du Net : « l’application Pregnancy + (900 000 avis sur le Play Store) récolte les informations privées de l’enfant à naître (afin d’accompagner les parents dans la naissance) et les transmet à Facebook (semaine de grossesse et mois de naissance attendu). Sur son site, l’application explique simplement transmettre à des tiers certaines données pour assurer le bon fonctionnement du service… Grâce à Pregnancy +, votre enfant a déjà son compte Facebook avant même d’être né !».

  • Frost : client Facebook très bien conçu.

  • Twidere : client Twitter.

  • Material Files: gestionnaire de fichiers.

  • AntennaPod : lecteur de podcast (pour télécharger les podcasts de Radio France, il faut aller dans dans Recherche avancée → Chercher sur gpodder.net, sinon il faut les ajouter manuellement à partir du flux rss).

  • Transistor : il faut ajouter soi-même les flux radio (vous trouverez la plupart des liens pour les radios françaises ici : https://doc.ubuntu-fr.org/liste_radio_france).

  • Transportr : recherche d’itinéraires en transport en commun.

  • Open Camera

  • Nextcloud Notes

  • La suite « Simple mobile tools » (dont les versions Pro sont disponibles gratuitement sur F-Droid) : Simple Gallery Pro, Simple music, Simple Calendar Pro, Simple camera, Simple contacts, Simple calculatrice, etc.

  • MuPDF mini / Pdf Viewer Plus

  • VLC

  • Tasks.org / OpenTasks

  • Sokoban (casse-têtes japonais)

  • Tachiyomi (lecteur de scans de manga) : téléchargez une source dans Extensions, puis activez là dans Catalogues → Paramètres.

  • Music / Music Player Go

  • OpenFoodFacts

  • Lanceur d’applications : Bliss Launcher ou Essential Launcher

 

#### Système d’exploitation

La limite à toutes les démarches proposées ci-dessus, c’est qu’à partir du moment où vous utilisez un ordinateur Windows, un téléphone sous Android, ou des appareils Apple, le vers est déjà au cœur du fruit et on ne peut que tenter de contenir laborieusement la fuite de nos données personnelles. La solution radicale est d’opter pour un système d’exploitation libre :

  • Ubuntu : distribution Linux la plus populaire, avec une communauté importante et une documentation très riche, son installation est relativement aisée et à l’usage elle fait du très bon travail, le plus dur est sûrement de se défaire de ses anciennes – et souvent mauvaises – habitudes. Personnellement, j’ai eu du mal à faire une croix sur Word, pourtant LibreOffice ne présente pas moins de fonctions, mais je trouve l’interface moins bien organisée, c’est sans doute en grande partie encore une fois une question d’habitude.

    Si vous avez de la place sur votre disque dur, il est possible de faire cohabiter Ubuntu à côté de Mac ou Windows. Pour information, si Windows a rendu gratuite la mise à jour vers Windows 10 (alors que la licence coûte 145€), c’est qu’il a changé de modèle économique et s’est reconverti en partie dans la collecte de données personnelles. Si vous continuez à utiliser Windows, renseignez vous sur les paramètres à configurer pour limiter cette collecte.

  • Sur mobile, bien qu’Android soit basé sur le noyau Linux, il existe très peu de roms véritablement open sources. La principale est LineageOS, et sa variante Havoc OS. Mais la liste des appareils compatibles est limitée, notamment pour les appareils les plus récents. Si votre téléphone est dans la liste des appareils supportés (https://wiki.lineageos.org/devices/) ou si vous trouvez une version unofficial, et si vous vous sentez de franchir le pas, allez-y, la rom est vraiment sympa.

    Un possible pis-aller est de rooter son téléphone, ce qui permet d’obtenir les droits de super utilisateur. L’opération est un peu technique, mais il y a de nombreux tutoriels sur internet. Selon le constructeur, il peut être nécessaire de débloquer le téléphone auparavant en faisant une demande sur le site officiel du constructeur. Toutes les informations nécessaires sont disponibles sur internet. Cela suppose aussi de sauvegarder toutes ses données, qui seront supprimées. Une fois votre téléphone rooté, vous pourrez supprimer définitivement les applis Google et autres paquets indésirables (j’avais trouvé ainsi un paquet Pages Jaunes et un paquet Facebook, alors que je n’avais téléchargé aucune de ces applications), installer le bloqueur de pubs AdAway, et facilement faire des sauvegardes complètes de votre téléphone.

 

#### Bonus : quelques recommandations personnelles

      *Podcasts :

  • Les pieds sur terre : 30 minutes d’histoires vécues racontées par une ou plusieurs personnes autour d’un même thème.

  • Secrets d’info : enquêtes de la cellule investigation de Radio France.

  • Les Nuits de France Culture : rediffusions nocturnes des anciennes émissions de France Culture. Il y a de véritables pépites, comme des conférences ou interviews avec Bourdieu, Barthes, Aragon, Césaire, des documentaires audios (Sur les docks, Nuits magnétiques), des lectures de livres... J’ai un faible en ce moment pour « Soyez témoins », une émission des années 50 où ils invitaient des personnes ayant été témoins des grands événements du début du siècle (incendie du bazar de la charité, premier tour de France, inauguration de Deauville) pour raconter leurs souvenirs.

  • Concordance des temps : émission souvent de bonne qualité.

  • Arte Radio : de très bons podcasts.

  • La compagnie des œuvres / Toute une vie.

 

      *Library genesis :

  • Nombreux livres disponibles, notamment universitaires mais également des romans (http://93.174.95.27/).

 

      *OpenAndroMaps et cartes IGN avec OruxMaps (un bijou) :

  • Les cartes de Google maps sont assez pauvres en information, si elles remplissent parfaitement leur rôle pour trouver un restaurant ou s’orienter en voiture, elles montrent très rapidement leurs limites pour les activités de plein air : peu de chemins piétons ou de pistes cyclables sont indiqués, les figurés ne permettent pas de connaître le type de revêtements de la toute, ni d’estimer le dénivelé... d’où l’intérêt des fonds de carte OpenAndoMaps (basés sur OpenStreetMap). Un exemple des rendus différents sur Google maps, OsmAnd et OpenAndroMaps : 

Comparaison de Google Maps, OsmAnd et OruxMaps Comparaison de Google Maps, OsmAnd et OruxMaps

 

  • Téléchargez Orux maps : l’appli est payante sur le Play Store (3€89) mais gratuite en téléchargement direct depuis leur site (https://www.oruxmaps.com/cs/en/more/downloads, cliquer sur « Current version »).

    Une fois installée, quelques conseils de paramétrages : Options globales → Boutons → Désactiver la vibration ; « Barre des boutons » permet de personnaliser les icônes sur les côtés et « Tableau de bord » permet de configurer la barre du bas. Vous pouvez voir sur la capture d’écran plus haut comment je les ai configurées en fonction de mes besoins.

  • Si vous vous rendez dans l’icône Carte de la barre du haut, et cliquez sur « Nouvelle carte », puis dans Online → Couches → World, vous pourrez voir déjà un certain nombre de fonds de carte préchargés.

  • Les fonds de carte OpenAndroMaps ne sont accessibles qu’offline, il faut donc les avoir téléchargés auparavant. La France est divisée en deux fichiers, france_north et franc_south d’1,4 Go chacun, ce qui est assez volumineux, mais lors d’excursions dans la nature, il est beaucoup plus prudent d’avoir des cartes téléchargés au cas où le réseau ne passe plus et afin d’économiser de la batterie.

  • Vous pouvez télécharger les fonds de carte OpenAndroMaps ici : https://www.openandromaps.org/en/downloads/europe, appuyez sur le +, et sélectionnez « Android Install on: Orux Map + Pois ». Normalement, si le téléchargement s’est bien déroulé, la carte est disponible dans l’onglet carte, Offline.

  • Deux étapes sont encore nécessaires pour tirer pleinement parti d’Orux Maps. Il faut télécharger un thème de carte, qui permettra de spécifier les figurés à afficher selon que vous l’utilisez pour de la randonnée, du cyclisme ou du VTT. Ici : https://www.openandromaps.org/en/legend/elevate-mountain-hike-theme (sur cette même page, vous pouvez trouver une légende pour les cartes), « Elevate 4 » → Quick install on Android → OruxMaps.

    Ensuite dans l’application : icône carte → Réglages carte (avec la clé à molette) → Thème Mapsforge → choisir Elevate, puis dans Réglage thème Mapsforge → cliquer sur « Style de carte » pour choisir l’option souhaitée (randonnée, cyclisme...).

    Enfin, pour pouvoir calculer des itinéraires (en ligne et hors ligne), il faut télécharger BRouter (F-Droid / Play Store) : Download manager → Sélectionner la zone souhaitée (ne pas quitter l’application pendant le téléchargement). On peut utiliser aussi Graphopper. Pour créer un itinéraire, ou bien vous restez appuyé sur un point de la carte et sélectionnez ensuite « Dirigez vers », ou bien à partir du ‘‘Panneau avec une flèche’’ dans la barre du haut → Outils Trace/Route → Chercher Route (je vous conseille de l’ajouter à votre barre de boutons).

  • BONUS : il est également possible d’avoir accès aux cartes et prises aériennes IGN. Allez dans l’icône Carte → Nouvelle carte → cliquez sur le + en haut → WMTS MAP → complétez le lien comme suit : https://wxs.ign.fr/pratique/geoportail/wmts, cocher https → appuyer sur OK → sélectionnez « Cartes IGN » → donnez un nom de la carte (par ex « Cartes IGN ») et validez l’ensemble. Vous pouvez recommencer l’opération en sélectionnant « Photographies aériennes » au lieu de « Cartes IGN ». Les phonographies aériennes de l’IGN sont bien souvent plus précises et de meilleure qualité que les vues satellite de Google Maps. Maintenant vos deux nouveaux fonds de carte sont disponibles dans : Nouvelle carte → Online → WMTS.

    Si besoin, vous pouvez télécharger une zone précise des cartes IGN (avant une rando par exemple) dans l’icône Carte → Outils carte → Créateur de carte. Vous devez ensuite sélectionner les couches que vous souhaitez télécharger (ce qui correspond en gros au niveau de zoom), la couche 14 correspond aux cartes aux 1/25000e, si vous souhaitez pouvoir dézoomer un peu sélectionnez les couches de 10 à 14. C’est bon, vous pouvez maintenant retrouver votre carte dans les cartes offlines.

  • Si besoin, le manuel complet de OruxMaps : http://www.oruxmaps.com/oruxmapsmanual_fr.pdf

 

      *Itinéraires et informations sur des randos :

  • Quelques applis ou sites où vous pourrez trouver des itinéraires de randos/balades/sorties vélos, notamment si vous êtes dans une région que vous ne connaissez pas : Wikiloc, Visiorando, Alltrails, C2C. Il est possible depuis le site web de Wikiloc de télécharger facilement une trace au format GPX (télécharger → Fichier → format gpx).

  • Sur le forum https://www.randonner-leger.org/ il y a énormément d’informations sur le matériel, comment préparer ses repas pour une rando de plusieurs jours, des récits de randos par récifs, etc.

 

      *Météo :

  • Windguru : le plus complet (précipitations, direction du vent, rafales, etc.), plusieurs modèles de prévision dont Arome 1,3km (précis au km près).

  • Windfinder : plus esthétique que le précédent mais moins fourni, deux modèles : Prévisions à 7j et Superforecast à 3j.

  • Infoclimat (appli également disponible sur Play Store / Aurora Store) : site associatif proposant de nombreuses cartes interactives.

  • Ventusky : cartes interactives jolies.

 

      *Téléchargement :

  • Le P2P : c’est très bien, en particulier pour les contenus rares ou de niche, mais ça fait quelques années (depuis que j’ai reçu un courrier d’Hadopi) que je ne l’utilise plus, donc je n’ai pas grand-chose à conseiller.

  • Le téléchargement direct : la première étape est de se doter d’un bon gestionnaire de téléchargements, c’est-à-dire un gestionnaire libre, en l’occurrence Jdownloader, disponible sur Mac, Windows, Linux. Il permet de gérer facilement les téléchargements (mettre sur pause et reprendre, décompresser, limiter la vitesse, etc.) et lorsque vous copiez un lien, il va inspecter la page pour trouver tous les liens téléchargeables qu’elle contient, en indiquant si les liens sont encore valides ou non (c’est très utile par exemple si vous souhaitez télécharger une série de 12 épisodes et que pour chaque épisode 5 liens vers des hébergeurs différents sont proposés).

    Où trouver des liens pour télécharger ? Le subreddit /MEGAlinks contenait un répertoire important de liens MEGA (qui a pris la relève de Megaupload), mais il a été fermé. Heureusement, comme toujours, des copies ont été faites, vous pouvez les trouver sur snahp.it et sur megadb.tweakly.net. Ce sont surtout des films et séries en anglais, mais qui contiennent souvent des sous-titres en anglais et en français. Étant donné que la base de donnée est moins alimentée,il n’y a pas toujours les dernières saisons, séries, films, mais c’est redoutablement efficace pour télécharger, par exemple, les 5 saisons de The Wire en 1080p BluRay x265, de même pour The Office.

      *Apprentissage :

  • Anki est un logiciel très efficace pour apprendre et retenir des informations. Le principe de base est le suivant : l’utilisateur·rice crée des flashcards avec par défaut deux champs, recto et verso. Par la suite, l’application lui montre le recto et il devra retrouver le verso. Il/Elle indique alors si cela lui a été difficile, normal ou facile, ce qui définit le délai sous lequel la carte lui sera à nouveau reproposée. Cela marche vraiment bien pour apprendre du vocabulaire ou de la géographie (départements français, pays du monde...). L’application n’est pas forcément très « intuitive » lors des premières utilisations, mais elle est extrêmement bien pensée et puissante, si besoin, on peut se référer au manuel qui est très fourni (https://apps.ankiweb.net/docs/manual.fr.html).

      *Rétrogaming :

  • Il est très facile de monter une console de rétrogaming à partir d’un Raspberry. Il suffit pour cela d’acheter un Raspberry (40€), de se procurer des manettes USB, un câble HDMI, un carte SD, on installe recalbox sur la carte SD et voilà vous pouvez maintenant émuler les principales consoles jusqu’à la PS1 et rejouer aux jeux de votre enfance.


 

*Ressources diverses :

 

Si vous souhaitez des informations plus précises sur un point spécifique ou compléter ce qui a été dit, n’hésitez pas à me contacter. Si ce tutoriel vous a plu, ou si vous êtes convaincu que le logiciel libre est essentiel pour un internet plus sain, vous pouvez envisager de faire un don à Framasoft, la Quadrature du Net, ou toute autre initiative pour promouvoir un internet libre.

 

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